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PYRÉNÉES, CHEMINS DE TRAVERSE

QUI est ce pic, ce col, ce couloir, cette brèche ... ?
Profil de la traversée

- Cette "enquête" en cours, entreprise depuis Janvier 2013 devrait aboutir à plus de 300 anthropotoponymes -
- Prenez quelques instants pour lire l'Avant-Propos -

ABADIAS Maladeta,
Vallibierna
  • Le Pic Abadias est situé sur la crête Sud du Pic de la Maladeta.
  • Le 5 août 1902, Ramiro Busquets Codina et les guides José Sayo "Pepe" et Manuel Mir réalisèrent la première ascension de ce pic en atteignant le sommet du Pic de la Maladeta depuis le Col Maudit.
  • En 1988, Juan Buyse appela ce pic du nom d'Abadias dans sa liste des trois mille.
  • Antonio Abadias (1886-1967) "le lion de l'Aneto", gendre de José Sayo "Pepe", fut tenancier du refuge de la Rencluse et auteur de nombreuses ascensions dans le massif.
  • José Antonio Abadias Sayo (1914-1988), petit-fils de José Sayo "Pepe", recueillait les Evadés de France pendant l'occupation allemande de la seconde guerre mondiale malgré la rigueur du régime franquiste. Il administra le premier refuge d'Estos.
  • Par extension, le col situé immédiatement au Nord sur la crête Est parfois appelé Col Abadias.
[Références]
ABADIE-ARLAUD Perdiguero,
Maupas
  • Le Couloir Abadie-Arlaud est situé dans la face Ouest du Pic Lézat.
  • Les 26 et 27 septembre 1927, Pierre Abadie, Jean Arlaud (1896-1938), Jean Cantegril, Elie-Charles Fazeuilles, Gaston Fosset, André Monegier et Jean Pérès réalisèrent la première ascension de ce couloir.
  • En 1969, le nom "Couloir Abadie-Arlaud" est mentionné dans le guide Ollivier "Pyrénées centrales III"
[Références]
ALCUBIERRE Pierre St Martin,
Lescun
Aller à RIERA-ALCUBIERRE (Aiguille Riera-Alcubierre)
ALFRED Maladeta,
Vallibierna
  • Le Col Alfred est situé au Sud de la Forcanada (ou Malh des Pois).
  • Le 1° août 1858, Alfred Tonnellé (1831-1858) franchit ce col avec les guides Pierre Redonnet "Nate" et Antoine Ribis lors de la première ascension de la Forcanada.
    Au Mont Perdu, Alfred Tonnellé rencontra Henry Russell. Celui-ci écrivit plus tard "L'infortuné Tonnellé, qui, s'il avait vécu, serait devenu une des illustrations pyrénéennes, non seulement comme grimpeur, mais ce qui vaut bien mieux, comme écrivain lyrique et passionné."
  • En 1860, Ernest Lambron appela ce col du prénom d'Alfred Tonnellé dans son guide "Les Pyrénées et les eaux thermales sulfurées de Bagnères-de-Luchon".
[Références]
ALLEMAND Arbizon,
La Mongie
Informations complémentaires, probantes et si possible concordantes à rechercher - Fiche à compléter
  • Le Soum du Cot de l'Espade ou Pic Allemand est situé à l'Ouest du Pic des Quatre Termes.
[Références]
ARBEX Tendenera
  • L'Arête Nord de la Peña Roya appelée aussi Arête Arbex est située à l'extrémité Ouest de la Sierra de Tendenera.
  • Le 12 octobre 1974, Pablo Lasala et Carlos Zapata réalisèrent la première ascension de cette arête.
  • Ils dédièrent cette ascension à leur compagnon d'escalade Alfonso Arbex lors d'une réunion du GAME (Grupo de Alta Montaña Español) au lac de Sabocos.
  • En 1983, dans le "Guia del Pirineo Occidental Oscense", Marcos Feliú Dord et Carlos Sainz Varona donnent à cette arête le nom de "Arista Arbex".
[Références]
ARENAS Maladeta,
Vallibierna
Aller à OLIVERAS-ARENAS (Pointe Oliveras-Arenas)
ARGAROT Maladeta,
Vallibierna
  • L'Aiguille Sud-Ouest de Llosas ou Aiguille Argarot est située au Sud-Ouest du Pic d'Aneto.
  • le 24 juillet 1920, Jean Arlaud et Henri Sabadie réalisèrent la première ascension de l'Aiguille Sud-Ouest de Llosas. Jean Arlaud proposa de nommer cette aiguille du surnom du guide Jean Sors "Argarot" (1805-) qui fit notamment le 20 juillet 1842 la première ascension du Pic d'Aneto. [1]
  • En 1945, le nom Aiguille SO de Llosas est encore indiqué sur la cartes Maury au 1/50.000.
[Références]
ARLAUD Bachimala,
Gourgs-Blancs
  • La Tuca de O (pour les espagnols), Pic du Port d'Oo ou Pic Jean Arlaud (pour les français) est situé à l'Est du Pic des Gourgs-Blancs.
  • Avant 1870, Toussaint Lézat aurait réalisé la première ascension du Pic du Port d'Oo [1]. Cette ascension a cependant été considérée douteuse par Henri Béraldi [2].
  • Le 11 août 1881, Henri Brulle et Jean Bazillac avec le guide Célestin Passet en réalisèrent la première (ou seconde) ascension.
  • Le 18 mars 1920, Auguste Alba, Pierre Albrespy, Jean Arlaud (1896-1938), Pierre Burgaud, Jacques Denille, Olivier Lebourg, Roger Martin, Fernand Petit, Jean Pujol, Jean Sabadie et Henri Sabadie fondèrent le Groupe Des Jeunes (GDJ). Jean Arlaud en était "le Patron" absolu [3], le "fétiche" comme l'écrira sévèrement André Armengaud.
  • Le 24 juillet 1938, Jean Arlaud fit une chute mortelle sur la crête Ouest des Gourgs-Blancs en présence de Georges Camp et René Prada.
  • Le 30 mai 1948, les membres du GDJ (Groupe Des Jeunes) proposèrent de rebaptiser le Pic du Port d'Oo situé sur le crête Est des Gourgs-Blancs du nom de Jean Arlaud. .
  • On peut supposer que Jean Arlaud, membre de la Commission de Topographie et de Toponymie Pyrénéenne et signataire de la résolution du 12 mars 1922, ait refusé ce baptême, le sommet n'étant pas anonyme. [4]
  • L'IGN refusa argumentant que ce sommet avait déjà un nom bien connu et indiqua sur le crête Est une pointe anonyme très proche de l'accident à savoir la Pointe Centrale des Gourgs-Blancs [5].
  • En 1953, contre toute logique, le nom Pic Jean Arlaud fut mentionné à l'emplacement du Pic du Port d'Oo dans le guide Armengaud-Comet, à l'opposé du lieu de l'accident et de la pointe anonyme.
  • En 1955, l'IGN ne put qu'entériner cet état de fait en inscrivant la double dénomination "Pic du Port d'Oo ou Pic Jean Arlaud".
  • En conclusion comme l'a écrit Robert Aymard, "Ainsi ce pic ne sera jamais pleinement ni du Port d'Oo, ni Jean Arlaud"
[Références]
ARLAUD Perdiguero,
Maupas
Aller à ABADIE-ARLAUD (Couloir Abadie-Arlaud)
ARLAUD Posets,
Eriste
  • La Brèche de Llardana ou Col Jean Arlaud est située sur l'arête joignant le Pic de Las Espadas au Pic de Llardana (Posets), au SO et au plus près de celui-ci, au pied et au NE se la Tuqueta Roya.
  • Le Couloir Jean Arlaud est situé dans la face NO de cette crête et aboutit au Col Jean Arlaud.
  • Le 5 septembre 1924 [1], Jean Arlaud (1896-1938), Raymond d'Espouy et André Monégier réalisèrent la première ascension de ce couloir.
  • Le 24 juillet 1938, quelques temps avant sa chute mortelle sur la crête des Gourgs-Blancs, montrant du doigt le massif des Posets, Jean Arlaud murmura "le Col Jean Arlaud".
[Références]
ARLAUD-SOURIAC Vignemale
  • Le Couloir Arlaud-Souriac est situé dans le Vignemale entre la face Nord de l'Aiguille des Glaciers et la face Ouest de la Pointe de Chausenque.
  • le 7 ou 10 août 1933 [1], Jean Arlaud (1896-1938), Pierre Souriac et Jean Lescamela [2] réalisèrent première ascension de la pointe de Chaussenque par l'aiguille des glaciers en empruntant ce couloir puis en rejoignant le sommet de l'Aiguille des Glaciers (alors anonyme).
  • En 1965, le nom "Couloir Arlaud-Souriac" est indiqué dans le guide Ollivier
[Références]
ARMENGAUD Bachimala,
Gourgs-Blancs
  • La Pointe Centrale des Gourgs-Blancs ou Tour Armengaud est située sur la crête Ouest du Pic des Gourgs-Blancs.
  • En 1864, Henry Russell et le guide Jean Haurillon [1] atteignirent ce sommet lorsqu'ils réalisèrent la 1° ascension des Gourgs-Blancs en contournant la pointe Ouest [2].
  • Le 24 juillet 1938, Jean Arlaud fit une chute mortelle sur la crête Ouest des Gourgs-Blancs en présence de Georges Camp et René Prada, non loin de la Pointe Centrale [3].
  • En 1988, Juan Buyse baptisa du nom de André Armengaud (1920-1994) cette pointe qui, ironie du sort, aurait dû à plus juste titre porter le nom de Jean Arlaud [3]. Pour comble d'ironie, André Armengaud critiquait ouvertement le GDJ (Groupe Des Jeunes) pour le fétichisme envers son "idole".
[Références]
ASTORG Maladeta,
Vallibierna
  • La Pointe d'Astorg est une des éminences du Pic du Milieu située à mi-distance entre les sommets de l'Aneto et de la Maladeta.
  • A l'origine, le Pic du Milieu [1] ne désignait pas un pic en tant que tel mais la crête s'étendant du Col Maudit [2] au Col du Milieu et présentant l'aspect d'une muraille basse. Les divers pitons qui la hérissent sont le Gendarme Schmidt-Endell [3], le Pic Maudit [2], la Pointe d'Astorg, et le Pic du Milieu (appelé quelques temps Pointe Russell) [4].
  • Le 9 juillet 1901, René d'Astorg (1860-1940) et Henri Brulle avec les guides Célestin Passet et François Bernat-Salles réalisèrent la première ascension de cette pointe.
  • L'année suivante René d'Astorg découvrit avec surprise dans une boutique de Luchon des vues des Monts Maudits avec le Pic du Milieu portant son nom. Cette appellation fut reprise par Louis Le Bondidier en 1905.
  • En 1945, La Pointe d'Astrog est indiqué sur la carte-esquisse au 1/50.000 de Léon Maury. La Pointe Russell en lieu est place du Pic du Milieu y est également indiquée
[Références]
AUDOUBERT Perdiguero,
Maupas
Louis Audoubert a nettement désapprouvé que son nom soit attribué à un sommet.
Voir Avant-propos
[Références]
AUTRICHIEN Ossau
 
  • La Brèche des Autrichiens est située au pied de la Face Nord du Pic du Midi d'Ossau. Mal repérée sur la carte IGN, elle située à quelques mètres au Sud du point coté 2250 [1].
  • Le 30 juillet 1896, cette brèche fut franchie par Henri Brulle et René d'Astorg avec les guides Célestin Passet et François Bernat-Salles lors de la première ascension du Pic du Midi d'Ossau par l'Ouest. Henri Brulle a précisé : "l'endroit est connu des chasseurs d'isards"
  • Le 11 juin 1908, l'autrichien Edmund Gütl (1879-1909) et l'allemand Hans Schmidt [2] suivirent ce même itinéraire sur toute la partie inférieure de la face. Ils le quittèrent avant la vire de l'Embarradère et montèrent directement au sommet. Ils réalisèrent donc la première ascension intégrale par la Face Nord.
  • le 19 août 1908, Jacques Blanchet, Robert Blanchet, E.J. Carrive, Cipriani et Paul Gardères découvrirent un papier imprimé à Vienne à cette brèche. Ils suivirent, avec quelques variantes, l'itinéraire des "autrichiens" dont ils ignoraient l'ascension et appelèrent cette brèche "Brèche des Autrichiens".
[Références]
AUTRICHIEN Vignemale

  • La Cheminée des Autrichiens et située dans la face Nord de la Pique-Longue du Vignemale.
  • Le 8 août 1933, Henri Barrio et Roger Bellocq réalisèrent (en n'utilisant aucun des 30 pitons prévus) la première ascension de la Face Nord de la Pique-Longue du Vignemale ("voie classique").
  • Le 7 juillet 1935, Robert Ollivier, Georges Arruyer et Bernard Fauqué réalisèrent la seconde ascension en créant deux variantes.
  • Le 15 août 1936, les autrichiens Fritz Kasparek (1910-1954) et Sepp (Josef) Brunhuber (1904-1989) [1], croyant faire une première intégrale, réalisèrent la troisième ascension de la Face Nord de la Pique-Longue du Vignemale. Ils ouvrirent cependant une variante, la "Cheminée des Autrichiens" ("Chemin de Vienne" selon Sepp Brunhuber), difficile et exposée en quittant dans la partie médiane l'itinéraire de la seconde ascension.
[Références]
BARRIO Pierre St Martin,
Lescun
  • La Pointe Barrio est une petite pointe au pied de la Petite Aiguille (Aiguille Sud) d'Ansabère située au Sud de la Table des Trois Rois.
  • Le 9 juin 1968, Jean et Pierre Ravier réalisèrent la première ascension de cette pointe.
  • Ils appelèrent cette aiguille du nom de Henri Barrio "Coucou" (1912-1969). Ils ont écrit "De même qu'une rue de LESCUN, une pointe finement sculptée du petit massif d'ANSABE porte le nom de Henri BARRIO, Avant même son ascension, nous l'avions fait figurer en toutes lettres sur le croquis du guide Ollivier Aspe-Ossau de 1960 - p. 34". Ce croquis n°14 intitulé "Versant Sud de la Petite Aiguille d'Ansabère" est signé Pierre Ravier.
[Références]
BARRIO-BELLOCQ Pierre St Martin,
Lescun
Aller à BUTOLLI (Dièdre Butolli)
BAUDRIMONT Gavarnie,
Mont Perdu
  • Deux sommets situés au Nord-Est et à l'Est du Soum de Ramond furent l'objet de querelles dont le pyrénéisme se serait bien passé.[1]. Pour la compréhension on les nommera d'abord Sommet NO et Sommet SE,
  • Le 4 juillet 1872, Henry Russell et Célestin Passet passent la nuit sur une terrasse (peut-être la "terrasse supérieure" de Ramond). Henry Russell l'appela la "Terrasse Belle-Vue".
  • En 1874, la carte de Frantz Schrader ne situe pas ces deux sommets. Par contre, la cote d'altitude 3130 correspond à l'Epaule d'Esparets. [2]
  • le 5 août 1890, Henri Brulle (avec probablement Roger De Monts, Célestin Passet et François Bernat-Salles) passe à l'Epaule d'Esparets "C'est la fin de l'arête rocheuse".
  • En 1914, la carte de Frantz Schrader indique la cote d'altitude 3070 (précédemment 3130) correspondant à l'Epaule d'Esparets. Il indique une éminence cotée 3089 correspondant au Sommet NO et une éminence cotée 3018 correspondant au Sommet SE. [2]
  • Le 7 septembre 1931, Jean Arlaud atteint le Sommet SE (coté 3018 sur la carte Schrader) par de Sud-Ouest. Il y trouve un cairn, ce sommet avait donc déjà été gravi. De là, il monte au Soum de Ramond.
  • En 1967, Henri Baudrimont publia (Edition des Amis du Musée Pyrénéen) une carte "Arasas" sur laquelle sont situés ces sommets certes anonymes mais avec leur altitude : Épaule Est du Mont Perdu 3077m, au Nord-Est du Soum de Ramond 3045m, à l'Est du Soum de Ramond 3026m [2]
  • En 1988, La Fédération Aragonaise de Montagne ayant donné les noms de Alberto Rabada et Ernesto Navarro à ces sommets anonymes, un groupe de montagnards décide pour le 25° anniversaire de leur mort à l'Eiger de placer une plaque en marbre au nom de Alberto Rabada sur le sommet NO et de Ernesto Navarro sur le sommet SE.
  • En même temps, Juan Buyse, considérant ces sommets encore anonymes, les baptisa Pic Baudrimont le Sommet NO et Pic inférieur Baudrimont le Sommet SE invoquant le fait que Henri Baudrimont, géographe et membre de "l'Equipe des trois mille", avait fait ressortir ces sommets de l'oubli.
  • De vives réactions ne se sont pas faites attendre tant de la part de montagnards outrés par cette "appropriation" de sommets que de celle de Juan Buyse dont les noms de baptêmes, voire le principe même, ne faisaient pas l'unanimité. [1]
  • En 1997, la carte au 1/25.000 n°146-IV du CNIG de l'IGN espagnol était totalement muette sur les noms de ces sommets et n'indiquait que les altitudes correspondant à l'Epaule d'Esparets et au sommet NO.
  • En Février 1998, dans la Revue Pyrénéenne, Marc Jusnel fait le récit de la première ascension par les cordées Jean et Pierre Ravier, Marc et Pierre Jusnel du Mont Perdu par la Face Sud le 13 août 1997. Ce récit sera publié en août 2001 dans le revue Muntanya. S'inspirant de la "Terrasse Belle-Vue" de Henry Russell, Marc Jusnel indique Pic de Bellavista N pour le Sommet NO et Pic de Bellavista S pour le Sommet SE.
  • En 2000, est édité par le Parc National espagnol une carte au 1/25.000 de très bonne qualité et un guide "Ordesa y Monte perdido". Sur cette carte apparaissent à coté des noms espagnols, les toponymes aragonais. L'Epaule d'Esparets (Epaule E du Mont Perdu) y est appelée Repunta de las Neberas. Le Sommet NO y est appelé Mallo Tormosa / Punta Rabada. Le Sommet SE y est appelé Punta Tormosa / Punta Navarro.
  • En 2006, la carte au 1/25.000 n°146-IV du CNIG de l'IGN espagnol indiquait Repunta de las Neveras (le "v" remplaçant de "b") pour l'Epaule d'Esparets, Mallo Tormosa pour le Sommet NO et aucun nom pour le Sommet SE (altitude 3023).
  • En février 2015, la carte du Portail SIGNA de l'IGN espagnol confirme les indications de la carte 2006 au 1/25.000 n°146-IV du CNIG de l'IGN espagnol à savoir Repunta de las Neveras pour l'Epaule d'Esparets, Mallo Tormosa pour le Sommet NO et aucun nom pour le Sommet SE (altitude 3023).
  • A suivre ...
[Références]
BAZILLAC Gavarnie,
Mont Perdu
  • La Picalayuala (pour les Aragonais) ou Pic entre les Brèches (pour les Français), appelé par la suite Pointe Bazillac (Pico Bazillac, Pic Bazillac) est situé entre la Brèche de Roland et la Fausse Brèche.
  • Le 3 août 1887, la première ascension de ce pic fut réalisée par Jean Bazillac (1857-1928) et le guide Célestin Passet.
    Jean Bazillac en réalisa la seconde ascension l'année suivante avec le guide Henri Passet, Roger De Monts et William Viennot. Cette même année 1888, la troisième ascension fut réalisée par Henri Brulle et Célestin Passet.
  • En 1902, Henri Béraldi cite ces ascensions mais ne fait pas pour le sommet mention d'une appellation "Bazillac".
  • En 1920, Pierre Soubiron quant à lui indique dans son guide "Pic Bazillac"
[Références]
BELLOCQ Pierre St Martin,
Lescun
Aller à BUTOLLI (Dièdre Butolli)
BELLOCQ-CAZANAVE-TREY Pierre St Martin,
Lescun
  • Le Couloir Bellocq-Cazanave-Trey ou Couloir BCT est le couloir Sud-Ouest de la brèche occidentale de la Petite Aiguille (Aiguille Sud) d'Ansabère située au Sud de la Table des Trois Rois.
  • En août 1935, Robert Bellocq "Bobby", Henri Cazanave-Nebout "Caza" (1907-1996) et Roger Trey réalisèrent la première ascension de la Petite Aiguille d'Ansabère par ce couloir.
  • le nom "Couloir Bellocq-Cazanave-Trey" est mentionné dans le guide Ollivier "Pyrénées occidentales I, Aspe et Ossau" de 1960.
[Références]
BERALDI Balaïtous
 
  • La Vire Béraldi est située sur la flanc nord du Balaïtous entre la Brèche Peitier-Hossard [1] et la Brèche des Isards.
  • Le 3 août 1825 après l'ascension du Pic de Palas par erreur puis 3 tentatives, procédant à la triangulation de premier ordre, le capitaine géodésien Pierre Eugène Félicien Peytier (1793-1864), le lieutenant géodésien Paul-Michel Hossard (1797-1862), Jean-Pierre Cousté (1798-1877) (chasseur d'Arrens servant de guide) réalisent la première ascension du Balaïtous. Il étaient accompagnés de porteurs et d'un serviteur. Ils campèrent au sommet et renouvelèrent l'opération l'année suivante. Cette première ascension resta méconnue durant durant 39 ans et ses auteurs durant 73 ans.
  • Ils auraient franchi le facile Col du Pabat, seraient passées sur le flanc sud-est du Petit Balaïtous (futur Cap Peytier-Hossard [1]) en évitant le Glacier de Las Néous par de larges corniches d'éboulis (futures Terrasses Gaspard-Salette [2]), auraient remonté la cheminée pour atteindre une brèche (future Brèche Peytier-Hossard [1]), emprunté une vire (future Vire Béraldi) dans le sens est-ouest pour terminer l'ascension par la diagonale nord-ouest.
  • En 1898 Henri Béraldi (1849-1931) exhuma les rapports de ces officiers géodésiens. Il en fit un important compte-rendu dans ses ouvrages (cf. Références)
  • Le 31 juillet 1904 George et Charles Cadier à la recherche de l'itinéraire des géodésiens donnèrent à la vire situé entre les Brèches Peytier-Hossard [1] et des Isards le nom de Vire Béraldi.
[Références]
BERALDI Posets,
Eriste
  • Le Pic d’Eristé Nord ou Pic Béraldi est situé au nord-est du Grand Pic d’Eristé, entre ce dernier et le Pic Millares.
  • Le 12 août 1905, Louis Le Bondidier et le guide Jean-Marie Sansuc réalisèrent la première ascension de ce sommet.
  • A ce sommet considéré alors vierge et anonyme, Louis Le Bondidier souhaitait donner le nom de Henri Béraldi (1849-1931). Il a en effet écrit "A ce pic inconnu … nul nom ne peut mieux convenir que celui [de] Béraldi".
  • Dans les textes de Henri Brulle remaniés par Henri Béraldi et Jean Arlaud "Ascensions Alpes Pyrénées et autres lieux", il est écrit que ce sommet a été "baptisé par Brulle Pic Béraldi".
[Références]
BONDIDIER Maladeta,
Vallibierna
  • Le Pic Le Bondidier est situé à l'Ouest du Pic de la Maladeta et à l'extrémité de l'Arête Sud du Pic Sayo.
  • Le 24 août 1921, Auguste Alba, Jean Arlaud et Raymond d'Espouy réalisèrent par l'arête Sud la première ascension de ce sommet.
  • Ils appelèrent ce sommet du nom de Louis Le Bondidier (1878-1945) qui leur avait suggéré cette ascension encore vierge.
  • En 1945, Le Pic Le Bondidier est indiqué sur la carte-esquisse au 1/50.000 de Léon Maury.
[Références]
BUTOLLI Pierre St Martin,
Lescun
  • Le Dièdre Central, appelé Dièdre Barrio-Bellocq puis Dièdre Butolli est situé sur la face Est de la Grande Aiguille (Aiguille Nord ou Aiguille Calame-Carrive) [1] d'Ansabère située au Sud de la Table des Trois Rois.
  • En 1933, Henri Barrio "Coucou" et Robert Bellocq "Bobby" tentèrent l'ascension mais ne firent que quelques mètres.
  • Les 16 et 17 septembre 1965, Hervé Butel (1941-1989) et Jean Ollivier réalisèrent, après une tentative un mois plus tôt, la première ascension de la Grande Aiguille d'Ansabère par ce dièdre.
  • Le nom "Dièdre Butolli" est mentionné dans le guide Ollivier "Pyrénées occidentales I, Vallée d'Aspe" en 2007
[Références]
CADICHON Fache,
Aratille
  • La Brèche Cadichon est située sur la crête de Péterneille au SE des Pics Jumeaux [1], là où la carte espagnole indique la Brèche de la Badéte [2].
  • De mémoire d'âne, ce passage n'a pas été découvert par Cadichon de Sophie Rostopchine.
  • Le nom Cadichon (diminutif de cadet) a été donné par les bergers, il s'agissait du surnom de l'un d'eux qui, pour interdire à ses moutons de pacager versant espagnol, y éleva un mur de pierres dont il reste des vestiges.
[Références]
CADIER Maladeta,
Vallibierna
Aller à FRERES (Epaule de l'Aneto).
CALAME-CARRIVE Pierre St Martin,
Lescun
  • La Grande Aiguille d'Ansabère (Aiguille Nord) parfois encore appelée Aiguille Calame-Carrive est située au Sud de la Table des Trois Rois.
  • Le 24 juin 1923, Armand Calame (1904-1923) et Lucien Carrive (1890-1923) membres du Kroquant-club palois réalisèrent la première ascension de la Grande Aiguille d'Ansabère. La corde s'étant effilochée, Lucien Carrive fit une chute mortelle à la montée ainsi qu'Armand Calame lors de sa descente en rappel après avoir atteint le sommet.
  • Le 22 juillet 1923, Suite à cette ascension et cet accident, la Fédération des Sociétés Pyrénéistes rebaptisa la Grande Aiguille d'Ansabère, Aiguille Calame-Carrive. Même si ce nom n'est plus beaucoup usité pour l'aiguille, la fissure empruntée lors de l'ascension est encore appelée Fissure Calame-Carrive.
[Références]
CAMBOUE Bachimala,
Gourgs-Blancs
  • Le Pic Camboué est situé sur l'arête NO du Pic des Gourgs-Blancs.
  • Le 20 août 1885 Maurice Gourdon réalisa avec les guides Barthélemy "Nieou" Courrège et Rafaël Angusto la première ascension de ce sommet.
  • En 1905, Louis Camboué (1870-1945) le gravit en solitaire.
  • En 1906, Aymar de Saint-Saud ignorant l'ascension de Maurice Gourdon appela ce sommet du nom de Louis Camboué.
  • Aymar de Saint-Saud réalisait gracieusement des campagnes topographiques pour le compte du Service Géographique de l'Armée. En remerciement de ses campagnes de 1905 et 1906 celui-ci appela du nom de Saint-Saud [1] les trois pointes de la crête NO du Pic des Gourgs Blancs, entre la Pyramide de Pouchergues et le Pic Lourde-Rocheblave [2], alors qu'Aymar de Saint-Saud avait déjà appelé l'une d'elle Pic Camboué.
  • Finalement, le Pic Camboué retrouva son nom, les deux autres gardèrent le nom de Saint-Saud [1].
  • Par extension, la brèche située au Sud de celui-ci est appelée Brèche Camboué.
[Références]
CARRIVE Pierre St Martin,
Lescun
Aller à CALAME-CARRIVE (Aiguille Calame-Carrive)
CARRIVE Posets,
Eriste
En cours d'étude et de rédaction
CASTOR et POLLUX Gavarnie,
Mont Perdu
  • Le Col des Astazous est séparé en trois passages par deux proéminences.
  • Bien qu'il soit peu vraisemblable que les fils de Léda et Zeus aient été conquis par les charmes de Pyrène, fille du roi Bebryx, Castor et Pollux sont, dans un des récits (1914) de Henri Brulle remaniés par Henri Béraldi et Jean Arlaud, les noms donné à ces émergence (respectivement Nord et Sud). Henri Brulle en serait-il l'inventeur ? Probablement !
  • Sur la carte Ordesa y Monte Perdido du Parc National éditée en 2000 ces mamelons sont appelés Es Tetons.
  • Sur les actuelles cartes du Portal SIGNA espagnol et du Géoportail IGN français, ces proéminences sont anonymes.
[Références]
CAZANAVE Pierre St Martin,
Lescun
Aller à BELLOCQ-CAZANAVE-TREY (Couloir Bellocq-Cazanave-Trey)
CHAPELLE Munia,
Robiñera
Aller à PAGET-CHAPELLE (Col Paget-Chapelle)
CORDIER Maladeta,
Vallibierna
  • Le Lac Cordier, le Col Cordier et le Pic Cordier ou Pic Nord-Ouest de la Maladeta (Premier Pic occidental de la Maladeta) sont situé à l'Ouest du Pic de la Maladeta.
  • Le 9 octobre 1802, Louis Cordier (1777-1861) et ses guides, tentant l'ascension du Pic de la Maladeta depuis la Rencluse atteignirent le Col de la Rimaye (3231 m) mais ils n'osèrent poursuivre jusqu'au sommet. Par le même itinéraire, le 29 septembre 1817, Friedrich Parrot et le guide Pierre "Pierrine" Barrau (1756-1824) réalisèrent la première ascension de la Maladeta.
  • Le 25 août 1877, Henry Russell remarqua un petit lac et l'appela Lac Cordier. Il réalisait alors avec le guide Célestin Passet la première ascension du Premier Pic Occidental de la Maladeta (futur Pic Cordier) qu'il appela Pic Nord-Ouest de la Maladeta. Ils ont certainement réalisé en même temps la première ascension du Second Pic Occidental qui sera appelé plus tard Pic Sayo [1] mais ne poussèrent pas au "sommet oriental"[sic], c'est à dire le sommet de la Maladeta.
  • Le 24 juillet 1882, Henri Brulle, Jean Bazillac avec Célestin Passet réalisèrent la probable seconde ascension du Pic occidental de la Maladeta en faisant la traversée Pic des Tempêtes - Pic d'Albe.
  • Le 8 août 1902, les Frères Cadier franchirent le col situé entre les sommets qui seront appelés plus tard Pic Sayo [1] et Pic Le Bondidier [2] et passèrent au Lac Cordier non encore indiqué sur les cartes mais "d'un bleu dont on rêve".
  • Le 6 août 1905, Louis Le Bondidier et Louis Camboué avec le guide Jean-Marie Sansuc passent au Lac et au col qu'avaient traversé les frères Cadier. Il l'appelle Col Cordier
  • En 1945, le Col Cordier et le Lac Cordier sont indiqués sur la carte au 1/50.000 de Léon Maury.
  • En 1958, le "Pic Nord-Ouest" de Henry Russell fut appelé Pic Cordier dans le guide Armengaud-Jolis.
  • En 1966, le Col Cordier est indiqué sur la carte au 1/80.000 de Georges Ledormeur alors que sur celle de 1945 il était indiqué "anonyme".
[Références]
DAVIU Maladeta,
Vallibierna
  • Les deux Agullas de Aneto (Agujas de Aneto) sont situées au Sud-Ouest du sommet du Pic d'Aneto. La plus orientale fut baptisée Aiguille Daviu
  • Le 13 Octobre 1975 Vicenç Daviu i Curtielles (-1975) (membre de l'UES) décéda après une chute au couloir central des Encantats. Il avait précédemment réalisé la première ascension de cette aiguille de l'Aneto par sa face Sud-Ouest.
  • Au moment de l'accident, Joan Miquel Dalmau et Ramon Oriol (membres de l'UES) réalisaient la première ascension de l'Eperon Ouest de cette aiguille qu'ils baptisèrent Aiguille Daviu.
[Références]
DELMAS Maladeta,
Vallibierna
  • La Pointe Delmas est une antécime du Troisième Pic Occidental de la Maladeta ou Pic Mir [1] située au Nord-Ouest du Pic de la Maladeta.
  • le 16 août 1911, Emili Juncadella avec les guides venasquais José Sayo "Pepe", José Mir et José Delmas "Jotas" parcoururent les sommets occidentaux de la Maladeta.
  • José Delmas "Jotas" organisa la récupération des corps du guide José Sayo "Pepe" et de Adolf Blass foudroyés à l'Aneto le 27 juillet 1916.
  • En 1958, le Troisième Pic Occidental de la Maladeta fut appelé Pic Delmas dans le guide Armengaud-Jolis.
[Références]
DEMOISELLE Pierre St Martin,
Lescun
  • "Les Demoiselles" est le surnom donné aux Aiguilles d'Ansabère ou Aiguilles de Pétragème située au Sud de la Table des Trois Rois.
  • Il semble que la date et l'auteur de ce surnom soient inconnus.
  • En août 1883, ce surnom a été indiqué à Edouard Wallon par Loustallot-Lapassat, garde des montagnes de la commune de Lescun. Edouard Wallon précise sans en dire plus qu'il existe une légende au sujet du Pic des Trois et de la brèche des Demoiselles.
  • La famille Cadier écrivait "Las Damiselles" [sic], "Damisèle" en béarnais signifiant Demoiselle.
  • Négligeant ambiguïté et poésie, ce surnom a parfois été déformé en "Demoiselles de calcaire".
[Références]
DEVAUX Gavarnie,
Mont Perdu
  • La Grotte Devaux est située dans la Face Ouest du Pic Occidental de la Cascade.
  • Joseph Devaux (1902-1936) a occupé un poste d'aide-météorologiste à l'observatoire du pic du Midi et a consacré sa vie au Pic et à la recherche scientifique. Pionnier de l'étude de la neige et des glaciers, il a aussi mené des recherches dans de nombreux domaines de la physique de l'atmosphère. Physicien des expéditions polaires du commandant Charcot, il a disparu lors du naufrage du "Pourquoi-Pas ?".
  • En 1928, Joseph Devaux, depuis l'observatoire du Pic du Midi, pointe une lunette et découvre l'entrée d'une grotte qu'il explore à plusieurs reprises et nomme "Grotte des Sœurs de la Cascade" mais elle porte maintenant son nom.
[Références]
ENDELL Maladeta,
Vallibierna
Aller à SCHMIDT-ENDELL (Aiguille Schmidt-Endell)
ESCUDIER Maladeta,
Vallibierna
  • Les deux Agullas de Aneto (Agujas de Aneto) sont situées au Sud-Ouest du sommet du Pic d'Aneto. La plus occidentale fut baptisée Aiguille Escudier.
  • Jean Escudier (1911-1984), auteur des ouvrages "l'Aneto et les hommes" et "Une grande montagne, le Posets", écrivit également de nombreux articles dans les revues pyrénéistes.
  • En 1988, Juan Buyse appela cette aiguille du nom de Jean Escudier dans sa liste des Trois Mille
[Références]
ESTASEN Maladeta,
Vallibierna
  • La Fourche du Vallon Bleu ou Fourche Estasen est située sur la crête des Salenques à l'Est du Pic Margalide [1].
  • Le 22 septembre 1922, Jean Arlaud et Charles Lafont réalisèrent la première ascension de ce sommet par la branche du Col des Salenques.
  • Le 25 juillet 1923, Jean Arlaud, Joseph Bonay et Pierre Mengaud en réalisèrent la seconde ascension par la branche du Vallon Bleu.
  • Le 15 septembre 1927, Lluis Estasen (1890-1977), José Rovira et Josef Vila en réalisèrent la première ascension espagnole.
  • Henry Russell ayant appelé "Vallon Bleu" le Barranco de Salenques, Jean Arlaud appela naturellement ce sommet "Fourche du Vallon Bleu".
  • En 1945, le Vallon Bleu est indiqué sur la carte au 1/50.000 de Léon Maury.
  • Juan Buyse en décida autrement "Mais en Espagne ce nom est absolument inconnu [2] ... Nous avons finalement respecté le baptême de Jean Arlaud pour la version française de notre recensement et proposé le nom de Fourche Estasen pour la version espagnole." Sur les cartes ne reste donc que le nom d'Estasen.
[Références]
FRANQUEVILLE Maladeta,
Vallibierna
  • L'Aiguille Orientale de Llosas ou Aiguille de Franqueville est située au Sud-Ouest du Pic d'Aneto.
  • Le 17 juillet 1913, Henri Brulle et son fils Roger avec le guide Germain Castagné réalisèrent la première ascension de l'Aiguille Orientale de Llosas.
  • En 1914, Louis Le Bondidier proposa de dédier ce sommet à Albert De Franqueville (1814-1891) qui fit le 20 juillet 1842 la première ascension du Pic d'Aneto. [1]
  • En 1945, le nom Aiguille NE de Llosas est encore indiqué sur la cartes Maury au 1/50.000.
[Références]
FRERE Maladeta,
Vallibierna
  • L'Epaule de l'Aneto surnommée Cap des Cinq Frères est située au Sud-Est de la cime de l'Aneto et proche de celle-ci, au sommet de la crêtes des Tempêtes.
  • Le 24 juillet 1882, Henri Brulle, Jean Bazillac avec Célestin Passet, faisant la traversée Pic des Tempêtes - Pic d'Albe, évitèrent ce sommet en descendant sur le glacier depuis la Brèche des Tempêtes et en remontant la face Sud de l'Aneto déjà gravie par Nariño.
  • Le 8 août 1902, la première ascension de l'Aneto par la brèche des Tempêtes et l'Epaulement fut réalisée par George Cadier (1874-1952) pendant que ses frères, Henry (1877-1965), Albert (1879-1929), Edouard (1881-1958) et Charles (1882-1965). Ils contournèrent l'Arête Nord-Est et atteignirent le sommet par le Glacier de Barrancs et l'arête NE de Epaule ce qui fut également une première.
  • En 1930, sur proposition de Louis Le Bondidier approuvée par Henri Béraldi l'Epaule de l'Aneto fut appelée Cap des Cinq Frères par les français.
  • En 1945, le Cap des Cinq frères est indiqué sur la carte-esquisse au 1/50.000 de Léon Maury ainsi que sur la carte au 1/80.000 de Georges Ledormeur.
[Références]
GARROTE Pierre St Martin,
Lescun
  • Le Couloir Garroté sépare en versant Nord la Grande Aiguille (Aiguille Nord ou Aiguille Calame-Carrive [1]) d'Ansabère du Pic d'Ansabère situés au Sud de la Table des Trois Rois.
  • Le 13 septembre 1970, Paul Bouchet, Jean et Pierre Ravier, Michel Souverain réalisèrent la première ascension la première ascension de l'aiguille par ce couloir.
  • Ils appelèrent ce couloir du nom de René Garroté (1942-1970) tombé à la Petite Aiguille d'Ansabère le 29 mars 1970 et décédé le lendemain.
[Références]
GASPARD-SALLETTE Balaïtous
 
En cours d'étude et de rédaction
GOURDON Bachimala,
Gourgs-Blancs
  • Le Pic Noir renommé Pic Gourdon est situé entre le Pic des Gourgs Blancs et le Pic des Spijeoles.
  • Le 4 octobre 1881, La première ascension du Pic Noir fut réalisée par Maurice Gourdon (1847-1941) avec les guides Barthélemy "Nieou" Courrège et Rafaël Angusto.
  • En 1905, Aymar de Saint-Saud collaborant au Service Géographique de l'Armée, pensa appeler le Pic Noir "Pic des Demoiselles" ascensionné par la fille de M. Tellin en 1902 puis par sa propre fille Cécile mais il se ravisa et le baptisa Pic Gourdon.
[Références]
HAURILLON Maladeta,
Vallibierna
  • L'Aiguille Haurillon est située au Sud-Ouest du Pic Maudit sur la crête de Cregüeña.
  • Jean Haurillon "Jean Danse" (1878-1964) a été le guide de Jean d'Ussel, Emili Juncadella, Fontan de Negrin, Rouyer, ... [1]
  • Le 3 août 1928, les membres du GDJ (Groupe Des Jeunes) Jean Arlaud, Pierre Abadie, L. Bridenne, Georges Guiraud, Jean Prunet et Pierre Seguy réalisèrent l'ascension de cette aiguille et poursuivirent sur la crête de Cregüeña.
  • En 1958, dans le guide "Posets-Maladeta" d'Armengaud et Jolis, la première ascension de cette aiguille (première traversée intégrale de la crête de Cregüeña) a été attribuée à Jean Haurillon "Jean Danse" et Emili Juncadella datée en 1910.
  • En 1985, Feliu Izard appela "Punta Haurillon" l'aiguille orientale de la Crête de Cregüeña dans sa liste des Trois Mille.
  • Contrairement à ce qu'il était admis, il est fort peu probable que Jean Haurillon "Jean Danse" et Emili Juncadella réalisèrent la première ascension de la Crête de Cregüeña. Il n'existe pas de trace certaine en ce qui concerne Jean Haurillon et le journal de courses d'Emili Juncadella ne la relate pas.
[Références]
HOSSARD Balaïtous
 
Aller à PEYTIER-HOSSARD (Cap, Arête et Brèche Peytier-Hossard)
JEAN-PIERRE Ossau
 
  • Outre "Jean-Pierre", le Pic du Midi d'Ossau ("Pic du Midy" par les cartographes des XVII° et XVIII° siècles) fut appelé "Les Jumelles", "Las Tres Serous", "Lou Pic Ahourcadat" ou encore "Pic du Midi de Pau", voire simplement "Pic d'Ossau".
  • En 1609, "Les Jumelles" (pour le Grand Pic et le Petit Pic) est le nom indiqué par Jacque-Auguste De Thou relatant l'ascension (contestée) en 1582 du comte François de Foix-Candale (évêque d'Aire-sur-l'Adour de 1570 à 1594).
  • En 1640, "Las Tres Serous" (Les trois sœurs pour le Grand Pic, le Petit Pic et la Pointe d'Aragon) est le nom local indiqué par Pierre De Marca.
  • En 1730, Le "Pic du Midy" est bien représenté avec ses trois pointes sur la carte de Roussel et la Blottière
  • En 1768, "Las Tres Serous" est également le nom indiqué par Isidore Mirasson.
  • En 1787, Une tourelle fut érigée sur le sommet du Grand Pic pour être visée par le géodésien Louis-Philippe Reinhart Junker.
  • En 1851, "Lou Pic Ahourcadat" (Le Pic Fourchu) est le nom donné par le poète ossalois Fabien de Laborde.
  • En 1873, "Pic du Midi d'Ossau ou de Tres Sérous" est indiqué Roger de Bouillé ("JAM").
  • En 1887, le Dictionnaire Béarnais ancien et moderne de Vastin Lespy et Paul Raymond précise au mot Serou (sœur) "Le pic de Midi (Ossau) se termine par trois pointes qu'on appelle las très serous, les trois sœurs"
  • En 1898, "Jean-Pierre", est indiqué dans les carnets de la Famille Cadier mais sans aucune justification.
  • Actuellement, seuls les dires reprennent ici et là quelques hypothèses mythologiques ou légendaires, aucune ne faisant l'unanimité.
    • Jean et Pierre seraient les prénoms que devaient traditionnellement porter les deux premiers fils des familles ossaloises, Jean le grand et Pierre le petit.
    • Jean et Pierre, deux bergers jumeaux, ayant empêché l'intrusion des barbares en jaillissant du volcan auraient été pétrifiés par les brouches (sorcières) pour immortaliser leur exploit.
    • Jean et Pierre, deux géants qui repoussèrent les envahisseurs et périrent au combat, auraient été ensevelis sous des pierres par les ossalois, créant ainsi le Jean-Pierre.
    • La tête coupée de Jean de l'Ours, créature née d’un ours et d’une femme, jetée la gueule ouverte vers le ciel serait devenue pierre (pétrifie).
    • Jean et Pierre seraient les prénoms que devaient porter les "passeurs" de l'enfant à guérir selon le rite chamanique du "passage à travers l'arbre", le pic représenterait le chêne fendu.
    • Jean-Pierre serait une déformation de l'expression "Géant de pierre".
    • . . .
  • Mais en 1948, Robert Ollivier avait écrit dans sa monographie du Pic du Midi d'Ossau à propos de "Jean-Pierre" : "surnom donné au Pic d'Ossau par les Pyrénéistes".
[Références]
JUMEAU Fache,
Aratille
  • Les Pics Jumeaux sont un double sommet situé sur la Crête de Péterneille.
  • Cette appellation n'est due qu'à son aspect.

On peut noter une divergence entre la carte de l'IGN français et celle de l'IGN espagnol sur la situation de la Brèche de le Badéte. [1]

[Références]
JUMEAU Vignemale

  • Les Jumeaux désignent couramment le Piton Carré situé à l'Est de la Pique Longue du Vignemale.
  • En 1825, Pierre Laboulinière écrivait au sujet des trois sommets, le Soum d'Era Coste (Pique Longue) et les deux autres (Piton Carré et Pointe de Chausenque) "Les sommités jumelles".
  • Sur une Carte postale ancienne [1], "Les Jumeaux" désignaient le Piton Carré et la Pointe de Chausenque (d'altitude sensiblement égales), leur aspect vu de la "plaine" du glacier d'Ossoue justifie cette appellation.
[Références]
JUMEAU Gavarnie,
Mont Perdu
Aller à CASTOR et POLLUX Col des Astazous
JUMEAU Posets,
Eriste
  • A l'origine, l'actuel Pic de la Montañeta ou Pic des Vétérans (Pico de Los Veteranos) était un des deux sommets appelés, compte tenu de leur aspect vu d'en bas, Los Gemelos (Les Jumeaux) aussi appelés Pics de Gistain. Il s'agit de la pointe nord de ce double sommet (qui en fait est quadruple), elle est située au nœuds de trois arêtes sur la crête Nord du Pic de Llardana ou des Posets.
    L'autre pointe est située sur la crête au sud du Pic de la Montañeta, près de la Brèche Carrive [1].
    Ces deux pointes sont séparées par la Brèche des Jumeaux (Brecha de los Gemelos).


Mais des modifications importantes eurent lieu par la suite ainsi qu'une certaine forme d'appropriation.

  • En 1921, Félix Carrive [1] et Georges Ledormeur auraient réalisé la première ascension des Picos de Los Gemelos (3160 m et 3125 m selon les anciennes cotes) en montant au Pic des Posets par l'arête Nord.
  • En 1922, ces sommets ont été appelés Pics Ledormeur par Jean Arlaud.
  • En 1932, George Cadier a écrit dans le Bulletin pyrénéen "Arête septentrionale des Posets (conquise par le regretté Paul Loustalot, victime [en 1928] de l'aiguille Verte)".
  • En 1958, Le nom "Pic des Jumeaux" a été mentionné dans le Guide d'André Armengaud et Agustin Jolis publié en langue espagnole par le CEC. Ce guide fut par la suite traduit en français et publié par Robert Ollivier.
    L'emplacement du sommet "Los Gemelos" y est clairement identifié (carte, croquis, description et altitude) au nœuds des trois arêtes. la brèche Carrive est également indiquée mais le sommet Sud (3160) n'est pas nommé.
  • En 1960, la première édition de la carte Editorial Alpina indique également "Los Gemelos" (3125) au nœuds des trois arêtes. Le sommet Sud (3160) et la brèche Carrive ne sont ni indiqués, ni dessinés.
  • En 1972, la cinquième édition de la carte Editorial Alpina indique les deux cotes d'altitude mais le nom "Los Gemelos" a été déplacé sur le sommet Sud (3160). Cette modification ne fut pas anodine.
  • En 1973, Salvador Morales mentionne "Gemelo Norte" (3125m) et "Gemelo Sur" (3160 m) dans sa liste des trois mille.
  • En 1975, la revue Cimas utilise également les dénominations "Gemelo Norte" (3125m) et "Gemelo Sur" (3160 m).
  • En 1977, Manuel Cortés indique "Los Gemelos" uniquement avec la cote 3125 dans sa liste des trois mille.
  • En 1982, Jean Escudier mentionne l'ascension de "Los Gemelos (Les Jumeaux, 3160 et 3125 m)" en 1921 par Félix Carrive et Georges Ledormeur.
  • En 1985, Feliu Izard reprend les mentions de Salvador Morales dans sa liste des trois mille, à savoir "Gemelo Norte" (3125m) et "Gemelo Sur" (3160 m).
  • En 1986, en ne s'appuyant que sur les dernières cartes Editorial-Alpina, Juan Buyse [2] considéra le sommet Nord (3125 m corrigé en 3129 m) anonyme et le rebaptisa de son propre surnom catalan "El Vetera" [3]. Afin de calmer la contestation qui s'installa au sein de l'Equipe des Trois Mille [4], il tenta de se justifier.
  • En octobre 1988, Juan Buyse obtint de André Armengaud, Agustin Jolis et Ramon de Sémir (géographe d'Editorial-Alpina) une déclaration reconnaissant l'anonymat du sommet Nord et une erreur sur le guide Armengaud-Jolis. Il changea le nom en "Pico de Los Veteranos" [3] et attribua le sommet Sud (3160) aux frères jumeaux Jean et Pierre Ravier et ce contre leur gré [5].
  • Par la suite, le "liste des trois mille" de Juan Buyse ayant été publiée, les cartes et écrits entérinèrent ses appellations.
[Références]
JUMELLE Ossau
 
Aller à JEAN-PIERRE (Pic du Midi d'Ossau)
JUNCADELLA Maladeta,
Vallibierna
  • L'Aiguille Juncadella est située au Sud-Ouest du Pic Maudit sur la crête de Cregüeña.
  • Emili Juncadella (1885-1936) fut l'un des premiers espagnols à parcourir les sommets de la Maladeta.
  • En 1958, dans le guide "Posets-Maladeta" d'Armengaud et Jolis, la première traversée intégrale de la crête de Cregüeña a été attribuée à Jean Haurillon "Jean Danse" et Emili Juncadella datée en 1910.
  • En 1985, dans sa liste des Trois Mille, Feliu Izard appela "Punta Juncadella" l'aiguille centrale de la Crête de Cregüeña dans sa liste des Trois Mille.
  • Contrairement à ce qu'il était admis, il est fort peu probable que Jean Haurillon "Jean Danse" et Emili Juncadella réalisèrent la première ascension de la Crête de Cregüeña. Il n'existe pas de trace certaine en ce qui concerne Jean Haurillon et le journal de courses d'Emili Juncadella ne la relate pas.
  • En 1986, suite à des confusions d'altitude de la carte Editorial Alpina, Juan Buyse a inversé les noms des pointes occidentale et centrale et a donc déplacé le nom de Juncadella en lieu et place de l'aiguille de Cregüenya (la plus proche du col éponyme).
  • En 1987, Feliu Izard a maintenu sa liste initiale à savoir : Agulla Cregüenya (occidentale), Punta Juncadella (centrale), Punta Haurillon (orientale).
  • Les cartes actuelles ont attribué les altitudes plus près de la réalité mais ont cependant conservé les appellations erronées de Juan Buyse.
[Références]
KENT Lutour,
Ardiden
  • Il est fort à parier que le famille royale d'Outre-Manche ne soit jamais passée entre le Pic de Cestrède et le Pic de Culaus.
  • Le Passage de Kent résulte une fâcheuse déformation du nom d'un passage de chasseur, étroit qu'il faut passer de champ, en patois "eth passadje dé cant".
[Références]
LEDORMEUR Hecho
  • La Cheminée Ledormeur est celle permettant l'accès au sommet du Castillo (Castiello) de Acher ou Monte Campanil par la face Sud-Est entre la pointe Sud et la pointe centrale. Ce sommet est situé au Nord-Ouest du Bisaurin (Visaurin).
  • Le 14 septembre 1930 Georges Ledormeur (1867-1952) surnommé "Marcheoucrève" ayant atteint le sommet par la voie "normale" découvrit cette cheminée dans la brume et l'utilisa pour descendre.
[Références]
LEDORMEUR Posets,
Eriste
Aller à JUMEAU (Les Jumeaux)
LISTER Vignemale

  • Le Col Lady Lister que l'IGN français continue à écrire Col Lady Lyster est situé entre le Pic de Cerbillona et le Pic Central au Sud-Ouest de la Pique Longue du Vignemale.
  • Avant 1792, la première ascension du Grand Vignemale (alors appelé Soum d'Era Coste) a peut-être eu lieu à l'instar de cette ascension surprenante. En effet en septembre 1935, François Boyrie rencontra deux bergers espagnols en sabots au sommet de la Pique Longue. Ils étaient montés au sommet du Pic de Cerbillona pour récupérer leurs chèvres égarées et avaient poussé leur curiosité jusqu'au point culminant.
  • Le 2 août 1792, un signal géodésique a été érigé au sommet de la Pique Longue à la demande de Reinhard Junker, probables par des chasseurs.
  • Le 8 octobre 1837, les guides Henri Cazaux et Bernard Guillembet auraient atteint le sommet.
  • Le 7 août 1838, première ascension "touristique", Lady Anne Lister of Shibden Hall (1791–1840) [1] menée par les guides Henri Cazaux, Bernard Guillembet, Jean-Pierre Charles et Jean-Pierre Sanjou atteignit le point culminant du Vignemale, Ils étaient montés par le couloir appelé par la suite Couloir de la Moskova et débouchèrent sur le Glacier d'Ossoue au col situé entre le Pic de Cerbillona et le Pic Central auquel on donna le nom de Col Lady Lister.
    Contrairement à ce qui est parfois avancé son amie Ann Walker n'a pas fait cette ascension.
    Cette ascension fut volontairement cachée au Prince de la Moskova [2] par ses guides pour lui laisser l'honneur d'une première.
  • Le 11 août 1838, Prince de La Moskowa, son domestique David et Edgar Ney, menés par les guides Henri Cazaux, Bernard Guillembet, Vincente (de Luz), Baptiste Bareilles, Jean-Marie (de Saint-Sauveur) suivirent le même itinéraire et atteignirent le point culminant du Vignemale.
  • Le 11 août 1838, outrée et blessée de savoir que Henri Cazaux avait caché son exploit au Prince de La Moskowa, elle lui fit signer une attestation reconnaissant son ascension. Elle rencontra ensuite le Prince de La Moskowa pour faire valoir ses droits.
  • Le 13 septembre 1838, le Prince de La Moskowa publia dans la Revue des deux Mondes son récit en passant hypocritement sous silence l'ascension de Anne Lister. Cette ascension fut donc considérée historiquement comme une première.
  • En 1854, Vincent de Chausenque puis Henri Béraldi vers 1900 avaient par ouï-dire fait état de la supercherie.
  • En 1967, Vivien Ingham découvrit le manuscrit d'Anne Lister.
  • En 1968, l'Alpine Journal relayé par la Revue Pyrénées publia ce manuscrit. Miss Lister redevint enfin la "Dame du Vignemale".
[Références]
LOURDE-ROCHEBLAVE Bachimala,
Gourgs-Blancs
En cours d'étude et de rédaction
LYSTER Vignemale

Aller à LISTER (Col Lady Lister)
MAHOMET Maladeta,
Vallibierna
  • Evidemment Mahomet n'a pas gravi l'Aneto, il n'a donc pas découvert ce passage ni laissé trace de son pas.
  • Le Pont de Mahomet ou Puente de Mahoma est situé sur la crête Ouest du Pic d'Aneto à peu de distance du sommet. On s'évertue à tort, y compris sur certaines cartes et dans certains écrits, d'appeler ce passage étroit "Pas de Mahomet" ou "Paso de Mahoma", ce qui lui enlève sa signification historique et imagée.
  • Le 20 juillet 1842, il fut franchi pour la première fois lors de la première ascension de l'Aneto par Albert De Franqueville, Platon De Tchihatcheff, les guides Pierre Sanio et Jean Sors "Argarot" , les chasseurs Bernard Arazau "Ursule" et Pierre Redonnet "Nate" (1809-).
  • En 1845, Albert De Franqueville dans son récit "Voyage à la Maladetta" [sic] fit cette figure de style en comparant ce passage au "Cirât" de la tradition islamique (pont plus fin que le cheveu et plus tranchant que l'épée jeté par dessus l'enfer et menant au paradis). "Ce pont de Mahomet est pourtant la seule voie qui s'offre à nous pour arriver au but après lequel nous courons depuis si longtemps."
  • Entre les mois de septembre 1876 et 1877, le "Pas du cheval" (grande pierre qu'il fallait franchir à califourchon) s'est effondré, le franchissement du Pont de Mahomet en fut grandement facilité.
  • Après le "romantisme" des premiers ascensionnistes et cet éboulement, on peut citer les Frères Cadier "On essaye même de démolir le Pont de Mahomet, pour qu'il mérite d'être réputé difficile" et Henri Spont "Il est facile, ridiculement facile. Nous l'avons passé sans nous en douter, gamins effarés, il y a longtemps, et, surpris d'être arrivés, nous sommes revenus sur nos pas, pour voir."
[Références]
MARGALIDE Maladeta,
Vallibierna
  • Le Pic Margalide est situé au Sud-Est du Pic d'Aneto.
  • Le 29 juillet 1905, Louis Le Bondidier et le guide Jean-Marie Sansuc réalisèrent la première ascension de ce pic par après avoir gravi le Pic des Tempêtes. Ils poursuivirent jusqu'au au Pic Russell [1].
  • Le jour même, Louis Le Bondidier appela ce sommet du nom de son épouse Margalide Le Bondidier (1879 - 1960).
  • Le lendemain 30 juillet, guidée par Jean-Marie Sansuc, Margalide réalisa la seconde ascension. Ils poursuivirent jusqu’au pic des Tempêtes.
  • Par extension, la Brèche située au Nord-est du sommet est appelée Brèche Margalide.
  • En 1945, le Pic Margalide est indiqué sur la carte-esquisse au 1/50.000 de Léon Maury ainsi que sur la carte au 1/80.000 de Georges Ledormeur.
[Références]
MINEUR Bachimala,
Gourgs-Blancs
  • Le Signal des Mineurs est une butte formant verrou du Lac Glacé (Lac du Port d'Oo) situé au Sud-est du Pic des Spijeoles.
  • Une mine de galène (plomb sulfurisé) argentifère située au niveau du lac était exploitée par M. Mariotte jusqu'en 1787. Cette mine était, selon De Dietrich, riche mal mais exploitée. Du minerai on extrayait environ 72% de plomb et 0,1% d'argent.
[Références]
MIR Maladeta,
Vallibierna
  • Le Pic Mir ou Troisième Pic occidental de la Maladeta est situé au Nord-Ouest du Pic de la Maladeta.
  • Le 25 août 1877, Henry Russell et Célestin Passet évitèrent cette pointe par le Sud en réalisant la première ascension du Pic Cordier (nommé Pic Nord-Ouest par Russell) depuis le Col d'Albe. Le récit d'Henry Russell laisse penser qu'ils soient passés par le Pic Sayo [1].
  • le 5 août 1902, Ramiro Busquets a écrit sur le registre des ascensions de la Maladeta placé au sommet"Ramiro Busquets Codina, de Barcelona, con mis guias José Sayo y Manuel Mir [2] ..."
  • le 16 août 1911, Emilio Juncadella avec les guides vénasquais José Sayo "Pepe", José Mir et José Delmas "Jotas" parcoururent les sommets occidentaux de la Maladeta.
  • En 1975, Josep Silva appela ce sommet dont il fit l'ascension le 4 août 1935 Pic Cordier sur sa liste des 3000 mais celle-ci ne fut publiée qu'en 1983. le Pic Cordier désigne maintenant un autre sommet. [3]
  • En 1985, Feliu Izard appela ce sommet du nom de José Mir dans sa liste des Trois Mille.
  • Par extension, le col situé au Sud-est porte parfois le nom de Col Mir.
[Références]
MOINE Astun,
Ayous
  • Le Pic des Moines et le Col des Moines ou Puerto de Jaca surplombent les vestiges du monastère et hospice de Santa Cristina à Candanchu au Sud du Somport.
[Références]
MOSKOWA Vignemale

  • Le Couloir de la Moskowa est le couloir sud qui aboutit au Col Lady Lyster (qu'il faudrait écrire Lister) situé entre le Pic de Cerbillona et le Pic Central au Sud-Ouest de la Pique Longue du Vignemale.
  • Avant 1792, la première ascension du Grand Vignemale (alors appelé Soum d'Era Coste) a peut-être eu lieu à l'instar de cette ascension surprenante. En effet en septembre 1935, François Boyrie rencontra deux bergers espagnols en sabots au sommet de la Pique Longue. Ils étaient montés au sommet du Pic de Cerbillona pour récupérer leurs chèvres égarées et avaient poussé leur curiosité jusqu'au point culminant.
  • Le 2 août 1792, un signal géodésique a été érigé au sommet de la Pique Longue à la demande de Reinhard Junker, probables par des chasseurs.
  • Le 8 octobre 1837, les guides Henri Cazaux et Bernard Guillembet auraient atteint le sommet.
  • Le 7 août 1838, première ascension "touristique", Lady Anne Lister of Shibden Hall [1] menée par les guides Henri Cazaux, Bernard Guillembet, Jean-Pierre Charles et Jean-Pierre Sanjou atteignit le point culminant du Vignemale, Ils étaient montés par le couloir appelé par la suite Couloir de la Moskova et débouchèrent sur le Glacier d'Ossoue au col situé entre le Pic de Cerbillona et le Pic Central auquel on donna le nom de Col Lady Lister.
    Contrairement à ce qui est parfois avancé son amie Ann Walker n'a pas fait cette ascension.
    Cette ascension fut volontairement cachée au Prince de la Moskova par ses guides pour lui laisser l'honneur d'une première.
  • Le 11 août 1838, Joseph Napoléon Ney Prince de La Moskowa (1803-1857), son domestique David et Edgar Ney, menés par les guides Henri Cazaux, Bernard Guillembet, Vincente (de Luz), Baptiste Bareilles, Jean-Marie (de Saint-Sauveur) suivirent le même itinéraire et atteignirent le point culminant du Vignemale.
  • Le 11 août 1838, outrée et blessée de savoir que Henri Cazaux avait caché son exploit au Prince de La Moskowa, elle lui fit signer une attestation reconnaissant son ascension. Elle rencontra ensuite le Prince de La Moskowa pour faire valoir ses droits.
  • Le 13 septembre 1838, le Prince de La Moskowa publia dans la Revue des deux Mondes son récit en passant hypocritement sous silence l'ascension de Anne Lister. Cette ascension fut donc considérée historiquement comme une première.
  • En 1854, Vincent de Chausenque puis Henri Béraldi vers 1900 avaient par ouï-dire fait état de la supercherie.
  • En 1967, Vivien Ingham découvrit le manuscrit d'Anne Lister.
  • En 1968, l'Alpine Journal relayé par la Revue Pyrénées publia ce manuscrit. Miss Lister redevint enfin la "Dame du Vignemale".
[Références]
OLIVERAS-ARENAS Maladeta,
Vallibierna
  • La Pointe Oliveras-Arenas est l'antécime nord-ouest du Pic d'Aneto.
  • Le 24 juillet 1906, Jaume Oliveras (1877-1957) et Antoni Arenas, partis en espadrilles et sans équipement, réalisèrent en traversée, depuis le Pic Coroné, l'ascension du Pic d'Aneto. Ce qui fit deux premières et non des moindres en inaugurant la "Via de los Descalzos" (Voie des Déchaussés - Arête nord-ouest) et une descente par l'arête sud-ouest probablement jusqu'à la Brèche Supérieure de LLosas.
  • En 1988, Juan Buyse appela cette pointe "Pointe Oliveras-Arenas".
[Références]
OLLIVIER Perdiguero,
Maupas
Robert Ollivier a nettement désapprouvé que son nom soit attribué à un sommet.
Voir Avant-propos
[Références]
ORTEIG Artouste,
Palas
  • Le Passage d'Orteig est situé est situé entre les Lacs d'Arrius et d'Arrémoulit.
  • En 1881, Le chasseur et guide Jacques Sens-Hourcade-Orteig (dit "Jacques Orteig", 1834-1904) et surnommé "lou damnat" découvrit ce raccourci.
  • En 1884 (et non pas en 1881 comme le pensait George Cadier), il le montra à Roger de Bouillé "JAM " mais ce dernier refusa d'y passer. L'année suivante, Adrien Bayssellance et Alphonse Blaquière y suivirent Jacques Orteig.
  • Par la suite, ce passage fut amélioré par Jacques Orteig avec l'aide financière d'Adrien Bayssellance puis par le CAF et Louis Sallenave.
  • En 1886, il a été amélioré.
  • En 1913, George Cadier écrivit "Ce passage n'est plus entretenu"
  • Peu avant 1925, il fut amélioré par les Entreprises Méridionales
  • La main-courante qui l'équipe actuellement fut installée entre 1990 et 1993 par le PGHM d’Oloron. [1]
[Références]
PACKE Maladeta,
Vallibierna
  • Le Lac Packe ou, selon les cartes ou les récits, Estany Negre, Estany de la Vall, Lac Lavall [sic] est situé au Sud-est du Pic Russell.
  • En 1866, Charles Packe l'avait appelé "Lac Féchan" sur sa carte au 1/80.000.
  • En 1866, Henry Russell nomma ce lac du nom de Charles Packe (1826-1896) dans son guide "Les Grandes Ascensions des Pyrénées d'une mer à l'autre".
  • Le Lac Packe est indiqué sur la carte des Pyrénées Centrales 1/20.000 de Franz Schrader (dressée en 1882-1892 et révisée en 1929-1932-1933 par Léon Maury).
  • En 1920, le Lac Packe est indiqué sur une carte intégrée au guide Soubiron.
  • En 1945, le Lac Packe est encore indiqué sur les cartes Maury et Ledormeur. Ce nom fut repris dans le guide Ollivier.
  • Actuellement, ce lac est appelé Estany Negre sur les cartes espagnoles.
[Références]
PAGET-CHAPELLE Munia,
Robiñera
En cours d'étude et de rédaction
PASSET Gavarnie,
Mont Perdu
  • La Brèche Passet est située sur la crête Ouest du Marboré, entre la Crête des Druides et l'Arête Passet.
  • Vers 1847, le guide Laurent Passet (1810-1864) [1], père de Henri et oncle de Célestin, découvrit ce passage menant au Glacier de la Cascade et à la source de celle-ci.
  • Vers 1850, il y mena M. Sérignan, receveur des douanes à Gavarnie.
  • Vers 1857, avec le guide Bastien Tenturier, il y mena Mme et M. Alluaud en poursuivant par les gradins du Cirque et non (comme le supposait initialement Henri Béraldi) par le Col de la Cascade dont la primeur revient à Henry Russell et son guide Célestin Passet en 1871.
  • le 27 juillet 1866, Emilien Frossard atteignit la source de la cascade de Gavarnie par cette brèche qu'il appela Brèche Passet.
[Références]
PASSET Gavarnie,
Mont Perdu
  • Le Boulevard Passet est située sur le flanc nord la crête Ouest du Marboré, entre la Brèche Passet [1] et le sommet.
  • Le 21 août 1906, la première ascension du Marboré par cette crête a été réalisée par Henri Brulle et son fils Roger avec le guide Célestin Passet (1845-1917).
  • Brulle indique "corniches faciles, grand couloir" il est donc assez certain qu'ils aient évité le fil de l'arête en empruntant la large corniche en versant nord, c'est à dire le Boulevard Passet et le Couloir d'Angle.
  • Henri Brulle disant en 1906 "Arrête de la Brèche Passet", on peut donc à juste titre considérer que le nom du Boulevard Passet vient de cette première ascension (donc Célestin) et celui de l'arrête Passet [2] vient de la Brèche Passet (donc Laurent) [1].
[Références]
PASSET Gavarnie,
Mont Perdu
  • L'Arête Passet est située sur la crête Ouest du Marboré, entre la Brèche Passet [1] et le sommet.
  • Le 21 août 1906, la première ascension du Marboré par cette crête a été réalisée par Henri Brulle et son fils Roger avec le guide Célestin Passet.
  • Brulle indique "corniches faciles, grand couloir" il est donc assez certain qu'ils aient évité le fil de l'arête en empruntant la large corniche en versant nord, c'est à dire le Boulevard Passet [2] et le Couloir d'Angle.
  • Henri Brulle disant en 1906 "Arrête de la Brèche Passet", on peut donc à juste titre considérer que le nom du Boulevard Passet vient de cette première ascension (donc Célestin) et celui de l'arrête Passet vient de la Brèche Passet découverte par Laurent Passet (1810-1864) [1].
  • En 1938, Robert Chevallier, Jean Mailly et Roger Mailly ont réalisé l'ascension intégrale de cette arête, probablement la première.
[Références]
PASSET Munia,
Robiñera
  • Le Passet, indiqué "Eth Passet" sur la carte espagnole au 1/25000 Ordesa y Monte Perdido du PNO, est un passage rocheux (mur de 4 m environ) sur la voie normale de la Munia.
  • En 1864 le guide Henri Paget "Chapelle" (1812-1874) mena Charles Packe à la Munia par le Col de la Sède et les flancs des sommets orientaux du cirque de Troumouse [1].
  • En 1869, Henri Paget "Chapelle" mena Henry Russell à la Munia par un nouvel itinéraire, à savoir la face nord et la brèche appelée par la suite Col Paget Chapelle [2]. Ils n'ont pu que franchir "Le Passet" mais Henry Rusell n'en fait pas mention.
  • En 1874, Henri Paget "Chapelle" mena Alphonse Lequeutre à la Munia par la "voie normale" de l'époque à savoir par le Col de la Sède et les flancs des sommets orientaux du cirque de Troumouse [1].
  • En 1875, Le guide Henri Passet (1845-1920) accompagné du guide Pierre Pujo [3] mena au sommet de la Munia Frantz Schrader et Alphonse Lequeutre par "une pente verticale de rochers lisses" (Le Passet) et le Col de la Munia. Ils ne donnérent pas de nom à ce passage tout comme Georges Ledormeur pour qui ce n'était en 1928 qu'une "petite corniche taillée dans la paroi rocheuse"
  • On pourrait penser que ce nom fait référence à Henri Passet mais "Eth passet" signifiant le petit passage, on relève dans la vallée de Gavarnie "Eth passet d'era espugna", "Eth passet d'era courba", "Eth passet det gradou", "Eth passet d'eras singlas". On relève également sur la carte citée plus haut "Passet de Fornos" à la Estiba (Estive) au Nord du Refuge de Pineta.
[Références]
PASSET-PUJO Gavarnie,
Mont Perdu
  • La Brèche Passet-Pujo est située sur le Mallo Oscuro (Mallo Escuro) à une altitude d'environ 2350m dans le contrefort Sud de la Punta de Las Ollas (Punta deras Solas) entre les deux itinéraires du GR-11.
  • Henri Passet (1845-1920) avait entendu parler d'un passage direct (certainement "El Itinérario Del Reino de Aragon") qui permettait d'aller de Torla à Bielsa en une journée.
  • Etienne-Gabriel Arbanère était passé par le Passage Direct en 1820 avec les guides Jean-Bernard Taulat "Rondou" fils, et Joseph (?).
  • Le 28 août 1875, Franz Schrader et Alphonse Lequeutre, allèrent du Col de Niscle (Collado de Añiclo - Collata Añiclo) au Col Supérieur de Gaulis (Collado de Goriz - Collata Arrablo) avec Henri Passet et Pierre Pujo. Depuis la Mallata (bergerie) d'Alto où ils ne purent rencontrer les bergers pour s'informer, ils s'engagèrent sur la Faixa (Faja - Vire) Rincon, franchirent par des terrasses et une brèche le contrefort du Mallo Oscuro (Mallo Escuro). la découverte de cette brèche leur ayant fait quitter l'itinéraire qui passe au dessus et rejoint les bergeries (Las Mallatas), ils descendirent et suivirent la Faixa Mallo Escuro sous le Mallo de Buessa puis traversèrent le Baranco Arrablo au fond du cirque.
  • Franz Schrader et Alphonse Lequeutre appelèrent cette brèche du nom de leurs guides.
  • Après 1875, Pierre Pujo y mena encore des clients (Ernest Dupuy) puis la Brèche Passet-Pujo et le Passage Direct tombèrent ensuite dans l'oubli.
  • En 1931, Jean Arlaud chercha la Brèche Passet-Pujo mais suivit une autre vire.
  • En 1995-1996, Silvio Trevisan trouva cette brèche mais son article "De la Brèche Passet-Pujo à l'Itinérario Del Reino de Aragon" tout comme la carte "Massif de Gavarnie et du Mont Perdu"[1] de Franz Schrader ne permettent malheureusement pas de localisation précise.
[Références]
PEYTIER-HOSSARD Balaïtous
 
  • Le Cap Peytier-Hossard, l'Arête Peytier-Hossard, et la Brèche Peytier-Hossard sont situés au nord-est du Balaïtous.[1]
  • Le 3 août 1825 après l'ascension du Pic de Palas par erreur puis 3 tentatives, lors de la campagne de triangulation de premier ordre, le capitaine géodésien Pierre Eugène Félicien Peytier (1793-1864), le lieutenant géodésien Paul-Michel Hossard (1797-1862) [2], Jean-Pierre Cousté (1798-1877) (chasseur d'Arrens servant de guide) réalisent la première ascension du Balaïtous. Ils campèrent au sommet et renouvelèrent l'opération l'année suivante. Il étaient accompagnés de porteurs et d'un domestique. Cette première ascension et les deux séjours au sommet restérent méconnus durant durant 39 ans et ses auteurs durant 73 ans.
  • Le 15 septembre 1864 Charles Packe et le guide Jean-Pierre Gaspard croyant faire une première, découvrent au sommet au sommet du Balaïtous des débris de campement de leurs prédécesseurs.
  • On pensa qu'il s'agissait du Lieutenant-Colonel Jean-Baptiste Corabœuf en tant que chef de service pour les travaux de géodésie dans les Pyrénées entre 1825 et 1827 ou du capitaine topographe Henri Saget pour les travaux de cartographie entre 1848 et 1852. Par où sont ils passés exactement ? Les pyrénéistes de l'époque cherchent à percer l'énigme.
  • En 1878, dans son ouvrage Souvenirs d'un Montagnard (1° édition), Henry Russell raconte ses recherches infructueuses mais indique un certain chasseur Coustet comme guide de Peytier et Hossard. Il nomme également Petit Balaïtous ce qui deviendra le Cap Peytier-Hossard.
  • En 1898, Henri Beraldi (1849-1931) exhuma les rapports de Peytier. Il en fit un important compte-rendu dans ses ouvrages (cf. Références). Il donne à la brèche à retrouver le nom de Brèche Peyrier-Hossard.
  • En août 1901, Henri Brulle, René d'Astorg et Célestin Passet cherchent et pensent avoir retrouvé l'itinéraire emprunté par les géodésiens.
  • Ils auraient semble-t-il franchi le facile Col du Pabat et contouné l'éperon (appelé plus tard Eperon Rayssé [3]), seraient passées sur le flanc sud-est du Petit Balaïtous (futur Cap Peytier-Hossard) en évitant le Glacier de Las Néous par de larges corniches d'éboulis (futures Terrasses Gaspard-Sallette [4]), auraient remonté la cheminée pour atteindre une brèche (future Brèche Peytier-Hossard), emprunté une vire (future Vire Béraldi [5]) dans le sens est-ouest pour terminer l'ascension par la diagonale nord-ouest.
  • Le 31 juillet 1904, sans être au courant de cette découverte, George et Charles Cadier suivent sensiblement le même itinéraire et arrivent à la même conclusion. Ils donnent au petit Balaïtous le nom de Cap Peyrier-Hossard. Ils donnent également à la vire situé entre les Brèche (Peytier-Hossard et des Isards) le nom de Vire Beraldi [5].
  • En 1904, Henri Beraldi donne (dans le livre I de son ouvrage Cent ans aux Pyrénées) le nom de Arête Peyrier-Hossard [6] à la crête horizontale qui relie le Cap Peytier-Hossard à la Brèche Peyrier-Hossard.
  • Le 24 juillet 1905, George et Edouard Cadier rencontrent le berger Lucien "Madelon" Cousté qui indique l'identité du guide de Peytier et Hossard à savoir son père Jean-Pierre Cousté. Cette information confirme celle recueillie par Henry Russell. En recoupant les informations fournies par Emile Rayssé [3], ils en déduisent que faisaient aussi partie de ces expéditions un certain Marcou et l'oncle maternel d'un certain Artigala.
[Références]
POLLUX Gavarnie,
Mont Perdu
Aller à CASTOR et POLLUX (Col des Astazous)
PRINCE Vignemale

Aller à MOSKOWA (Couloir de la Moskowa)
PUJO Gavarnie,
Mont Perdu
Aller à PASSET-PUJO (Brèche Passet-Pujo)
RAYSSE Balaïtous
 
En cours d'étude et de rédaction
RAVIER Posets,
Eriste

Jean et Pierre Ravier ont désapprouvé que leur nom soit attribué à un sommet.
Voir JUMEAU (Picos de los Gemelos)
Voir Avant-propos.
[Références]

RIERA-ALCUBIERRE Pierre St Martin,
Lescun
  • L'Aiguille Riera-Alcubierre est située sur le versant Est de la crête reliant la Petite Aiguille (Aiguille Sud) d'Ansabère à la Grande Aiguille (Aiguille Nord ou Aiguille Calame-Carrive) d'Ansabère [1] situées au Sud de la Table des Trois Rois.
  • En 1971, José-Ignacio Ariz et Gregorio Ariz en réalisèrent la première ascension.
  • Ils appelèrent cette pointe des noms de Ramon Riera et Manuel Alcubierre décédés peu de temps avant à la Piedraforca.
[Références]
ROI Pierre St Martin,
Lescun
  • Le Trône du Roi est un sommet situé entre les villages de Sarrance et Lourdios. Cette appellation est une mauvaise interprétation phonétique de "Turon d'Aourey" (Butte ventée).
  • La correction a été apportée récemment par l'IGN. [1]
  • Sans risque de se tromper, on peut considérer que d'autres toponymes identiques ont subi la même erreur (d'aourey écrit dou (du) Rey : La Montagne du Rey au SE de Louvie-Juzon, le Prat du Rey au SO de Ségus, etc.
[Références]
ROI Pierre St Martin,
Lescun
  • Le Pic des Trois Rois, Hiru Erregeen Mahaia, Pico de los Tres Reyes ou Punta de Los Reyos et la Table des Trois Rois, Mesa d'os Tres Reis sont situés au Sud de Pic d'Anie.
  • La Table des Trois Rois est la "borne" frontière naturelle des royaumes d'Aragon, France et Navarre.
  • La première ascension de la Table des Trois Rois à été réalisée par Edouard Wallon en 1883.
[Références]
RUSSELL Maladeta,
Vallibierna
  • La Pointe Russell ou, selon les cartes ou les récits, le Pic du Milieu est situé à mi-distance entre les sommets de l'Aneto et de la Maladeta.
  • A l'origine, le Pic du Milieu ne désignait pas un pic en tant que tel mais la crête s'étendant du Col Maudit (appelé ainsi par Henry Russell le 7 juillet 1880) au Col du Milieu et présentant l'aspect d'une muraille basse. Les divers pitons qui la hérissent sont l'Aiguille Schmidt-Endell [1], le Pic Maudit [2], la Pointe d'Astorg [3], et la Cime orientale (devenue Pointe Russell puis Pic du Milieu).
  • Avant 1860, Toussaint Lézat et le guide Jean-Marie Redonnet "Michot" réalisèrent la première ascension de ce sommet par le versant Sud. Cette ascension étant passée inaperçue, il avait été considéré que ce furent Henry Russell (1834-1909) et les guides Firmin Barrau et Célestin Passet qui l'auraient réalisée en 1881.
  • En 1882, apparaît le nom Pointe Russell.
  • En 1945, la Pointe Russell est indiquée sur la carte-esquisse au 1/50.000 de Léon Maury alors que sur la carte au 1/80.000 de Georges Ledormeur, il y est indiqué Pic du Milieu.
  • Actuellement, le nom Pointe Russell n'est plus usité.
[Références]
RUSSELL Maladeta,
Vallibierna
  • Le Pic Russell est situé à l'extrémité du chaînon Sud-Est de l'Aneto.
  • Le 8 août 1865, Henry Russell (1834-1909) réalisa en solitaire la première ascension de ce sommet, il appela Petit Néthou.
  • En 1866, le Pic Russell est indiquée sur la Carte des Monts Maudits 1/80.000 de Charles Packe.
  • Par extension, des sommets, une brèche et un glacier voisins sont appelés du nom de Henry Russell.
[Références]
RUSSELL Maladeta,
Vallibierna
  • L'Estany de la Cap de la Vall ou Lac Russell est situé au pied du Pic Russell à son Sud-Est. [1]
  • En 1866, Charles Packe appela ce lac "Lac de Salenque" sur sa carte des "Monts Maudits".
  • En 1893, Emile Belloc a appelé du nom de Henry Russell (1834-1909) la zone lacustre située entre le Pic Russell et l'Estany de la Vall en l'appelant "Vall Russell".
  • En 1920, le Lac Russell est indiqué sur une carte intégrée au guide Soubiron.
  • Le Lac Russell est indiqué sur la carte des Pyrénées Centrales 1/20.000 de Franz Schrader (dressée en 1882-1892 et révisée en 1929-1932-1933 par Léon Maury).
  • En 1945, le Lac Russell est encore indiqué sur les cartes Maury et Ledormeur.
  • Dans le guide Ollivier, il est indiqué Estany Cap de la Vall avec le nom Russell entre parenthèses.
  • Actuellement, ce lac est appelé Estany de la Cap de la Vall sur les cartes espagnoles.
[Références]
SAINT-SAUD Bachimala,
Gourgs-Blancs
  • Le Pic Saint-Saud est situé sur l'arête NO du Pic des Gourgs-Blancs.
  • le 20 août 1885, Maurice Gourdon réalisa avec les guides Barthélemy "Nieou" Courrège et Rafaël Angusto la première ascension de ce sommet.
  • Aymar de Saint-Saud (1853-1951) surnommé "Le comte courant" [1] réalisait gracieusement des campagnes topographiques en collaboration avec le Service Géographique de l'Armée. En remerciement pour ses campagnes de 1905 et 1906 le Service Géographique de l'Armée appela du nom de Saint-Saud les trois pointes de la crête NO du Pic des Gourgs Blancs (entre la Pyramide de Pouchergues et le Pic Lourde-Rocheblave [2]) alors qu'Aymar de Saint-Saud avait déjà appelé l'une d'elle Pic Camboué [3].
  • Finalement, le Pic Camboué retrouva son nom, les deux autres anonymes prirent le nom de Saint-Saud.
  • En 1952, lors de la révision des cartes, l'IGN conserva la Pointe Saint-Saud au Sud du Pic Camboué et repoussa le Pic Saint-Saud au sommet coté 3003 appelé par Aymar de Saint-Saud Pyramide de Pouchergues, nom que L'IGN déplaça plus au Nord à la cote 2885.
  • Par la suite, le nom de Saint-Saud ne fut maintenu qu'au sommet coté 3003 où de toute évidence Aymar de Saint-Saud n'était jamais allé.
[Références]
SAYO Maladeta,
Vallibierna
  • Le Pic Sayo ou Second Pic occidental de la Maladeta est situé au Nord-Ouest du Pic de la Maladeta.
  • Le 25 août 1877, Henry Russell réalisa avec le guide Célestin Passet la première ascension du Pic Cordier [1] (nommé Pic Nord-Ouest par Russell) depuis le Col d'Albe. Son récit laisse penser qu'il avait réalisé la première ascension de ce sommet.
  • Le 16 août 1911, Emilio Juncadella parcourut avec les guides venasquais José Sayo "Pepe", José Mir et José Delmas "Jotas" les sommets occidentaux de la Maladeta.
  • le 27 juillet 1916, José Sayo "Pepe", premier tenancier du refuge de la Rencluse, fut foudroyé à l'Aneto avec Adolf Blass. José Delmas "Jotas" organisa la récupération des corps.
  • En 1985, Feliu Izard appela ce sommet du nom de José Sayo dans sa liste des Trois Mille.
  • Par extension, le col situé au Sud-Est porte parfois le nom de Col Sayo (3182).
[Références]
SCHMIDT-ENDELL Maladeta,
Vallibierna
  • L'Aiguille Schmidt-Endell est située au Nord-Ouest et très proche du Pic Maudit à mi-distance entre les sommets de l'Aneto et de la Maladeta.
  • A l'origine, le Pic du Milieu ne désignait pas un pic en tant que tel mais la crête s'étendant du Col Maudit (appelé ainsi par Henry Russell le 7 juillet 1880) au Col du Milieu et se présentant sous l'aspect d'une muraille basse. Les divers pitons qui la hérissent sont le Gendarme Schmidt-Endell, le Pic Maudit [1], la Pointe d'Astorg [2], et la Cime orientale (devenue Pointe Russell [3] puis Pic du Milieu).
  • Le 26 août 1908, les allemands Hans Schmidt [4] et Kurt Endell réalisèrent la première traversée intégrale de la crête du Milieu.
  • Le nom Schmidt-Hendel fut attribué à ce gendarme.
[Références]
SEROU Ossau
 
Aller à JEAN-PIERRE (Pic du Midi d'Ossau)
SOEUR Ossau
 
Aller à JEAN-PIERRE (Pic du Midi d'Ossau)
SOEUR Gavarnie,
Mont Perdu
Aller à DEVAUX (Grotte Devaux)
SOUBIRON Maladeta,
Vallibierna
  • Le Pic Soubiron est situé à l'Est de la Tuca de Anglios et séparé de celle-ci par un col appelé par extension Soubiron. Sur les anciennes cartes françaises (Schrader, Maury, Ledormeur,), il est situé à son emplacement d'origine à savoir la Tuca de Anglios.
  • En 1908, Emili Juncadella et le guide Jean Haurillon "Jean Danse"(1878-1964) réalisèrent la première ascensions "touristique" connue de ce probable poste de chasse.
  • le 5 août 1920, Jean Arlaud et Henri Sabadie gravirent ce sommet croyant en être les premiers ascensionnistes.
  • Jean Arlaud proposa à la commission de toponymie franco-espagnole de donner le nom de Pierre Soubiron (1860-1934) à ce sommet. Il y eut le 3 août 1922 une cérémonie de baptême au sommet même.
  • Mais la suite fut une autre histoire, les relations entre Jean Arlaud et Pierre Soubiron vont se dégrader à tel point que Jean Arlaud tenta mesquinement de "déplacer" le Pic Soubiron.
  • Entre 1929 et 1933, Le Pic Soubiron est indiqué sur la carte des Pyrénées Centrales 1/20.000 de Franz Schrader (dressée en 1882-1892 et révisée en 1929-1932-1933 par Léon Maury) à l'emplacement de l'actuel Tuca de Anglios
  • En 1945, le Pic Soubiron est encore indiqué sur les cartes Maury et Ledormeur à l'emplacement de l'actuel Tuca de Anglios.
[Références]
SOURIAC Vignemale

Aller à ARLAUD-SOURIAC (Couloir Arlaud-Souriac)
SWAN Gavarnie,
Mont Perdu
  • Le Couloir Swan est situé dans la face Nord des Pics d'Astazou Il aboutit au col entre ces deux sommets appelé Col Swan.
  • Le 16 septembre 1885, l'anglais F. E. L. Swan fit avec le guide Henri Passet la première ascension de ce couloir pour atteindre le sommet du Grand Astazou.
  • En 1886, F. E. L. Swan fit le récit de son ascension dans l'Annuaire du Club Alpin Français 1885.
  • L'énigmatique F. E. L. Swan n'est autre que Francis Edward Lister Swan (1864-1930) [1].
  • Le nom "Couloir Swan" est indiqué dans un récit de Henri Brulle datant de 1888. les textes le Henri Brulle ont cependant été remaniés par Henri Béraldi et Jean Arlaud.
  • En 1920, dans son guide Pierre Soubiron attribue le nom Col Swan au col situé entre le Grand Astazou et le Petit Astazou, par contre il indique le "Couloir Nord" et non le "Couloir Swan".
[Références]
TCHIHATCHEFF Maladeta,
Vallibierna
  • L'Aiguille Centrale de Llosas ou Aiguille Tchihatcheff est située au Sud-Ouest du Pic d'Aneto.
  • Le 17 juillet 1913, Henri Brulle, son fils Roger Brulle et le guide Germain Castagné réalisèrent la première ascension de l'Aiguille Centrale de Llosas.
  • En 1914, Louis Le Bondidier proposa d'appeler ce sommet du nom Platon de Tchihatcheff (1802-1892) qui fit le 20 juillet 1842 la première ascension du Pic d'Aneto. [1]
  • En 1945, le nom Aiguille Centrale de Llosas est encore indiqué sur la cartes Maury au 1/50.000.
[Références]
TONNELLE Maladeta,
Vallibierna
Aller à ALFRED (Col Alfred)
TREY Pierre St Martin,
Lescun
Aller à BELLOCQ-CAZANAVE-TREY (Couloir Bellocq-Cazanave-Trey)
VETERAN Posets,
Eriste
  • A l'origine, l'actuel Pic de la Montañeta ou Pico de Los Veteranos (Pic des Vétérans) était un des deux sommets appelés, compte tenu de leur aspect vu d'en bas, Los Gemelos (Les Jumeaux) aussi appelés Pics de Gistain. Il s'agit de la pointe nord de ce double sommet (qui en fait est quadruple), elle est située au nœuds de trois arêtes sur la crête Nord du Pic de Llardana ou des Posets.
    L'autre pointe est située sur la crête au sud du Pic de la Montañeta, près de la Brèche Carrive [1].
    Ces deux pointes sont séparées par la Brèche des Jumeaux (Brecha de los Gemelos).


Mais des modifications importantes eurent lieu par la suite ainsi qu'une certaine forme d'appropriation.

  • En 1921, Félix Carrive [1] et Georges Ledormeur auraient réalisé la première ascension des Picos de Los Gemelos (3160 m et 3125 m selon les anciennes cotes) en montant au Pic des Posets par l'arête Nord.
  • En 1922, ces sommets ont été appelés Pics Ledormeur par Jean Arlaud.
  • En 1932, George Cadier a écrit dans le Bulletin pyrénéen "Arête septentrionale des Posets (conquise par le regretté Paul Loustalot, victime [en 1928] de l'aiguille Verte)".
  • En 1958, Le nom "Pic des Jumeaux" a été mentionné dans le Guide d'André Armengaud et Agustin Jolis publié en langue espagnole par le CEC. Ce guide fut par la suite traduit en français et publié par Robert Ollivier.
    L'emplacement du sommet "Los Gemelos" y est clairement identifié (carte, croquis, description et altitude) au nœuds des trois arêtes. la brèche Carrive est également indiquée mais le sommet Sud (3160) n'est pas nommé.
  • En 1960, la première édition de la carte Editorial Alpina indique également "Los Gemelos" (3125) au nœuds des trois arêtes. Le sommet Sud (3160) et la brèche Carrive ne sont ni indiqués, ni dessinés.
  • En 1972, la cinquième édition de la carte Editorial Alpina indique les deux cotes d'altitude mais le nom "Los Gemelos" a été déplacé sur le sommet Sud (3160). Cette modification ne fut pas anodine.
  • En 1973, Salvador Morales mentionne "Gemelo Norte" (3125m) et "Gemelo Sur" (3160 m) dans sa liste des trois mille.
  • En 1975, la revue Cimas utilise également les dénominations "Gemelo Norte" (3125m) et "Gemelo Sur" (3160 m).
  • En 1977, Manuel Cortés indique "Los Gemelos" uniquement avec la cote 3125 dans sa liste des trois mille.
  • En 1982, Jean Escudier mentionne l'ascension de "Los Gemelos (Les Jumeaux, 3160 et 3125 m)" en 1921 par Félix Carrive et Georges Ledormeur.
  • En 1985, Feliu Izard reprend les mentions de Salvador Morales dans sa liste des trois mille, à savoir "Gemelo Norte" (3125m) et "Gemelo Sur" (3160 m).
  • En 1986, en ne s'appuyant que sur les dernières cartes Editorial-Alpina, Juan Buyse [2] considéra le sommet Nord (3125 m corrigé en 3129 m) anonyme et le rebaptisa de son propre surnom catalan "El Vetera" [3]. Afin de calmer la contestation qui s'installa au sein de l'Equipe des Trois Mille [4], il tenta de se justifier.
  • En octobre 1988, Juan Buyse obtint de André Armengaud, Agustin Jolis et Ramon de Sémir (géographe d'Editorial-Alpina) une déclaration reconnaissant l'anonymat du sommet Nord et une erreur sur le guide Armengaud-Jolis. Il changea le nom en "Pico de Los Veteranos" [3] et attribua le sommet Sud (3160) aux frères jumeaux Jean et Pierre Ravier et ce contre leur gré [5].
  • Par la suite, le "liste des trois mille" de Juan Buyse ayant été publiée, les cartes et écrits entérinèrent ses appellations.
[Références]
WALLON Aspe,
Bisaurin
  • La Brèche Wallon ou El Paso de Napazal est situé entre la Punta de la Llana de la Garganta (ou Pico d'a Llena d'a Garganta) et la Punta de la Llana del Bozo (ou Pico d'a llena d'o Bozo) à l'Ouest du Pic d'Aspe.
  • En 1865, ce col gravi par Edouard Wallon (1821-1895) "Le Père Wallon" est indiqué sur sa carte simplement "Brèche" et reste anonyme.
  • En septembre 1903, George Cadier l'appela du nom de Edouard Wallon.
[Références]
WILSON Estaing,
Barbat
  • Le Pic Wilson, antérieurement appelé Rocher de Cohe est situé au NNE du Moun Né (Monné) de Cauterets.
  • Il ne s'agit en aucun cas du nom d'un pyrénéiste.
  • En 1918, la station thermale de Cauterets reçut des permissionnaires du corps expéditionnaire américain en tant que station climatique et de convalescence.
  • Le conseil municipal de Cauterets décida de baptiser la Place des Œufs ainsi que ce sommet du nom du président des États Unis, Thomas Woodrow Wilson (1856-1924).
  • Le 30 janvier 1919, douze soldats américains menés par Alphonse Meillon célébrèrent l’événement au sommet.
[Références]
YEOUS Pic du Midi,
Montaigu
  • Les Pics Yéous sont situés au Nord-Ouest du Soum de Léviste. Ils sont appelés également Pic deths Tres Gahus, Pic des Trois Hiboux.
  • N'en déplaise aux tenants de la mythologie et des légendes, ni le maître de l'Olympe ni aucun géant n'y a demeuré.
  • George Sand enchantée par les lieux s'en inspira pour publier en 1873 un conte romanesque et fantastique "Le Géant Yéous".
  • Bien que George Sand à la suite de quelques "érudits" du XIX° siècle rattachaient ce nom à Zeus et qu'Alphonse Meillon pensait à un hydronyme, les toponymistes actuels s'accordent à donner le sureau yèble (sambucus ebulus) comme origine latine et gasconne.
[Références]

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