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PYRÉNÉES, CHEMINS DE TRAVERSE

QUI est ce pic, ce col, ce couloir, cette brèche ... ?
Profil de la traversée
Cette "enquête" en cours, entreprise en Janvier 2013 devrait aboutir à plus de 300 anthropotoponymes

Prenez quelques instants pour lire l'Avant-Propos

ABADIAS Maladeta,
Vallibierna
  • Le Pico Abadias (Pic Abadias) est situé sur la crête sud du Pic de la Maladeta.
  • En 1902, Ramiro Busquets Codina et les guides José Sayo "Pepe" et Manuel Mir réalisèrent la première ascension de ce pic en atteignant le sommet du Pic de la Maladeta depuis le Col Maudit.
  • Antonio Abadias (1886-1967) "le lion de l'Aneto", gendre de José Sayo "Pepe", fut tenancier du refuge de la Rencluse et auteur de nombreuses ascensions dans le massif.
  • José Antonio Abadias Sayo (1914-1988), petit-fils de José Sayo "Pepe", administra le premier refuge d'Estos.
  • En 1988, Juan Buyse appela ce pic du nom d'Abadias dans sa liste des trois mille.
  • Par extension, le col situé immédiatement au nord sur la crête est parfois appelé Col Abadias.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina indiqua pour ce sommet Pico Abadias.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Le nom Pico Abadias est remplacé par Tuca d'Abadías / Roca de Cregüeña.

[Références]
ABADIE-ARLAUD Perdiguero,
Maupas
  • Le Couloir Abadie-Arlaud est situé dans la face ouest du Pic Lézat.
  • En 1927, Pierre Abadie, Jean Arlaud (1896-1938), Jean Cantegril, Elie-Charles Fazeuilles, Gaston Fosset, André Monegier et Jean Pérès réalisèrent la première ascension de ce couloir.
  • En 1969, le nom "Couloir Abadie-Arlaud" est mentionné dans le guide Ollivier "Pyrénées centrales III"

[Références]
ALCUBIERRE Pierre St Martin,
Lescun
Aller à RIERA-ALCUBIERRE (Aiguille Riera-Alcubierre)
ALFRED Maladeta,
Vallibierna
  • Le Coth d'Alfred (Col Alfred) est situé au sud de la Forcanada (ou Malh des Pois).
  • En 1858, Alfred Tonnellé (1831-1858) franchit ce col avec les guides Pierre Redonnet "Nate" et Antoine Ribis lors de la première ascension de la Forcanada. [?]
    Au Mont Perdu, Alfred Tonnellé rencontra Henry Russell. Celui-ci écrivit plus tard :
    • "L'infortuné Tonnellé, qui, s'il avait vécu, serait devenu une des illustrations pyrénéennes, non seulement comme grimpeur, mais ce qui vaut bien mieux, comme écrivain lyrique et passionné."
  • En 1860, Ernest Lambron appela ce col du prénom d'Alfred Tonnellé dans son guide "Les Pyrénées et les eaux thermales sulfurées de Bagnères-de-Luchon".
  • En 1958, dans le guide Posets-Maladeta de André Armengaud et Agustin Jolis édité en espagnol par le Centro Excursionnista de Cataluña, ce col est nommé Coll Alfred.

[Références]
ALLEMAND Arbizon,
La Mongie
L'énigme n'est pas résolue à ce jour.
Merci de me contacter si vous avez de quelconques informations probantes ou concordantes à ce sujet.


  • Le Soum du Cot de l'Espade ou Pic Allemand est situé à l'ouest du Pic des Quatre Termes.
  • En 1779-1781, La carte Cassini indique "Cot d'Espade".
    En 1835, le Cadastre napoléonien de Betpouey-Barèges (TA; B4) indique "Som du Cot de Lespade". Celui de Bagnères de Bigorre n'indique rien.
    En 1945, la carte au 1/80.000 de Georges Ledormeur indique "Cot de l'Espade".
    En 1950, l'IGN indique "Pic du Cot de Lespade".
    En 1966, la carte au 1/80.000 de Georges Ledormeur indique encore "Cot de l'Espade".
    En 1968, le guide de Robert Ollivier indique "Soum du Cot de l'Espade".
  • En 1993, Le guide de Georges Véron indique "Pic du Som de l'Espade encore appelé Pic Allemand".
    En 1996, Le guide de Miguel Angulo indique "Pic Allemand" sur une carte et "Soum du Cot de l'Espade" sur un croquis.
    En 2009, le répertoire Toponymique de Robert Aymard indique "Allemand, Cot d'Espade, Ethnonyme"
L'appellation "Pic Allemand" semble récente. Aucune information concernant ce "baptême" n'apparaît.

[Références]
ARBEX Tendenera
  • L'Arête nord de la Peña Roya appelée aussi Arista Arbex (Arête Arbex) est située à l'extrémité ouest de la Sierra de Tendenera.
  • En 1974, Pablo Lasala et Carlos Zapata réalisèrent la première ascension de cette arête.
  • Ils dédièrent cette ascension à leur compagnon d'escalade Alfonso Arbex lors d'une réunion du GAME (Grupo de Alta Montaña Español) au lac de Sabocos.
  • En 1983, dans le "Guia del Pirineo Occidental Oscense", Marcos Feliú Dord et Carlos Sainz Varona donnent à cette arête le nom de "Arista Arbex".

[Références]
ARENAS Maladeta,
Vallibierna
Aller à OLIVERAS-ARENAS (Pointe Oliveras-Arenas)
ARGAROT 
(Jean SORS dit)
Maladeta,
Vallibierna
  • L'Aiguille sud-ouest de Llosas ou Aguja Argarot (Aiguille Argarot) est située au sud-ouest du Pic d'Aneto.
  • En 1920, Jean Arlaud et Henri Sabadie réalisèrent la première ascension de l'Aiguille sud-ouest de Llosas. Jean Arlaud proposa de nommer cette aiguille du surnom du guide Jean Sors "Argarot" (1805-) qui fit notamment le 20 juillet 1842 la première ascension du Pic d'Aneto. [Voir Pont de Mahomet]
  • En 1945, le nom Aiguille SO de Llosas est encore indiqué sur la cartes Maury au 1/50.000.
  • En 1958, dans le guide Posets-Maladeta de André Armengaud et Agustin Jolis édité en espagnol par le Centro Excursionnista de Cataluña, ce sommet est nommé Aguja central o Tchihatcheff.
  • En 1988, Juan Buyse appela également ce pic du nom d'Argarot dans sa liste des trois mille.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina indiqua pour ce sommet Aguja Argarot.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Aguja Argarot est modifié en Agulla d'Argarot.

[Références]
ARLAUD Bachimala,
Gourgs Blancs
  • Le Pic du Port d'Oo ou Pic Jean Arlaud, Tuca de O pour les Espagnols, est situé à l'est du Pic des Gourgs Blancs sur la crête frontière.
  • En 1807, lors de sa tentative d'ascension de la Maladeta, le botaniste Augustin Pyramus de Candolle a réalisé un croquis représentant la crête frontière. Il y est inscrit le nom de certains sommets dont le "Pic du Port d'Oo".
  • Avant 1870, Toussaint Lézat aurait réalisé la première ascension du Pic du Port d'Oo [?]. Cette ascension a cependant été considérée douteuse par Henri Béraldi [?].
  • En 1881, Henri Brulle et Jean Bazillac avec le guide Célestin Passet en réalisèrent la première (ou seconde) ascension.
  • En 1920, Auguste Alba, Pierre Albrespy, Jean Arlaud (1896-1938), Pierre Burgaud, Jacques Denille, Olivier Lebourg, Roger Martin, Fernand Petit, Jean Pujol, Jean Sabadie et Henri Sabadie fondèrent le Groupe Des Jeunes (GDJ). Jean Arlaud en était "le Patron" absolu [?], le "fétiche" comme l'écrira sévèrement André Armengaud.
  • En 1938, Jean Arlaud fit une chute mortelle sur la crête ouest des Gourgs Blancs en présence de Georges Camp et René Prada.
  • En 1948, les membres du GDJ (Groupe Des Jeunes) proposèrent de rebaptiser le Pic du Port d'Oo situé sur le crête est des Gourgs Blancs du nom de Jean Arlaud.
  • On peut supposer que Jean Arlaud, membre de la Commission de Topographie et de Toponymie Pyrénéenne et signataire de la résolution du 12 mars 1922, ait refusé ce baptême, le sommet n'étant pas anonyme. [Voir l'Avant-Propos]
  • L'IGN refusa argumentant que ce sommet avait déjà un nom bien connu et indiqua sur le crête est une pointe anonyme très proche de l'accident à savoir la Pointe Centrale des Gourgs Blancs.
  • En 1953, contre toute logique, le nom Pic Jean Arlaud fut mentionné à l'emplacement du Pic du Port d'Oo dans le guide Armengaud-Comet, à l'opposé du lieu de l'accident et de la pointe anonyme.
  • En 1955, l'IGN (français) ne put qu'entériner cet état de fait en inscrivant la double dénomination "Pic du Port d'Oo ou Pic Jean Arlaud".
  • En 1958, dans le guide Posets-Maladeta de André Armengaud et Agustin Jolis édité en espagnol par le Centro Excursionnista de Cataluña, ce sommet est nommé Pico Arlaud.
  • En 1988, Juan Buyse appela également ce pic du nom de Jean Arlaud dans sa liste des trois mille.
  • En 2010, Robert Aymard concluait son article "Histoire d'une montagne, les Gourgs Blancs" par :
    • "Ainsi ce pic ne sera jamais pleinement ni du Port d'Oo, ni Jean Arlaud"
  • La carte Editorial Alpina indiqua également pour ce sommet Pico Jean Arlaud.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Le nom de Jean Arlaud n'est pas mentionné et Tuca de O est remplacé par Tuca d'el Puerto d'O.

[Références]
ARLAUD Perdiguero,
Maupas
Aller à ABADIE-ARLAUD (Couloir Abadie-Arlaud)
ARLAUD Posets,
Eriste
  • La Brèche de Llardana ou Col Jean Arlaud est située sur l'arête joignant le Pic de Las Espadas au Pic de Llardana (Posets), au SO et au plus près de celui-ci, au pied et au NE se la Tuqueta Roya.
  • Le Couloir Jean Arlaud est situé dans la face NO de cette crête et aboutit au Col Jean Arlaud.
  • En 1924 [?], Jean Arlaud (1896-1938), Raymond d'Espouy et André Monégier réalisèrent la première ascension de ce couloir.
  • En 1938, quelques temps avant sa chute mortelle sur la crête des Gourgs Blancs, montrant du doigt le massif des Posets, Jean Arlaud murmura "le Col Jean Arlaud".
  • En 1958, dans le guide Posets-Maladeta de André Armengaud et Agustin Jolis édité en espagnol par le Centro Excursionnista de Cataluña, ce col est nommé Collado Jean Arlaud. Le couloir est appelé Canal o "couloir" Jean Arlaud

[Références]
ARLAUD-SOURIAC Vignemale
  • Le Couloir Arlaud-Souriac est situé dans le Vignemale entre la face nord de l'Aiguille des Glaciers et la face ouest de la Pointe de Chausenque.
  • En 1933 [?], Jean Arlaud (1896-1938), Pierre Souriac et Jean Lescamela [?] réalisèrent première ascension de la pointe de Chaussenque par l'aiguille des glaciers en empruntant ce couloir puis en rejoignant le sommet de l'Aiguille des Glaciers (alors anonyme).
  • En 1965, le nom "Couloir Arlaud-Souriac" est indiqué dans le guide Ollivier

[Références]
ARMENGAUD Bachimala,
Gourgs Blancs
  • La Pointe Centrale des Gourgs Blancs ou Tour Armengaud est située sur la crête frontière à l'ouest du Pic des Gourgs Blancs entre ce dernier et la Pointe Lourde-Rocheblave.
  • En 1864, Henry Russell et le guide Jean Haurillon [?] atteignirent ce sommet lorsqu'ils réalisèrent la 1° ascension des Gourgs Blancs en contournant la pointe ouest (appelée plus tard Pointe Lourde-Rocheblave).
  • En 1938, Jean Arlaud fit une chute mortelle sur la crête ouest des Gourgs Blancs en présence de Georges Camp et René Prada, non loin de la Pointe Centrale.
  • En 1988, Juan Buyse baptisa du nom de André Armengaud (1920-1994) cette pointe qui aurait dû à plus juste titre porter le nom de Pic Jean Arlaud. Pour comble d'ironie, André Armengaud critiquait ouvertement le GDJ (Groupe Des Jeunes) et "son idole" Jean Arlaud.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina indiqua pour ce sommet Torre Armengaud.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Ce 3000 a échappé à cette liste.

[Références]
ASTORG Maladeta,
Vallibierna
  • La Punta d'Astorg (Pointe d'Astorg) est une des éminences du Pic du Milieu située à mi-distance entre les sommets de l'Aneto et de la Maladeta.
  • A l'origine, le Pic du Milieu [?] ne désignait pas un pic en tant que tel mais la crête s'étendant du Col Maudit [1]. au Col du Milieu et présentant l'aspect d'une muraille basse. Les divers pitons qui la hérissent sont l'Aiguille Schmidt-Endell, le Pic Maudit [1], la Pointe d'Astorg, et le Pic du Milieu, appelé quelques temps Pointe Russell.
  • En 1901, René d'Astorg (1860-1940) et Henri Brulle avec les guides Célestin Passet et François Bernat-Salles réalisèrent par le versant nord la première ascension de cette pointe.
  • L'année suivante René d'Astorg découvrit avec surprise dans une boutique de Luchon des vues des Monts Maudits avec le Pic du Milieu portant son nom. Cette appellation fut reprise par Louis Le Bondidier en 1905.
  • En 1945, La Pointe d'Astrog est indiqué sur la carte-esquisse au 1/50.000 de Léon Maury. La Pointe Russell en lieu est place du Pic du Milieu y est également indiquée.
  • En 1958, dans le guide Posets-Maladeta de André Armengaud et Agustin Jolis édité en espagnol par le Centro Excursionnista de Cataluña, ce sommet est nommé Punta Astorg.
  • En 1988, Juan Buyse appela cette pointe du nom d'Astorg dans sa liste des trois mille.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina indiqua pour ce sommet Punta d'Astorg.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Le nom Punta d'Astorg est maintenu.

[1] Concernant l'appellation du Pic Maudit et du Col maudit, il y a trois récits différents :
  • "Te voilà donc, sommet maudit ! s'écrie Charles", le guide Charles Gouchan le 16 septembre 1871 aux abords du Pont de Mahomet, selon Stéphen Liegeard. Cette récrimination était de toute évidence envers le sommet de l'Aneto.
  • "Aussi, puisque le col qui le domine n'a pas encore de nom, infligeons lui, sans hésiter, celui de Col Maudit", selon Henri Russell le 7 juillet 1880.
  • "Maudit pic ! grogne quelqu'un. Le voilà baptisé", selon Louis Le Bondidier le 3 août 1905.

[Références]
AUDOUBERT Perdiguero,
Maupas
Louis Audoubert a nettement désapprouvé que son nom soit attribué à un sommet.
Voir Avant-propos

[Références]
AUTRICHIEN Ossau
 
  • La Brèche des Autrichiens est située au pied de la Face nord du Pic du Midi d'Ossau. Mal repérée sur la carte IGN, elle située à quelques mètres au sud du point coté 2250 [1].
  • En 1896, cette brèche fut franchie par Henri Brulle et René d'Astorg avec les guides Célestin Passet et François Bernat-Salles lors de la première ascension du Pic du Midi d'Ossau par l'ouest [?]. Henri Brulle a précisé :
    • "l'endroit est connu des chasseurs d'isards".
  • En 1908, l'autrichien Edmund Gütl (1879-1909) et l'allemand Hans Schmidt suivirent ce même itinéraire sur toute la partie inférieure de la face. Ils le quittèrent avant la vire de l'Embarradère et montèrent directement au sommet. Ils réalisèrent donc la première ascension intégrale par la Face nord.
  • En 1908, Jacques Blanchet, Robert Blanchet, E.J. Carrive, Cipriani et Paul Gardères découvrirent à cette brèche un papier imprimé à Vienne. Ils suivirent, avec quelques variantes, l'itinéraire des "autrichiens" dont ils ignoraient l'ascension et appelèrent cette brèche "Brèche des Autrichiens".

[1] IGN_Autrichiens.jpg

[Références]
AUTRICHIEN Vignemale

  • La Cheminée des Autrichiens et située dans la face nord de la Pique-Longue du Vignemale.
  • En 1933, Henri Barrio et Roger Bellocq réalisèrent (en n'utilisant aucun des 30 pitons prévus) la première ascension de la Face nord de la Pique-Longue du Vignemale ("voie classique").
  • En 1935, Robert Ollivier, Georges Arruyer et Bernard Fauqué réalisèrent la seconde ascension en créant deux variantes.
  • En 1936, les autrichiens Fritz Kasparek (1910-1954) et Sepp (Josef) Brunhuber (1904-1989) [1], croyant faire une première intégrale, réalisèrent la troisième ascension de la Face nord de la Pique-Longue du Vignemale. Ils ouvrirent cependant une variante, la "Cheminée des Autrichiens" ("Chemin de Vienne" selon Sepp Brunhuber), difficile et exposée en quittant dans la partie médiane l'itinéraire de la seconde ascension.

[1] Robert Ollivier, témoin du retour des autrichiens au refuge, indique Karl Brunhuber (puis inévitablement d'autres auteurs par la suite) mais il est indéniable que ce soit Sepp Brunhuber, des documents autrichiens l'attestent. Il réalisa notamment en 1938 la première hivernale de la Face nord de la Cima Grande (Voie Comici) avec Fritz Kasparek.

[Références]
BARRIO-BELLOCQ Pierre St Martin,
Lescun
Aller à BUTOLLI
BARRIO Pierre St Martin,
Lescun
  • La Pointe Barrio est une petite pointe au pied de la Petite Aiguille (Aiguille sud) d'Ansabère située au sud de la Table des Trois Rois.
  • En 1968, Jean et Pierre Ravier réalisèrent la première ascension de cette pointe.
  • Ils appelèrent cette aiguille du nom de Henri Barrio "Coucou" (1912-1969). Ils ont écrit :
    • "De même qu'une rue de LESCUN, une pointe finement sculptée du petit massif d'ANSABE porte le nom d'Henri BARRIO, Avant même son ascension, nous l'avions fait figurer en toutes lettres sur le croquis du guide Ollivier Aspe-Ossau de 1960 - p. 34". Ce croquis n°14 intitulé "Versant sud de la Petite Aiguille d'Ansabère" est signé Pierre Ravier.

[Références]
BAUDRIMONT Gavarnie,
Mont Perdu

Pour étayer l'histoire, "un bon croquis - [Cartes] avec triangulation selon la base Monte Perdido / Punta de Las Olas (repères A et B) - vaut mieux qu’un long discours".

  • En 1872, Henry Russell et Célestin Passet passent la nuit sur une terrasse (peut-être la "terrasse supérieure" de Ramond). Henry Russell l'appela la "Terrasse Belle-Vue".
  • En 1874, la carte de Franz Schrader ne situe pas ces deux sommets. Par contre, la cote d'altitude 3130 correspond à l'Epaule d'Esparets. [?].
  • En 1890, Henri Brulle (avec probablement Roger De Monts, Célestin Passet et François Bernat-Salles) passe à l'Epaule d'Esparets "C'est la fin de l'arête rocheuse".
  • En 1914, la carte de Franz Schrader indique la cote d'altitude 3070 (précédemment 3130) correspondant à l'Epaule d'Esparets. Il indique une éminence cotée 3089 correspondant au Sommet NO et une éminence cotée 3018 correspondant au Sommet SE. [?]
  • En 1931, Jean Arlaud atteint le Sommet SE (coté 3018 sur la carte Schrader) par de sud-ouest. Il y trouve un cairn, ce sommet avait donc déjà été gravi. De là, il monte au Soum de Ramond.
  • En 1967, Henri Baudrimont (1913-2005) publia (Edition des Amis du Musée Pyrénéen) une carte "Arasas" sur laquelle sont situés ces sommets certes anonymes mais avec leur altitude : Épaule Est du Mont Perdu (3077m), sommet au nord-est du Soum de Ramond (3045m) et sommet à l'est du Soum de Ramond (3026m) [?]
  • En 1988, la Fédération Aragonaise de Montagne ayant donné les noms de Alberto Rabada (1933-1963) et Ernesto Navarro (1934-1963) à ces sommets anonymes, un groupe de montagnards décide pour le 25° anniversaire de leur mort à l'Eiger de placer une plaque en marbre au nom de Alberto Rabada sur le sommet NO et de Ernesto Navarro sur le sommet SE.
  • En même temps, Juan Buyse, considérant ces sommets encore anonymes, les baptisa Pic Baudrimont le Sommet NO et Pic inférieur Baudrimont le Sommet SE invoquant le fait qu'Henri Baudrimont, géographe et membre de "l'Equipe des trois mille", avait fait ressortir ces sommets de l'oubli.
  • Sur les deux versants de la chaîne, de vives réactions ne se sont pas faites attendre tant de la part de montagnards outrés par cette "appropriation" de sommets que de celle de Juan Buyse dont les noms de baptêmes, voire le principe même, ne faisaient pas l'unanimité. [Voir l'Avant-Propos]
  • En 1997, la carte au 1/25.000 n°146-IV du CNIG de l'IGN espagnol était totalement muette sur les noms de ces sommets et n'indiquait que les altitudes correspondant à l'Epaule d'Esparets et au sommet NO.
  • En 1998, dans la Revue Pyrénéenne, Marc Jusnel fait le récit de la première ascension par les cordées Jean et Pierre Ravier, Marc et Pierre Jusnel du Mont Perdu par la Face sud le 13 août 1997. Ce récit sera publié en août 2001 dans le revue Muntanya. S'inspirant de la "Terrasse Belle-Vue" d'Henry Russell, Marc Jusnel indique Pic de Bellavista N pour le Sommet NO et Pic de Bellavista S pour le Sommet SE.
  • En 2000, est édité par le Parc National espagnol une carte au 1/25.000 de très bonne qualité accompagnée d'un guide "Ordesa y Monte perdido" (rééditée en 2004). Sur cette carte apparaissent à coté des noms espagnols, les toponymes aragonais. L'Epaule d'Esparets (Epaule E du Mont Perdu) y est appelée Repunta de las Neberas. Le Sommet NO y est appelé Mallo Tormosa / Punta Rabada. Le Sommet SE y est appelé Punta Tormosa / Punta Navarro.
  • En 2006, la carte au 1/25.000 n°146-IV du CNIG de l'IGN espagnol indiquait Repunta de las Neveras (le "v" remplaçant de "b") pour l'Epaule d'Esparets, Mallo Tormosa pour le Sommet NO et aucun nom pour le Sommet SE (altitude 3023).
  • En 2015, la carte du Geospatial Portal SignA de l'IGN espagnol confirme les indications de la carte 2006 au 1/25.000 n°146-IV du CNIG de l'IGN espagnol à savoir Repunta de las Neveras pour l'Epaule d'Esparets, Mallo Tormosa pour le Sommet NO et aucun nom pour le Sommet SE (altitude 3023).
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina indiqua pour ces sommets Puntons de Tormasa (Baudrimont).
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Le nom de Baudrimont n'y est pas mentionné. Mallo de Tormosa est maintenu pour le sommet NO, le sommet SE (sans dénommination officielle) y est appelé Punta de Tormosa (3023). Les noms de Navarro et Rabada sont placés sur d'autres sommets, dans le massif du Maupas, là où l'avait décidé Juan Buyse contairement aux voeux la Fédération Aragonaise de Montagne.

[Références]
BAZILLAC Gavarnie,
Mont Perdu
  • La Picalayuala (pour les Aragonais) ou Pic entre les Brèches (pour les Français), appelé par la suite Pointe Bazillac (Pico Bazillac, Pic Bazillac) est situé entre la Brèche de Roland et la Fausse Brèche.
  • En 1887, la première ascension de ce pic fut réalisée par Jean Bazillac (1857-1928) et le guide Célestin Passet.
    Jean Bazillac en réalisa la seconde ascension l'année suivante avec le guide Henri Passet, Roger De Monts et William Viennot. Cette même année 1888, la troisième ascension fut réalisée par Henri Brulle et Célestin Passet.
  • En 1902, Henri Béraldi cite ces ascensions mais ne fait pas pour le sommet mention d'une appellation "Bazillac".
  • En 1920, Pierre Soubiron quant à lui indique dans son guide "Pic Bazillac"

[Références]
BELLOC Bachimala,
Gourgs Blancs
  • Le Pic Belloc constitué de trois éminences sensiblement de même altitude est situé sur la crête NO du Pic des Spijeoles.
  • Selon Maurice Gourdon qui n'en a pas précisé la date, la première ascension de ce sommet fut réalisée par Emile Belloc (1841-1914) avec le guide Barthélemy Courrège.
    Il y eu deux guides de même nom et même prénom. Il s'agit très certainement ici de celui surnommé "Nieou" né en 1843.
  • En 1924 Maurice Gourdon proposa dans le Bulletin Pyrénéen d'appeler ce sommet anonyme Pointe Belloc.
  • Par extension, on trouve au NE la Pointe Belloc (appelée aussi Tuc du Belloc ou Tusse de Belloc). On trouve également dans divers écrits au NO du Pic Belloc, le Col Belloc et le col Spont-Belloc, au NE l’Éperon de Belloc.

[Références]
BELLOCQ Pierre St Martin,
Lescun
Aller à BUTOLLI
BELLOCQ-CAZANAVE-TREY Pierre St Martin,
Lescun
  • Le Couloir Bellocq-Cazanave-Trey ou Couloir BCT est le couloir sud-ouest de la brèche occidentale de la Petite Aiguille (Aiguille sud) d'Ansabère située au sud de la Table des Trois Rois.
  • En août 1935, Robert Bellocq "Bobby", Henri Cazanave-Nebout "Caza" (1907-1996) et Roger Trey réalisèrent la première ascension de la Petite Aiguille d'Ansabère par ce couloir.
  • le nom "Couloir Bellocq-Cazanave-Trey" est mentionné dans le guide Ollivier "Pyrénées occidentales I, Aspe et Ossau" de 1960.

[Références]
BERALDI Balaïtous
 
  • La Vire Béraldi est située sur la flanc nord du Balaïtous entre la Brèche Peitier-Hossard et la Brèche des Isards.
  • En 1825 après l'ascension du Pic de Palas par erreur puis 3 tentatives, procédant à la triangulation de premier ordre, le capitaine géodésien Pierre Eugène Félicien Peytier (1793-1864), le lieutenant géodésien Paul-Michel Hossard (1797-1862), Jean-Pierre Cousté (1798-1877) (chasseur d'Arrens servant de guide) réalisent la première ascension du Balaïtous. Il étaient accompagnés de porteurs et d'un serviteur. Ils campèrent au sommet et renouvelèrent l'opération l'année suivante. Cette première ascension resta méconnue durant durant 39 ans et ses auteurs durant 73 ans.
    Ils auraient franchi le facile Col du Pabat, seraient passées sur le flanc sud-est du Petit Balaïtous (futur Cap Peytier-Hossard) en évitant le Glacier de Las Néous par de larges corniches d'éboulis (futures Terrasses Gaspard-Salette), auraient remonté la cheminée pour atteindre une brèche (future Brèche Peitier-Hossard), emprunté une vire (future Vire Béraldi) dans le sens est-ouest pour terminer l'ascension par la diagonale nord-ouest.
  • En 1898 Henri Béraldi (1849-1931) exhuma les rapports de ces officiers géodésiens. Il en fit un important compte-rendu dans ses ouvrages.
  • En 1904 George et Charles Cadier à la recherche de l'itinéraire des géodésiens donnèrent à cette vire située entre la Brèche Peitier-Hossard et celle des Isards le nom de Vire Béraldi.

[Références]
BERALDI Posets,
Eriste
  • Le Pico Eriste Norte o Beraldi (Pic d’Eristé nord ou Pic Béraldi), est situé au nord-est du Grand Pic d’Eristé, entre ce dernier et le Pic Millares.
  • En, Louis Le Bondidier et le guide Jean-Marie Sansuc réalisèrent la première ascension de ce sommet.
  • A ce sommet considéré alors vierge et anonyme, Louis Le Bondidier souhaitait donner le nom de Henri Béraldi (1849-1931). Il a en effet écrit "A ce pic inconnu … nul nom ne peut mieux convenir que celui [de] Béraldi".
  • Dans les textes d'Henri Brulle remaniés par Henri Béraldi et Jean Arlaud "Ascensions Alpes Pyrénées et autres lieux", il est écrit que ce sommet a été "baptisé par Brulle Pic Béraldi".
  • En 1958, dans le guide Posets-Maladeta de André Armengaud et Agustin Jolis édité en espagnol par le Centro Excursionnista de Cataluña, ce sommet est nommé Pico Norte de Eriste (Beraldi) ou même simplement Beraldi.
  • En 1988, Juan Buyse appela ce pic du nom de Eriste Nord ou Beraldi dans sa liste des trois mille.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina indiqua pour ce sommet Bagüeñola N o Beraldi.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Le nom Pico Eriste Norte o Beraldi est remplacé par Tuca de Bagüeñola N.

[Références]
BERNAT BARRAU Estaing,
Barbat
  • Le Pic Bernat Barrau et le Lac de Bernat Barrau sont situés au NE du Pic de Cambalès.
  • En 1834, le cadastre d'Estaing situe le Pic de Bernard Barraou entre le Pic de Cambalès et le Pourtet de Hèche donc à l'emplacement actuel du Peyregnets de Cambalès et donne également le nom de Bernard Barraou à un affluant du ruisseau de Liantran.
  • En 1835, le cadastre d'Arrens indique la Montagne (au sens pastoral, estive) de Bernard Barraou sur la rive droite du Gave d'Arrens et donne également ce nom à un affluant de celui-ci. Il situe le Pic de Bernard Barraou au SO des Lac de Rémoulis donc à l'emplacement actuel du Peyregnets de Cambalès.
  • La carte d'Etat-Major de 1820-1866 (juxtaposition de deux fonds de carte différents) indique le Pic de Bernard-Berraou en le situant à l'emplacement actuel du Peyregnets de Costalade mais aussi à l'emplacement actuel du Peyregnets de Cambalès. Bernard-Berraou est aussi indiqué le long du ruisseau en aval d'un lac situé approximativement à la place de celui de Houns de Hèche.
  • Ces trois cartes anciennes concordent. Le nom de Bernard Barraou est donc ancien, voire ancestral. Il a été par la suite déplacé sur le sommet qui sur la carte d'Etat-Major de 1950 s'appelait Soum de Bassia, lui même déplacé vers le NE.
  • Henry Russell indique le Pic de Bernat-Barrau de même qu'Alphonse Meillon, pour Henri Beraldi et Pierre Soubiron c'est le Pic de Bernat-Barraou, Ludovic Gaurier l’orthographie Pic Bernat-Barraù.
  • En 1942, Louis Rouch précise que le "Pic de Bernât Barràu en patois, ou Pic de Bernard Barrau en français, [est] ainsi appelé du nom d'un berger".
  • Il paraît difficile d'en savoir plus sur le Pic Bernard Barrau. Ne serait-ce tout simplement pas comme pour le Palas dont le nom provient du cujala [?] de la famille Palas ? Il s'agirait alors du sommet dominant le cuyéou [?] de Bernard Barraou. Les cartes semblent bien parler en ce sens.
    Au cadastre actuel d'Arrens, la Toue [?] de Casterie est située rive droite du Gave d'Azun dans le quartier cadastral dénommé Bernat Barrau. Serait-elle le cuyéou [?] du berger Bernat Barrau ?

[Références]
BRULLE Balaïtous
 
  • Le Contrefort Brulle est le Contrefort est de la Frondella Orientale.
  • Le 24 juil. 1884, Henri Brulle (1854-1936) et le guide Célestin Passet réalisèrent la première ascension de ce contrefort en montant au sommet nord (Oriental) des Frondellas.
  • En 1913, George Cadier baptisa ce contrefort du nom d'Henri Brulle.

[Références]
BRULLE Gavarnie,
Mont Perdu
  • La Corniche Brulle est située dans la Face nord de l'Epaule du Marboré entre le Glacier de l'Epaule et la Résurgence Brulle.
  • En 1907, Henri Brulle (1854-1936), Roger Brulle (1889-1918) et le guide Célestin Passet l'empruntèrent lors de la première ascension par le nord de l'Epaule du Marboré et du Pic Occidental de la Cascade après avoir franchi les Arceaux et quitté la "Voie De Monts" (Roger De Monts et Célestin Passet le 17 août 1888 montant au Pic Oriental de la Cascade).
  • Une photographie de Robert Ollivier parue dans le Bulletin Pyrénéen n°217 de 1935 indique son emplacement.

[Références]
BRULLE Gavarnie,
Mont Perdu
  • La Résurgence Brulle est située sur le flanc N des Pic Central de la Cascade ou Pic Brulle, 50 m sous la Grotte Devaux. Elle donne naissance la célèbre cascade du cirque de Gavarnie haute de 420 m, source principale du Gave de Gavarnie (Gave de Pau) par rejet des eaux souterraines provenant de la fonte des névés et des eaux de l’Étang Glacé au pied du Mont Perdu.
  • En 1907, elle fut découverte par Henri Brulle (1854-1936), Roger Brulle (1889-1918) et le guide Célestin Passet lors de la première ascension du Pic Occidental de la Cascade après avoir franchi les Arceaux et rejoint la "Voie De Monts" (Roger De Monts et Célestin Passet le 17 août 1888).
  • Robert Ollivier indique son emplacement sur une photographie dans le Bulletin Pyrénéen n°217 de 1935
  • En 1952, le Spéléo Club Alpin Languedocien de Montpellier démontra par coloration la liaison de l’Étang Glacé avec la Résurgence Brulle, l'ensemble karstifié du Marboré situé entre les deux alimente le collecteur souterrain contribuant au débit de la résurgence.

[Références]
BRULLE Gavarnie,
Mont Perdu
  • Le Pic Central de la Cascade, Pic Brulle est situé au sud-ouest du Pic du Marboré, entre celui-ci et l'Epaule du Marboré.
  • En 1908 (et non pas 1888 comme indiqué parfois), Henri Brulle (1854-1936), Roger Brulle (1889-1918) et les guides Célestin Passet et Germain Castagné réalisèrent la 1° ascencion du Pic Central de la Cascade en suivant leur itinéraire du 17 août 1907 par la Corniche Brulle et découvrirent la Résurgence Brulle.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Le nom Pic Brulle est remplacé par Repunda deras Bruixas.

[Références]
BRULLE Gavarnie,
Mont Perdu
  • El Dedo (Tour Brulle) [?] est situé au nord-ouest du Mont Perdu, entre celui-ci et le Col du Cylindre.
  • En 1908, Henri Brulle (1854-1936), Roger Brulle (1889-1918) et le guide Germain Castagné firent l'ascension de ce "Doigt".
    Dans le récit d'Henri Brulle remanié par Henri Béraldi et Jean Arlaud, il est écrit :
    • "Dimanche 9 et lundi 10, avec Roger et Germain, campement au delà du lac glacé du Mont Perdu. Arrête Ramond, Belvédère de Ramond, Mont Perdu, 10 heures. Grande Tour (1), 12 heures. Col du Cylindre, Gavarnie.
      (1) Nommée actuellement Tour Brulle."

[Références]
BRULLE Posets,
Eriste
  • La Brèche Brulle est située au sud-est du Pic des Pavots (Tucon Royo)
  • Le 2 juil. 1914, Henri Brulle (1854-1936), Roger Brulle (1889-1918), Henri Motas d'Hestreux et le guide Germain Castagné passèrent à cette brèche lors de la 1° ascension des Posets par les crêtes (Pitons de Lardaneta, Pic des Pavots, Las Espadas) depuis le Col d'Eristé.

[Références]
BRULLE Encantats,
Peguera
  • La Brèche Brulle et l'Aiguille Brulle sont situées sur la crête nord-est du Petit Encantat.
  • Le 25 juil. 1902, Henri Brulle (1854-1936), René d'Astorg et le guide Germain Castagné ont réalisé la première ascension du Petit Encantat en atteignant la crête nord-est par la brèche qui est appelée depuis Brèche Brulle.
  • Selon ce récit, il ne semble pas qu'il soient passés par l'Aiguille. Celle-ci doit très certainement son nom à sa proximité avec la brèche.

[Références]
BUTOLLI 
(Butel-Ollivier)
Pierre St Martin,
Lescun
  • Le Dièdre Central, appelé Dièdre Barrio-Bellocq puis Dièdre Butolli est situé sur la face est de la Grande Aiguille (Aiguille nord ou Aiguille Calame-Carrive) d'Ansabère située au sud de la Table des Trois Rois.
  • En 1933, Henri Barrio "Coucou" et Robert Bellocq "Bobby" tentèrent l'ascension sans succès.
  • En 1965, Hervé Butel (1941-1989) et Jean Ollivier réalisèrent, après une tentative un mois plus tôt, la première ascension de la Grande Aiguille d'Ansabère par ce dièdre.
  • En 2007, le nom "Dièdre Butolli" est mentionné dans le guide Ollivier "Pyrénées occidentales I, Vallée d'Aspe".

[Références]
CADICHON Fache,
Aratille
  • La Brèche Cadichon est située sur la crête de Péterneille au SE des Pics Jumeaux, là où la carte espagnole indique la Brèche de la Badéte [1].
  • De mémoire d'âne, ce passage n'a pas été découvert par Cadichon de Sophie Rostopchine.
  • Le nom Cadichon (diminutif de cadet) a été donné par les bergers, il s'agissait du surnom de l'un d'eux qui, pour interdire à ses moutons de pacager versant espagnol, y éleva un mur de pierres dont il reste des vestiges.

[1] On peut noter la divergence entre la carte de l'IGN français et celle de l'IGN espagnol concernant la Brèche de la Badéte.
IGN-IDEE_Cadichon.jpg

[Références]
CADIER Balaïtous
 
  • L'Aiguille Cadier ou Pico Anónimo est située au nord de Frondella orientale entre celle-ci et la Brèche Latour qu'elle surplombe.
  • La brèche située au sud de l'Aiguille Cadier est parfois appelée Brèche Cadier.
  • En 1911, cette aiguille est gravie pour le première fois par Edouard Cadier (1881-1958) et George Cadier (1874-1952) qui l'appela Pic Anonyme.
  • En 1919, la Commission de Toponymie et de Topographie de la Fédération des Sociétés Pyrénéistes [Voir l'Avant-Propos] valide la dénomination Aiguille Cadier.
  • En 1983, ce sommet est indiqué Pico Anónimo (Aiguille Cadier) sur la liste des 3000 de Joan García.
  • En 1995, ce sommet est indiqué Punta d'en Heredia [?] sur la liste des 3000 de Feliu Izard.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Le nom Pico Anonimo (Pic Heredia, Aiguille Cadier) est remplacé par Punda dera Breca.

[Références]
CADIER Balaïtous
 
  • La Tour Cadier, Tour de Costerillou, Pic Casterille est située sur la Crête frontière de Costérillou (crête orientale du Balaïtous) entre l'Aiguille d'Ussel et les pentes sud (plateau schisteux) du Balaïtous.
    La Brèche de la Tour est parfois appelée Brèche Cadier qu'il ne faut pas confondre avec la Brèche Cadier située sur la crête de la Frondella.
  • En 1908, les Frères Cadier contournèrent en face sud cette tour en joignant le sommet du Balaïtous à l'Aiguille d'Ussel par la Cheminée Charles-Edouard et les Vires Cadier.
  • En 1913, le guide François Bernat-Salles leur dit :
    • "Très bien, mais vous n'avez pas fait l'arête, vous avez évité le grand douanier qui monte la garde sur la frontière !"
    Quelques jours plus tard, cette Tour fut gravie (non encordés malgré un passage de IV surplombant) pour la première fois par George Cadier (1874-1952) et Edouard Cadier (1881-1958).
    Ils ouvrirent ainsi la voie au Balaïtous par la Crête de Costerillou.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Le nom Tour Cadier est maintenu sous la forme de O Casterillet / Torre de Cadier.

[Références]
CADIER Balaïtous
 
  • Les Vires Cadier sont situées en pleine paroi sur le flanc sud de la Crête de Costérillou (crête orientale du Balaïtous) en contrebas de la Tour Cadier.
  • En 1908, ces vires furent découvertes par Charles Cadier (1882-1965).
    Par la Cheminée Charles-Edouard et ces vires, Les frères Cadier accédèrent à l'Aiguille d'Ussel depuis le sommet du Balaïtous.
  • En 1913, George Cadier (1874-1952 et Edouard Cadier (1881-1958) réussirent l'ascension de la Tour Cadier.
    Ils ouvrirent ainsi la voie au Balaïtous par la Crête de Costerillou.

[Références]
CALAME-CARRIVE Pierre St Martin,
Lescun
  • La Grande Aiguille d'Ansabère (Aiguille nord) parfois encore appelée Aiguille Calame-Carrive est située au sud de la Table des Trois Rois.
  • En 1923, Armand Calame (1904-1923) et Lucien Carrive (1890-1923) membres du Kroquant-club palois réalisèrent la première ascension de la Grande Aiguille d'Ansabère. La corde s'étant effilochée, Lucien Carrive fit une chute mortelle à la montée ainsi qu'Armand Calame lors de sa descente en rappel après avoir atteint le sommet.
  • En 1923, Suite à cette ascension et cet accident, la Fédération des Sociétés Pyrénéistes rebaptisa la Grande Aiguille d'Ansabère, Aiguille Calame-Carrive. Même si ce nom n'est plus beaucoup usité pour l'aiguille, la fissure empruntée lors de l'ascension est encore appelée Fissure Calame-Carrive.

[Références]
CAMBOUE Bachimala,
Gourgs Blancs
  • Le Pic Camboué est situé sur l'arête NO du Pic des Gourgs Blancs.
  • En 1885, Maurice Gourdon réalisa avec les guides Barthélemy "Nieou" Courrège et Rafaël Angusto la première ascension de ce sommet.
  • En 1905, Louis Camboué (1870-1945) le gravit en solitaire.
  • En 1906, Aymar d'Arlot de Saint-Saud ignorant l'ascension de Maurice Gourdon appela ce sommet du nom de Louis Camboué.
  • Aymar d'Arlot de Saint-Saud réalisait gracieusement des campagnes topographiques pour le compte du Service Géographique de l'Armée. En remerciement de ses campagnes de 1905 et 1906 celui-ci appela du nom de Saint-Saud les trois pointes de la crête NO du Pic des Gourgs Blancs, entre la Pyramide de Pouchergues et le Pic Lourde-Rocheblave, alors qu'Aymar d'Arlot de Saint-Saud avait déjà appelé l'une d'elle Pic Camboué.
  • Finalement, le Pic Camboué retrouva son nom, les deux autres gardèrent le nom de Saint-Saud.
  • Par extension, la brèche située au sud de celui-ci est appelée Brèche Camboué.

[Références]
CARRIVE Pierre St Martin,
Lescun
Aller à CALAME-CARRIVE (Aiguille Calame-Carrive)
CASTOR et POLLUX Gavarnie,
Mont Perdu
  • Le Col des Astazous est séparé en trois passages par deux proéminences appelées Castor et Pollux.
  • Sur la carte Ordesa y Monte Perdido du Parc National éditée en 2000 ces mamelons sont appelés Es Tetons.
  • Sur les actuelles cartes du Geospatial Portal SignA espagnol et du Géoportail IGN français, ces proéminences sont anonymes.
  • Il est peu vraisemblable que les fils de Léda et Zeus aient été conquis par les charmes de Pyrène, fille du roi Bebryx.
  • En 1904, Henri Brulle, René d'Astorg et Roger Brulle en firent l'ascension
  • En 1914, dans un des récits d'Henri Brulle remaniés par Henri Béraldi et Jean Arlaud, Castor et Pollux sont les noms donné à ces émergence (respectivement nord et sud).

[Références]
CAZANAVE Pierre St Martin,
Lescun
Aller à BELLOCQ-CAZANAVE-TREY (Couloir Bellocq-Cazanave-Trey)
CELESTIN Gavarnie,
Mont Perdu
  • Le Moron de los Maquis ou Pointe Célestin est situé à l'est du Mont Perdu et au nord de la "Terrasse Bellevue".
  • En 1872, Henry Russell guidé par Célestin Passet (1845-1917) passa en léger contrebas de cette "remarquable aiguille ou dent calcaire, décrépite et toute jaune".
  • Miguel Angulo et Jean-François Labourie nomment cette aiguille "Pointe Célestin".

[Références]
CHAPELLE 
(Henri PAGET dit)
Munia,
Robiñera
Aller à PAGET-CHAPELLE (Col Paget-Chapelle)
CHARLES-EDOUARD Balaïtous
 
  • La Cheminée Charles-Edouard est une "profonde lézarde fendant en ligne droite la muraille sud-orientale" du Balaïtous.
  • En 1908, elle fut découverte dans sa partie supérieure depuis le sommet par Charles Cadier (1882-1965).
    Cette cheminée a permis aux frères Cadier d'accéder depuis le sommet du Balaïtous, par les Vires Cadier, en pleine paroi sud sous la Tour Cadier, de rejoindre l'Aiguille d'Ussel et d'ouvrir la voie au Balaïtous par la Crête de Costerillou.
  • En 1909, Edouard Cadier (1881-1958) en explora la partie centrale.
  • En 1911, Edouard Cadier fit la jonction avec la partie centrale depuis le Glacier de la Brèche Latour [?] dans le cirque sud du Balaïtous.

[Références]
CHAUSENQUE Vignemale
  • La Pointe de Chausenque est située à l'est de la Pique Longue de Vignemale entre le Piton Carré et l'Epaule.
  • La Pointe de Chaussenque et le Piton Carrré ont parfois été appelé Jumeaux
  • En 1822, Vincent de Chausenque (1782-1868) aurait réalisé la première ascension de ce sommet avec le guide Jean Latapie en aller et retour par la crête depuis le sommet du Petit Vignemale.
    Pourquoi ne sont-ils pas descendus jusqu'au glacier ? Ils auraient alors atteint facilement le sommet de la Pique Longue.
  • Bien que contestée (par Alphonse Meillon notamment), cette ascension exceptionnelle pour l'époque (Escalade AD inf. avec passages de III) semble très probable.

[Références]
CHAUSENQUENéouvielle
 
  • La Brèche de Chausenque, précédemment appelée Brèche de Tourrèle, est située entre la Crête nord du Pic du Néouvielle ou d'Aubert et la Crête d'Espade.
  • En 1812, Pierre La Boulinière accompagné d'un pêcheur-chasseur de Fabian, Jean Picacette, après avoir manqué de peu le sommet du Néouvielle aurait très probablement franchi cette brèche en rejoignant la vallée de Barèges depuis la Gorge de Couplan en Vallée d'Aure.
  • En 1847 Vincent de Chausenque (1782-1868) et le guide Bastien Teinturier (1825-1889) venant de Barèges, franchirent cette brèche et réalisèrent la première ascension connue du Néouvielle.
  • En 1858 Henry Russell baptisa cette brèche du nom de Vincent de Chausenque dans son guide "Les Grandes Ascensions des Pyrénées d'une mer à l'autre".
  • En 1900, Jean-Pierre Rondou précise que Tourrèle est le nom d'une famille de la vallée de Barèges.
  • En 1909, la Commission de Toponymie et de Topographie de la Fédération des Sociétés Pyrénéistes valide la dénomination : Brèche de Chausenque ou de Tourrèle.

[Références]
CONSEILLERNéouvielle
 
L'énigme n'est pas résolue à ce jour.
Merci de me contacter si vous avez de quelconques informations probantes ou concordantes à ce sujet.


  • Le Pic des Trois Conseillers ou Pic de Maniportet est situé au sud-ouest du Pic du Néouvielle ou d'Aubert, entre celui-ci et le Turon du Néouvielle.
    Maniportet est une déformation de Maupourtet, il s'agit de l'ancien nom de la Brèche du Néouvielle qui maintenant est parfois appelée Brèche des Trois Conseillers.
  • L'Arête Sud du Néouvielle montant au sommet depuis la Brèche éponyme est couramment appelée Arête des Trois Conseillers.
  • Avant 1873, et selon Hubert Durand, les chasseurs et guides de Barèges Jean-Marie Midan "Viscos" (1823-1876), Antoine Peyret (1791-1880) et Clément Catala "Sarraïtz" (1819-1899) auraient gravi plusieurs fois le Pic du Néouvielle par l'Arête Sud.
  • En 1873, le guide Clément Catala "Sarraïtz" mena Hubert Durand (1847-1922) au Pic du Néouvielle par l'Arête Sud, soit 18 ans avant qu'Henri Brulle et Roger de Monts n'y viennent avec les guides Célestin Passet et François Bernat-Salles, auxquels est généralement attribué le premier parcours.
  • En 1900, Jean-Pierre Rondou indiquait Soum de Maoupourtet. Il précisait :
    • "Quant au nom de Pic des Trois Conseillers, il est tout récent et doit disparaître."
  • En 1901, Aymar d'Arlot de Saint-Saud écrivait :
    • "Ce nom viendrait de ce que trois chasseurs de Barèges, arrivés sur ces hautes murailles dans le but d'y traquer les isards, tinrent conseil pour se résoudre … à ne pas les poursuivre davantage sur cette crête scabreuse."
  • En 1907, Emile Belloc écrivait :
    • "M. le comte de Saint-Saud, dont les intéressantes études topographiques sont bien connues, rapporte l'explication légendaire ci-dessus sans en être l'auteur responsable, ce dont on ne peut que le féliciter chaudement".
  • En 1909, la Commission de Toponymie et de Topographie de la Fédération des Sociétés Pyrénéistes [Voir l'Avant-Propos] valide la dénomination : Pic des trois Conseillers ou Soum det Mau Pourtet
  • En 1931, Léon Maury écrivait :
    • "Etant en partie responsable de cette appellation je dois dire d'abord que je crois me souvenir que cette indication nous avait été donnée par M. Dat, ensuite qu'il faut bien se garder d'accepter les yeux fermés les appellations données par les chasseurs - ou les alpinistes - et résultant d'incidents de chasse - ou d'ascension - surtout lorsque les points dont il s'agit ont déjà un nom, et que ce nom a une antiquité vénérable."
    Il poursuit son article sur la Montagne de Maniportet en étudiant, sans conclure cependant, le Partage des montagnes de Baretge du 8 juin 1319 et l'Accord entre le Bic det Plâ (Lus, Gédro, Gabarnio [et autres hameaux], Biélanaba, Esquièza, Sera, Bizos, Esterra [moitié occidentale]) et le Bic déra Bat-Sus (Esterra [moitié orientale], Biéla, Bèt-Pouey, Sérs, Biéy et Sén-Martî) au sujet des Ports de Bugarret et de Maniportet du 17 novembre 1326 entre "R. de Casaus, d'Esquise, représentant de l'ensemble des villes de Lus, d'Esquise, de Cere et de Bielenave,[...] Canhard, représentant de l'ensemble des villes de la Badssus [...] et P. Duran, de Lus, notaire public dans toute la Sénéchaussée de Begorra".
  • En 1945, Georges Ledormeur indiquait sur sa carte au 1/80000 : Trois Conseillers.
  • En 1947, Léon Maury indiquait sur sa carte au 1/20000 : Soum de Maniportét
Viscos, Peyret et Sarraïtz seraient-ils les trois "conseillers" ... mais beaucoup moins timorés que le comte de Saint-Saud ne le laissait entendre ? Ou peut être une réminiscense de l'accord de 1326 ?

[Références]
CORDIER Maladeta,
Vallibierna
  • L'Ibonet de Cordier (Lac Cordier), le Collado de Cordier (Col Cordier) et le Pico Cordier (Pic Cordier) sont situé à l'ouest du Pic de la Maladeta. Le Pic Cordier est le plus à l'est (le premier et le plus haut) des trois Pics Occidentaux de la Maladeta.
  • En 1802, Louis Cordier (1777-1861) et ses guides, tentant l'ascension du Pic de la Maladeta depuis la Rencluse atteignirent le Col de la Rimaye (3231 m) mais ils n'osèrent poursuivre jusqu'au sommet. Par le même itinéraire, le 29 septembre 1817, Friedrich Parrot et le guide Pierre "Pierrine" Barrau (1756-1824) réalisèrent la première ascension de la Maladeta.
  • En 1877, Henry Russell remarqua un petit lac et l'appela Lac Cordier. Il réalisait alors avec le guide Célestin Passet la première ascension du Premier Pic Occidental de la Maladeta (futur Pic Cordier) qu'il appela Pic nord-ouest de la Maladeta. Ils ont certainement réalisé en même temps la première ascension du Second Pic Occidental qui sera appelé plus tard Pic Sayo mais ne poussèrent pas au "sommet oriental"[sic], c'est à dire le sommet de la Maladeta.
  • En 1882, Henri Brulle, Jean Bazillac avec Célestin Passet réalisèrent la probable seconde ascension du Pic occidental de la Maladeta en faisant la traversée Pic des Tempêtes - Pic d'Albe.
  • En 1902, les Frères Cadier franchirent le col situé entre les sommets qui seront appelés plus tard Pic Sayo et Pic Le Bondidier et passèrent au Lac Cordier non encore indiqué sur les cartes mais "d'un bleu dont on rêve".
  • En 1905, Louis Le Bondidier et Louis Camboué avec le guide Jean-Marie Sansuc passent au Lac et au col qu'avaient traversé les frères Cadier. Il l'appelle Col Cordier
  • En 1945, le Col Cordier et le Lac Cordier sont indiqués sur la carte au 1/50.000 de Léon Maury.
  • En 1958, dans le guide Posets-Maladeta de André Armengaud et Agustin Jolis édité en espagnol par le Centro Excursionnista de Cataluña, ce col est nommé Collado Cordier et Cuello Cordier.
  • En 1966, le Col Cordier est indiqué sur la carte au 1/80.000 de Georges Ledormeur alors que sur celle de 1945 il était indiqué "anonyme".
  • En 1988, Juan Buyse indiqua pour ce pic du nom de Cordier dans sa liste des trois mille.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina nomma ce sommet Pico Cordier.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Pico Cordier est remplacé par Tuca d'el Cabo de la Tartèra.

[Références]
CURÉ Munia,
Robiñera
Serait-ce un vrai-faux antropotoponyme ? L'énigme n'est pas résolue à ce jour.
Merci de me contacter si vous avez de quelconques informations probantes ou concordantes à ce sujet.


  • La Brèche de la Clé du Curé et le Couloir de la Clé du Curé sont situés à l'Ouest du Pic de la Munia, entre le Mont Arrouye et la Pène Blanque. La brèche est appelée Portiella Tormoseta par les espagnols.
  • En 1798, Louis Ramond de Carbonnière (1755-1828) dans sa description du cirque de Troumouse et après avoir cité quelques toponymes pyrénéens écrit à propos de ce couloir : "Ces débris procèdent d'une énorme lézarde qui se prolonge du sommet à la base".
  • En 1831, l'officier topographe Clément Péro (1823-1866) place sur sa minute la Brèche de la Claou de Curé à l'emplacement du Col de la Munia (Passade de la Munia).
  • En 1836, le plan cadastral indique à leurs emplacements actuels : Brèche de la Claou de Curé et Canaou de la Claou de Curé.
  • En 1900, Jean-Pierre Rondou [1] dans sa remarquable monographie sur la Vallée de Barèges [?] s'interroge sur cette appellation : "Claou det Curé, Clef du Curé. A quelle aventure doit se rapporter cette dénomination ?"
  • En 1902, Les guides Henri Soulé "Lixandre" (1870-1951) et Jacques Paget "Cantou" (1832-1907), Lucien Briet (1860-1921) et Gabriel de Saint-Martin réalisent la première ascension du couloir de la Clef du Curé. Lucien Briet écrivit : "La Clef du Curé déverse un violent talus de débris".
  • En 1904, Henri Beraldi indique sous la forme conditionnelle "la Clef du Curé (ainsi nommée d'un prêtre qui se serait sauvé par là en 93)".
    A noter que ce serait cinq ans avant les observations de Louis Ramond de Carbonnière qui n'en dit pas un mot.
  • En 1906, Georges Ledormeur descend de façon hasardeuse par ce couloir.
  • En 1920, Jean-Pierre Rondou rappelait dans le Bulletin Pyrénéen : "Era Clau dét Curé, mot à mot, la clef du curé. Rien dans les traditions ou les légendes locales n'indique par suite de quelles circonstances ce passage a été ainsi dénommé".
  • En 1968, Robert Ollivier met en garde contre les risques objectifs de ce couloir dus aux chutes de pierres fréquentes "lorsque […] les rochers croulants de la partie supérieure sont à nu, cette voie se révèle simplement dangereuse".
  • En 2009, Robert Aymard reprend brièvement Henri Béraldi en indiquant : "Prêtre fugitifs en 1793".
A l'instar de Jean-Pierre Rondou et Henri Beraldi, et jusqu'à preuve du contraire on peut douter sérieusement de ce fait non avéré et histoire assez extravagante. D'où viendrait alors cette appellation ?
- Une "Clau" (Claou) n'est pas qu'une clef (de serrure). On retrouve ce toponyme pyrénéen ailleurs notamment en vallée d'Arrens dans le vallon de Larribet et il signifie un espace clos, resserré ou en creux. Ne serait-ce pas une déformation du mot Caou (ravin, couloir) ? Le couloir serait alors la Claou.
- "De Curé" (avant d'être "du Curé") pourrait provenir d'une déformation phonétique (Ce qui n'est pas rare, le plus bel exemple étant le Trône du Roi) influencée par la traduction sommaire de Clau. N'est-on pas en présence d'un couloir croulant qui se cure (curà, escurà) ?

[1] Jean-Pierre Rondou (1860-1935), instituteur à Gèdre, entomologiste, ami de Lucien Briet est l'auteur d'une importante monographie de la Vallée de Barèges. Il est le fils du guide Henri Rondou (1830-1908), petit-fils du guide Jean-Grégoire Rondou-Taulat "Rondo fils" (1791-1857) et arrière-petit-fils de Grégoire Taulat "Arroundou" (1751-1821), contrebandier et guide de Louis Ramond de Carbonnière, appelé "Rondo" par celui-ci.

[Références]
DAVIU Maladeta,
Vallibierna
  • Les deux Agujas de Aneto (Aiguilles de l'Aneto) sont situées au sud-ouest du sommet du Pic d'Aneto. La plus orientale fut baptisée Aguja Daviu (Aiguille Daviu) et la plus occidentale, Aguja Escudier (Aiguille Escudier).
  • En 1975 Vicenç Daviu i Curtielles (membre de l'UES) décéda après une chute au couloir central des Encantats. Il avait précédemment réalisé la première ascension de cette aiguille de l'Aneto par sa face sud-ouest.
  • Au moment de l'accident, Joan Miquel Dalmau et Ramon Oriol (membres de l'UES) réalisaient la première ascension de l'Eperon ouest de cette aiguille qu'ils baptisèrent Aiguille Daviu.
  • En 1988, Juan Buyse appela ce pic du nom de Daviu dans sa liste des trois mille.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina n'indiqua rien pour ce sommet.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Ce 3000 a échappé à cette liste.

[Références]
DELMAS Maladeta,
Vallibierna
  • La Punta Delmas (Pointe Delmas) est une antécime du Troisième Pic Occidental de la Maladeta ou Pic Mir située au nord-ouest du Pic de la Maladeta.
  • En 1911, Emili Juncadella avec les guides venasquais José Sayo "Pepe", José Mir et José Delmas "Jotas" parcoururent les sommets occidentaux de la Maladeta.
  • José Delmas "Jotas" organisa la récupération des corps du guide José Sayo "Pepe" et de Adolf Blass foudroyés à l'Aneto le 27 juillet 1916.
  • En 1958, le Troisième Pic Occidental de la Maladeta fut appelé Pic Delmas dans le guide Armengaud-Jolis.
  • En 1988, Juan Buyse appela ce pic du nom de Delmas dans sa liste des trois mille.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina indiqua pour ce sommet Punta Delmas.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Ce 3000 a échappé à cette liste.

[Références]
DEMOISELLE Pierre St Martin,
Lescun
  • "Les Demoiselles" est le surnom donné aux Aiguilles d'Ansabère ou Aiguilles de Pétragème située au sud de la Table des Trois Rois.
  • Il semble que la date et l'auteur de ce surnom soient inconnus.
  • En 1883, ce surnom a été indiqué à Edouard Wallon par Loustallot-Lapassat, garde des montagnes de la commune de Lescun. Edouard Wallon précise sans en dire plus qu'il existe une légende au sujet du Pic des Trois et de la brèche des Demoiselles.
  • La famille Cadier écrivait "Las Damiselles" [sic], "Damisèle" en béarnais signifiant Demoiselle.
  • Négligeant ambiguïté et poésie, ce surnom a parfois été déformé en "Demoiselles de calcaire".

[Références]
DESCALZO 
Déchaussé
Maladeta,
Vallibierna
Aller à OLIVERAS-ARENAS (Pointe Oliveras-Arenas)
DEVAUX Gavarnie,
Mont Perdu
  • La Grotte Devaux est située dans la Face nord du Pic Occidental de la Cascade, 50 mètres au dessus de la Résurgence Brulle. Elle s'enfonce sous le pic du Marboré et y rejoint le cours souterrain du Gave de Gavarnie (Gave de Pau).
  • En 1928, Joseph Devaux (1902-1936), pionnier de l'étude de la neige et des glaciers disparu lors du naufrage du "Pourquoi-Pas ?", découvre cette grotte en allant identifier "la file des grands entonnoirs réguliers" qu'il avait remarqué à la lunette depuis l'observatoire du Pic du Midi.
    Il la nomme "Grotte des Sœurs de la Cascade".
  • Jean Rösch (directeur de l'observatoire du Pic du Midi de 1947 à 1981) donna plus tard à cette cavité le nom de Grotte Devaux.

[Références]
DURAND Balaïtous
 
  • L'Aiguille Durand est située à l'extrémité orientale la Crête de Costerillou au Balaïtous, à la jonction avec la Crête du Diable.
  • En 1911, elle fut gravie pour la première fois par George Cadier (1874-1952) et Edouard Cadier (1881-1958).
  • En 1913, dans son ouvrage "Au Pays des Isards, Un Grand Pic" George Cadier baptisa cette aiguille du nom de Hubert Durand (1847-1922). Il ajouta cependant : "D'ailleurs, sur les campaniles du massif où trôneront les noms de Peytier et de Hossard, le nom de leur frère d'armes, l'autre Durand [?], celui qui vainquit le Pelvoux, sera bien à sa place."
  • La brèche qui jouxte à l'ouest cette aiguille est parfois appelée Brèche Durand.

[Références]
EDOUARD Balaïtous
 
Aller à CHARLES-EDOUARD (Cheminée Charles-Edouard)
ENDELL Maladeta,
Vallibierna
Aller à SCHMIDT-ENDELL (Aiguille Schmidt-Endell)
ESCUDIER Maladeta,
Vallibierna
  • Les deux Agujas de Aneto (Aiguilles de l'Aneto) sont situées au sud-ouest du sommet du Pic d'Aneto. La plus occidentale fut baptisée Aguja Escudier (Aiguille Escudier) et la plus orientale, Aguja Daviu (Aiguille Daviu).
  • Jean Escudier (1911-1984), auteur des ouvrages "l'Aneto et les hommes" et "Une grande montagne, le Posets", écrivit également de nombreux articles dans les revues pyrénéistes.
  • En 1988, Juan Buyse appela cette aiguille du nom de Jean Escudier dans sa liste des Trois Mille
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina indiqua pour ce sommet Aguja Escudier.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Le nom de Escudier n'y est pas mentionné. Ce 3000 y est appelé Agulla Baixa d'Aneto.

[Références]
ESTASEN Maladeta,
Vallibierna
  • La Forca Estasen (Fourche Estasen) ou Fourche du Vallon Bleu est située sur la crête des Salenques à l'est du Pic Margalide.
  • En 1922, Jean Arlaud et Charles Lafont réalisèrent la première ascension de ce sommet par la branche du Col des Salenques.
  • En 1923, Jean Arlaud, Joseph Bonay et Pierre Mengaud en réalisèrent la seconde ascension par la branche du Vallon Bleu.
  • En 1927, Lluis Estasen (1890-1977), José Rovira et Josef Vila en réalisèrent la première ascension espagnole.
  • Henry Russell ayant appelé "Vallon Bleu" le Barranco de Salenques, Jean Arlaud appela naturellement ce sommet "Fourche du Vallon Bleu".
  • En 1945, le Vallon Bleu est indiqué sur la carte au 1/50.000 de Léon Maury.
  • Cependant en 1988, Juan Buyse précisa :
    • "Mais en Espagne ce nom est absolument inconnu [1] ... Nous avons finalement respecté le baptême de Jean Arlaud pour la version française de notre recensement et proposé le nom de Fourche Estasen pour la version espagnole."
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina indiqua pour ce sommet Forca Estasen.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Le nom de Estasen n'y est pas mentionné. Ce 3000 y est appelé Cap d'Ixalenques.

[1] Pourtant le livre de Jean Escudier l'Aneto et les hommes, préfacé par Jaume Oliveras, citant le nom de "Vallon bleu" et les deux premières ascensions a été édité d'abord en castillan avec José-Maria Gallach Andreu "El Aneto y sus hombres" en 1957, 1972 et 2001, puis en catalan "L'Aneto i els seus homes" en 1972, 1981 et 2001, et plus tard en français en 1977 et 2012.

[Références]
FRANQUEVILLE Maladeta,
Vallibierna
  • L'Aiguille Orientale de Llosas ou Aguja De Franqueville (Aiguille De Franqueville) est située au sud-ouest du Pic d'Aneto.
  • En 1913, Henri Brulle et son fils Roger avec le guide Germain Castagné réalisèrent la première ascension de l'Aiguille Orientale de Llosas.
  • En 1914, Louis Le Bondidier proposa de dédier ce sommet à Albert De Franqueville (1814-1891) qui fit le 20 juillet 1842 la première ascension du Pic d'Aneto. [Voir Pont de Mahomet]
  • En 1945, le nom Aiguille NE de Llosas est encore indiqué sur la cartes Maury au 1/50.000.
  • En 1958, dans le guide Posets-Maladeta de André Armengaud et Agustin Jolis édité en espagnol par le Centro Excursionnista de Cataluña, ce sommet est nommé Aguja NO o De Franqueville.
  • En 1988, Juan Buyse appela ce pic du nom de De Franqueville dans sa liste des trois mille.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina indiqua pour ce sommet Aguja De Franqueville.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Aguja De Franqueville est remplacé par Agulla De Franqueville.

[Références]
FRERE Maladeta,
Vallibierna
  • L'Espalda del Aneto (Epaule de l'Aneto) ou Espaldar del Aneto et surnommée par les français Cap des Cinq Frères est située au sud-est de la cime de l'Aneto et proche de celle-ci, au sommet de la crêtes des Tempêtes.
  • En 1882, Henri Brulle, Jean Bazillac avec Célestin Passet, faisant la traversée Pic des Tempêtes - Pic d'Albe, évitèrent ce sommet en descendant sur le glacier depuis la Brèche des Tempêtes et en remontant la face sud de l'Aneto déjà gravie par Nariño.
  • En 1902, la première ascension de l'Aneto par la brèche des Tempêtes et l'Epaulement fut réalisée par George Cadier (1874-1952) seul. Ses frères, Henry Cadier (1877-1965), Albert Cadier (1879-1929), Edouard Cadier (1881-1958) et Charles Cadier (1882-1965) contournèrent l'Arête nord-est et atteignirent le sommet par le Glacier de Barrancs et l'arête NE de l'Epaule ce qui fut également une première.
  • En 1930, sur proposition de Louis Le Bondidier approuvée par Henri Béraldi l'Epaule de l'Aneto fut appelée Cap des Cinq Frères par les français.
  • En 1945, le Cap des Cinq frères est indiqué sur la carte-esquisse au 1/50.000 de Léon Maury ainsi que sur la carte au 1/80.000 de Georges Ledormeur.
  • En 1958, dans le guide Posets-Maladeta de André Armengaud et Agustin Jolis édité en espagnol par le Centro Excursionnista de Cataluña, ce sommet est nommé Espalda de Aneto tout en citant "la via de los hernanos Cadier"
  • En 1988, Juan Buyse indiqua dans sa liste des trois mille que l'Epaule de l'Aneto était aussi appelée Cap des Cinq Frères.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina n'indiqua pour ce sommet qu'Espalda de Aneto.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Les Cinq Frères Cadier n'y sont pas mentionnés. Espalda del Aneto est remplacé par Esquena de l'Aneto.

[Références]
GARROTE Pierre St Martin,
Lescun
  • Le Couloir Garroté sépare en versant nord la Grande Aiguille (Aiguille nord ou Aiguille Calame-Carrive) d'Ansabère du Pic d'Ansabère situés au sud de la Table des Trois Rois.
  • En 1970, Paul Bouchet, Jean et Pierre Ravier, Michel Souverain réalisèrent la première ascension la première ascension de l'aiguille par ce couloir.
  • Ils appelèrent ce couloir du nom de René Garroté (1942-1970) tombé à la Petite Aiguille d'Ansabère le 29 mars 1970 et décédé le lendemain.

[Références]
GEMELO 
Jumeau
Posets,
Eriste
  • A l'origine, le Pic de la Montañeta ou Pic des Vétérans (Pico de Los Veteranos) était un des deux sommets appelés, compte tenu de leur aspect vu d'en bas, Los Gemelos (Les Jumeaux) aussi appelés Pics de Gistain. Il s'agit de la pointe nord de ce double sommet (qui en fait est quadruple), elle est située au nœuds de trois arêtes sur la crête nord du Pic de Llardana ou des Posets.
    L'autre pointe est située sur la crête au sud du Pic de la Montañeta, près de la Brèche Carrive.
    Ces deux pointes sont séparées par la Brèche des Jumeaux (Brecha de los Gemelos).


Mais des modifications importantes eurent lieu par la suite ainsi qu'une certaine forme d'appropriation.

  • En 1921, Félix Carrive et Georges Ledormeur auraient réalisé la première ascension des Picos de Los Gemelos (3160 m et 3125 m selon les anciennes cotes) en montant au Pic des Posets par l'arête nord.
  • En 1922, ces sommets ont été appelés Pics Ledormeur par Jean Arlaud.
  • En 1932, George Cadier a écrit dans le Bulletin pyrénéen "Arête septentrionale des Posets (conquise par le regretté Paul Loustalot, victime [en 1928] de l'aiguille Verte)".
  • En 1958, dans le guide Posets-Maladeta de André Armengaud et Agustin Jolis édité en espagnol par le Centro Excursionnista de Cataluña, ce double sommet est nommé Gemelos.
    L'emplacement de Los Gemelos y est clairement identifié au nœuds des trois arêtes.
  • En 1960, la première édition de la carte Editorial Alpina indique également "Los Gemelos" (3125) au nœuds des trois arêtes. Le sommet sud (3160) et la brèche Carrive ne sont ni indiqués, ni dessinés.
  • En 1972, la cinquième édition de la carte Editorial Alpina indique les deux cotes d'altitude mais le nom "Los Gemelos" a été déplacé sur le sommet sud (3160). Cette modification ne fut pas anodine.
  • En 1973, Salvador Morales mentionne "Gemelo Norte" (3125m) et "Gemelo Sur" (3160 m) dans sa liste des trois mille.
  • En 1975, la revue Cimas utilise également les dénominations "Gemelo Norte" (3125m) et "Gemelo Sur" (3160 m).
  • En 1977, Manuel Cortés indique "Los Gemelos" uniquement avec la cote 3125 dans sa liste des trois mille.
  • En 1982, Jean Escudier mentionne l'ascension de "Los Gemelos (Les Jumeaux, 3160 et 3125 m)" en 1921 par Félix Carrive et Georges Ledormeur.
  • En 1985, Feliu Izard reprend les mentions de Salvador Morales dans sa liste des trois mille, à savoir "Gemelo Norte" (3125m) et "Gemelo Sur" (3160 m).
  • En 1986, en ne s'appuyant que sur les dernières cartes Editorial-Alpina, Juan Buyse considéra le sommet nord (3125 m corrigé en 3129 m) anonyme et le rebaptisa de son propre surnom catalan "El Vetera". Afin de calmer la contestation qui s'installa au sein de l'Equipe des Trois Mille [Voir l'Avant-Propos], il tenta de se justifier.
  • En 1988, Juan Buyse obtint de André Armengaud, Agustin Jolis et Ramon de Sémir (géographe d'Editorial-Alpina) une déclaration reconnaissant l'anonymat du sommet nord et une erreur sur le guide Armengaud-Jolis. Il changea le nom en "Pico de Los Veteranos" et attribua le sommet sud (3160) aux frères jumeaux Jean et Pierre Ravier et ce contre leur gré.
  • Par la suite, la "liste des trois mille" de Juan Buyse ayant été publiée, les cartes et divers écrits entérinèrent appellations de Juan Buyse.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Ni le Pico de los Gemelos, ni le Pico de los veteranos ne furent retenus. Le sommet sud est nommé Punta de las Mardaneras / Tuca d'els Chiminucs S, le sommet nord est nommé Pico de la Montañeta / Tuca d'els Chiminucs N.

[Références]
GOURDON Bachimala,
Gourgs Blancs
  • Le Pic Noir renommé Pic Gourdon est situé entre le Pic des Gourgs Blancs et le Pic des Spijeoles.
  • En 1881, La première ascension du Pic Noir fut réalisée par Maurice Gourdon (1847-1941) avec les guides Barthélemy "Nieou" Courrège et Rafaël Angusto.
  • En 1905, Aymar d'Arlot de Saint-Saud collaborant au Service Géographique de l'Armée, pensa appeler le Pic Noir "Pic des Demoiselles" ascensionné par la fille de M. Tellin en 1902 puis par sa propre fille Cécile mais il se ravisa et le baptisa Pic Gourdon.

[Références]
HAURILLON Maladeta,
Vallibierna
  • L'Agulla Haurillon (Aiguille Haurillon) est située au sud-ouest du Pic Maudit sur la crête de Cregüeña.
  • Jean Haurillon "Jean Danse" (1878-1964) [1] a été le guide de Jean d'Ussel, Emili Juncadella, Fontan de Negrin, Rouyer, ...
  • En 1928, les membres du GDJ (Groupe Des Jeunes) Jean Arlaud, Pierre Abadie, L. Bridenne, Georges Guiraud, Jean Prunet et Pierre Seguy réalisèrent l'ascension de cette aiguille et poursuivirent sur la crête de Cregüeña.
  • En 1958, dans le guide "Posets-Maladeta" d'Armengaud et Jolis, la première ascension de cette aiguille (première traversée intégrale de la crête de Cregüeña) a été attribuée à Jean Haurillon "Jean Danse" et Emili Juncadella datée en 1910.
  • En 1985, Feliu Izard appela "Punta Haurillon" l'aiguille orientale de la Crête de Cregüeña dans sa liste des Trois Mille.
  • Contrairement à ce qu'il était admis, il est fort peu probable que Jean Haurillon "Jean Danse" et Emili Juncadella aient réalisé la première ascension de la Crête de Cregüeña. Il n'existe pas de trace certaine en ce qui concerne Jean Haurillon et le journal de courses d'Emili Juncadella ne la relate pas.
  • En 1986, suite à des confusions d'altitude de la carte Editorial Alpina, Juan Buyse a inversé les noms des pointes occidentale et centrale et a donc déplacé le nom de Juncadella en lieu et place de l'aiguille de Cregüenya (la plus proche du col éponyme).
  • En 1987, Feliu Izard a maintenu sa liste initiale à savoir : Agulla Cregüenya (occidentale), Punta Juncadella (centrale), Punta Haurillon (orientale).
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina corrigé les altitudes mais a cependant conservé les appellations erronées de Juan Buyse.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Il a validé la liste de Juan Buyse pour l'Agulla de Juncadella (centrale) et l'Agulla d'Haurillon (orientale) mais a remplacé l'Agulla Cregüenya (occidentale) par le Tucón de la Crencha de Cregüeña.

[1] Ne pas confondre avec Jean Haurillon (1820-1894) guide d'Henry Russell et de José Nariño.

[Références]
HOSSARD Balaïtous
 
Aller à PEYTIER-HOSSARD (Cap, Arête et Brèche Peytier-Hossard)
JEAN-PIERRE Ossau
 
  • Outre "Jean-Pierre", le Pic du Midi d'Ossau ("Pic du Midy" par les cartographes des XVII° et XVIII° siècles) fut appelé "Les Jumelles", "Las Tres Serous", "Lou Pic Ahourcadat" ou encore "Pic du Midi de Pau", voire simplement "Pic d'Ossau".
  • En 1609, "Les Jumelles" (pour le Grand Pic et le Petit Pic) est le nom indiqué par Jacque-Auguste De Thou relatant l'ascension (contestée) en 1582 du comte François de Foix-Candale (évêque d'Aire-sur-l'Adour de 1570 à 1594).
  • En 1640, "Las Tres Serous" (Les trois sœurs pour le Grand Pic, le Petit Pic et la Pointe d'Aragon) est le nom local indiqué par Pierre De Marca.
  • En 1730, Le "Pic du Midy" est bien représenté avec ses trois pointes sur la carte de Roussel et la Blottière
  • En 1768, "Las Tres Serous" est également le nom indiqué par Isidore Mirasson.
  • En 1787, Une tourelle fut érigée sur le sommet du Grand Pic pour être visée par l'officier géodésien Louis-Philippe Reinhart Junker [?].
  • En 1851, "Lou Pic Ahourcadat" (Le Pic Fourchu) est le nom donné par le poète ossalois Fabien de Laborde.
  • En 1873, "Pic du Midi d'Ossau ou de Tres Serous" est indiqué ainsi par Roger de Bouillé ("JAM").
  • En 1887, le Dictionnaire Béarnais ancien et moderne de Vastin Lespy et Paul Raymond précise au mot Serou (sœur) :
    • "Le pic de Midi (Ossau) se termine par trois pointes qu'on appelle las très serous, les trois sœurs"
  • En 1898, "Jean-Pierre", est indiqué dans les carnets de la Famille Cadier mais sans aucune justification. Il semblerait que ce soit bien la première trace écrite.
  • Actuellement, seuls les dires reprennent ici et là quelques hypothèses mythologiques ou légendaires, aucune ne faisant l'unanimité.
    • Jean et Pierre seraient les prénoms que devaient traditionnellement porter les deux premiers fils des familles ossaloises, Jean le grand et Pierre le petit.
    • Jean et Pierre, deux bergers jumeaux, ayant empêché l'intrusion des barbares en jaillissant du volcan auraient été pétrifiés par les brouches (sorcières) pour immortaliser leur exploit.
    • Jean et Pierre, deux géants qui repoussèrent les envahisseurs et périrent au combat, auraient été ensevelis sous des pierres par les ossalois, créant ainsi le Jean-Pierre.
    • La tête coupée de Jean de l'Ours, créature née d’un ours et d’une femme, jetée la gueule ouverte vers le ciel serait devenue pierre (pétrifie).
    • Jean et Pierre seraient les prénoms que devaient porter les "passeurs" de l'enfant à guérir selon le rite chamanique du "passage à travers l'arbre", le pic représenterait le chêne fendu.
    • Jean-Pierre serait une déformation de l'expression "Géant de pierre".
    • . . .
  • Mais en 1948, Robert Ollivier avait écrit dans sa monographie du Pic du Midi d'Ossau à propos de "Jean-Pierre" :
    • "surnom donné au Pic d'Ossau par les Pyrénéistes".
    Seraient-ce les Frères Cadier ?

[Références]
JUMEAU Fache,
Aratille
  • Les Pics Jumeaux sont un double sommet situé sur la Crête de Péterneille.
  • Cette appellation n'est due qu'à son aspect.

[1] On peut noter la divergence entre la carte de l'IGN français et celle de l'IGN espagnol concernant la Brèche de la Badéte.
IGN-IDEE_Badete.jpg

[Références]
JUMEAU Vignemale

  • Les Jumeaux désignent couramment le Piton Carré et le Pointe de Chaussenque situés à l'est de la Pique Longue du Vignemale.
  • En 1825, Pierre La Boulinière écrivait au sujet des trois sommets, le Soum d'Era Coste (Pique Longue) et les deux autres (Piton Carré et Pointe de Chausenque) "Les sommités jumelles".
  • Sur une Carte postale ancienne [1], "Les Jumeaux" désignaient le Piton Carré et la Pointe de Chausenque (d'altitude sensiblement égales), leur aspect vu de la "plaine" du glacier d'Ossoue justifie cette appellation.

[1] 124 - Ascension du Vignemale - Sommet du Glacier - Les Deux Jumeaux (3205) - B.R.

[Références]
JUNCADELLA Maladeta,
Vallibierna
  • L'Agulla Juncadella (Aiguille Juncadella) est située au sud-ouest du Pic Maudit sur la crête de Cregüeña.
  • Emili Juncadella (1885-1936) fut l'un des premiers espagnols à parcourir les sommets de la Maladeta.
  • En 1958, dans le guide "Posets-Maladeta" d'Armengaud et Jolis, la première traversée intégrale de la crête de Cregüeña a été attribuée à Jean Haurillon "Jean Danse" et Emili Juncadella datée en 1910.
  • En 1985, dans sa liste des Trois Mille, Feliu Izard appela "Punta Juncadella" l'aiguille centrale de la Crête de Cregüeña dans sa liste des Trois Mille.
  • Contrairement à ce qu'il était admis, il est fort peu probable que Jean Haurillon "Jean Danse" et Emili Juncadella réalisèrent la première ascension de la Crête de Cregüeña. Il n'existe pas de trace certaine en ce qui concerne Jean Haurillon et le journal de courses d'Emili Juncadella ne la relate pas.
  • En 1986, suite à des confusions d'altitude de la carte Editorial Alpina, Juan Buyse a inversé les noms des pointes occidentale et centrale et a donc déplacé le nom de Juncadella en lieu et place de l'aiguille de Cregüenya (la plus proche du col éponyme).
  • En 1987, Feliu Izard a maintenu sa liste initiale à savoir : Agulla Cregüenya (occidentale), Punta Juncadella (centrale), Punta Haurillon (orientale).
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina corrigé les altitudes mais a cependant conservé les appellations erronées de Juan Buyse.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Il a validé la liste de Juan Buyse pour l'Agulla de Juncadella (centrale) et l'Agulla d'Haurillon (orientale) mais a remplacé l'Agulla Cregüenya (occidentale) par le Tucón de la Crencha de Cregüeña.

[Références]
KENT Lutour,
Ardiden
Il s'agit ici d'un vrai-faux anthropotoponyme.

  • Il est fort à parier que le famille royale d'Outre-Manche ne soit jamais passée entre le Pic de Cestrède et le Pic de Culaus.
  • Le Passage de Kent résulte une fâcheuse déformation du nom d'un passage de chasseur, étroit qu'il faut passer de champ, en patois "eth passadje dé cant".

[Références]
LATOUR Balaïtous
 
  • La Brèche Latour est située entre la Frondella orientale (et septentrionale) et le contrefort sud de Balaïtous au pied de l'Aiguille Cadier.
  • Le petit Glacier de la Brèche Latour [?] situé à l'est de celle-ci dans le cirque sud du Balaïtous est parfois appelé Glacier Latour.
  • En 1873, le guide et chasseur Clément Latour (1818-1894) découvrit ce passage pouvant permettre d'atteindre le Balaïtous par le sud. La même année, il mena Hubert Durand (1847-1922) au sommet du Balaïtous par cette brèche.
    Quelques jours plus tard il y mena par le même itinéraire Edouard Wallon (1821-1895).
  • En 1874, Edouard Wallon baptisa cette brèche du nom de son guide et cita son prédécesseur dans le Bulletin de la Société Ramond mais omit de le citer dans l'Annuaire du CAF. Il fut alors admis que l'auteur de cette "première" était Edouard Wallon.
  • En 1909, à la demande d'Henri Beraldi et afin de rétablir la vérité, Hubert Durand fit le récit de son ascension dans le Bulletin Pyrénéen de mars.
  • En 1919, la Commission de Toponymie et de Topographie de la Fédération des Sociétés Pyrénéistes [Voir l'Avant-Propos] valida la dénomination Brèche Latour.

[Références]
LE BONDIDIER Maladeta,
Vallibierna
  • Le Pico Le Bondidier (Pic Le Bondidier) est situé à l'ouest du Pic de la Maladeta et à l'extrémité de l'Arête sud du Pic Sayo.
  • En 1921, Auguste Alba, Jean Arlaud et Raymond d'Espouy réalisèrent par l'arête sud la première ascension de ce sommet.
    Ils appelèrent ce sommet du nom de Louis Le Bondidier (1878-1945) qui leur avait suggéré cette ascension encore vierge.
  • En 1945, Le Pic Le Bondidier est indiqué sur la carte-esquisse au 1/50.000 de Léon Maury.
  • En 1958, dans le guide Posets-Maladeta de André Armengaud et Agustin Jolis édité en espagnol par le Centro Excursionnista de Cataluña, ce sommet est nommé Pico Le Bondidier.
  • En 1988, Juan Buyse appela ce pic du nom de Le Bondidier dans sa liste des trois mille.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina indiqua pour ce sommet Pico Le Bondidier.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Le nom Pico de Le Bondidier est remplacé par Tuca d'el Morro de Cregüeña S.

[Références]
LEDORMEUR Hecho
  • La Cheminée Ledormeur est celle permettant l'accès au sommet du Castillo (Castiello) de Acher ou Monte Campanil par la face sud-est entre la pointe sud et la pointe centrale. Ce sommet est situé au nord-ouest du Bisaurin (Visaurin).
  • En 1930 Georges Ledormeur (1867-1952) ayant atteint le sommet par la voie "normale" découvrit cette cheminée dans la brume et l'utilisa pour descendre.

[Références]
LEDORMEUR Bachimala,
Gourgs Blancs
  • La Pointe Ledormeur (Punta Ledormeur) est située au nord du Pic Schrader ou Grand Batchimale sur la crête le reliant au Petit Batchimale.
    La brèche située entre le Pic Schrader ou Grand Batchimale et la Pointe Ledormeur est appelée Brèche Ledormeur.
  • En 1909, Georges Ledormeur (1867-1952) gravit ce sommet anonyme par la brèche lorsque à la demande d'Aymar d'Arlot de Saint Saud il alla vérifier que le Grand Batchimale était bien en Espagne et non pas sur la frontière.
    Aymar d'Arlot de Saint Saud proposa d'appeler le Grand Batchimale du nom de Schrader et la pointe située sur la frontière au nord de celui-ci du nom de Ledormeur.
  • Versant espagnol, la Punta Ledormeur a été indiqué dans les listes de 3000 de Salvador Acaso (1975), Juan María Feliú (1976 et 1978), Manuel Cortés (1977), Sabino Echeandía (1978), l'Agrupación Montañeros de Bilbao (1980), Joan García (1983) et Juan Buyse (1988) ainsi que sur les cartes d'Editorial Alpina et de l'IGN Espagnol (147-IV).
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publie une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos].
    Cette pointe fut considérée anonyme est appelée Punta de la Cruz.

[Références]
LISTER Vignemale

  • Le Col Lady Lister que l'IGN français continue à écrire Col Lady Lyster est situé entre le Pic de Cerbillona et le Pic Central au sud-ouest de la Pique Longue du Vignemale.
  • Avant 1792, la première ascension du Grand Vignemale (alors appelé Soum d'Era Coste) a peut-être eu lieu à l'instar de cette ascension surprenante. En effet en septembre 1935, le guide de haute montagne François Boyrie rencontra deux bergers espagnols en sabots au sommet de la Pique Longue. Ils étaient montés au sommet du Pic de Cerbillona pour récupérer leurs chèvres égarées et avaient poussé leur curiosité jusqu'au point culminant.
  • En 1792, un signal géodésique a été érigé au sommet de la Pique Longue à la demande de l'officier géodésien Louis-Philippe Reinhart Junker [?], probablement par des chasseurs.
  • En 1837, les guides Henri Cazaux "Cantou" (1796-1862) et Bernard Guillembet (1803-1901) auraient atteint le sommet.
  • Le 7 août 1838, première ascension "touristique", Lady Anne Lister of Shibden Hall (1791–1840) [1] menée par les guides Henri Cazaux, Bernard Guillembet, Jean-Pierre Charles et Jean-Pierre Sanjou atteignit le point culminant du Vignemale, Ils étaient montés par le couloir appelé par la suite Couloir de la Moskova et débouchèrent sur le Glacier d'Ossoue au col situé entre le Pic de Cerbillona et le Pic Central auquel on donna le nom de Col Lady Lister.
    Contrairement à ce qui est parfois avancé son amie Ann Walker n'a pas fait cette ascension.
    Cette ascension fut volontairement cachée au Prince de la Moskova [Voir Couloir de la Moskowa] par ses guides pour lui laisser l'honneur d'une première.
  • Le 11 août 1838, Joseph Napoléon Ney Prince de La Moskowa, son domestique David et Edgar Ney, menés par les guides Henri Cazaux, Bernard Guillembet, Vincente (de Luz), Baptiste Bareilles, Jean-Marie (de Saint-Sauveur) suivirent le même itinéraire et atteignirent le point culminant du Vignemale.
  • Le 15 août 1838, outrée et blessée de savoir qu'Henri Cazaux avait caché son exploit au Prince de La Moskowa, Anne Lister lui fit signer une attestation reconnaissant son ascension. Elle rencontra ensuite le Prince de La Moskowa pour faire valoir ses droits.
  • Le 13 septembre 1838, le Prince de La Moskowa publia dans la Revue des deux Mondes son récit en passant hypocritement sous silence l'ascension de Anne Lister. L'ascension du Prince de La Moskowa fut donc longtemps considérée historiquement comme une première.
  • En 1854, Vincent de Chausenque puis Henri Béraldi vers 1900 avaient par ouï-dire fait état de la supercherie.
  • En 1967, Vivien Ingham découvrit le manuscrit d'Anne Lister.
  • En 1968, l'Alpine Journal relayé par la Revue Pyrénées publia ce manuscrit. Miss Lister redevint enfin la "Dame du Vignemale".

[1] Anne Lister of Shibden Hall est plus connue en Angleterre (son prénom étant bien Anne alors qu'en France on continue à écrire Ann) pour son journal crypté et comme voyageuse intrépide et personnalité du monde homosexuel, très en avance sur son époque.

[Références]
LYSTER Vignemale

Aller à LISTER
MAHOMET Maladeta,
Vallibierna
  • Evidemment Mahomet n'a pas gravi l'Aneto, il n'a donc pas découvert ce passage ni laissé trace de son pas.
  • Le Puente de Mahoma (Pont de Mahomet) [1] est situé sur la crête ouest du Pic d'Aneto à peu de distance du sommet.
  • En 1842, il fut franchi pour la première fois lors de la première ascension de l'Aneto par Albert De Franqueville, Platon De Tchihatcheff, les guides Pierre Sanio et Jean Sors "Argarot" , les chasseurs Bernard Arazau "Ursule" et Pierre Redonnet "Nate" (1809-).
  • En 1845, Albert De Franqueville dans son récit "Voyage à la Maladetta" [sic] fit cette figure de style en comparant ce passage au "Cirât" de la tradition islamique (pont plus fin que le cheveu et plus tranchant que l'épée jeté par dessus l'enfer et menant au paradis) :
    • "Ce pont de Mahomet est pourtant la seule voie qui s'offre à nous pour arriver au but après lequel nous courons depuis si longtemps."
  • Entre les mois de septembre 1876 et 1877, le "Pas du cheval" (grande pierre qu'il fallait franchir à califourchon) s'est effondré, le franchissement du Pont de Mahomet en fut grandement facilité.
  • Après le "romantisme" des premiers ascensionnistes et cet éboulement, on peut citer les Frères Cadier :
    • "On essaye même de démolir le Pont de Mahomet, pour qu'il mérite d'être réputé difficile" et Henri Spont "Il est facile, ridiculement facile. Nous l'avons passé sans nous en douter, gamins effarés, il y a longtemps, et, surpris d'être arrivés, nous sommes revenus sur nos pas, pour voir."

[1] On s'évertue à tort, y compris sur certaines cartes et dans certains écrits, d'appeler ce passage étroit "Pas de Mahomet" ou "Paso de Mahoma", ce qui lui enlève sa signification historique et imagée.

[Références]
MARGALIDE Maladeta,
Vallibierna
  • Le Pico de Margalide (Pic Margalide) est situé au sud-est du Pic d'Aneto.
  • En 1905, Louis Le Bondidier et le guide Jean-Marie Sansuc réalisèrent la première ascension de ce pic par après avoir gravi le Pic des Tempêtes. Ils poursuivirent jusqu'au au Pic Russell.
  • Le jour même, Louis Le Bondidier appela ce sommet du nom de son épouse Margalide Le Bondidier (1879 - 1960).
  • Le lendemain 30 juillet, guidée par Jean-Marie Sansuc, Margalide réalisa la seconde ascension. Ils poursuivirent jusqu’au pic des Tempêtes.
  • Par extension, la Brèche située au nord-est du sommet est appelée Brèche Margalide.
  • En 1945, le Pic Margalide est indiqué sur la carte-esquisse au 1/50.000 de Léon Maury ainsi que sur la carte au 1/80.000 de Georges Ledormeur.
  • En 1958, dans le guide Posets-Maladeta de André Armengaud et Agustin Jolis édité en espagnol par le Centro Excursionnista de Cataluña, ce sommet est nommé Pico de Margalida.
  • En 1988, Juan Buyse appela ce pic du nom de Margalide dans sa liste des trois mille.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina indiqua pour ce sommet Pico Margalida.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Pico de Margalide est remplacé par Tuca d'el Cabo de Barrancs.

[Références]
MINEUR Bachimala,
Gourgs Blancs
  • Le Signal des Mineurs est une butte formant verrou du Lac Glacé (Lac du Port d'Oo) situé au sud-est du Pic des Spijeoles.
  • Une mine de galène (plomb sulfurisé) argentifère située au niveau du lac était exploitée par M. Mariotte jusqu'en 1787. Cette mine était, selon De Dietrich, riche mal mais exploitée. Du minerai on extrayait environ 72% de plomb et 0,1% d'argent.

[Références]
MIR Maladeta,
Vallibierna
  • Le Pico Mir (Pic Mir) ou Troisième Pic occidental de la Maladeta est situé au nord-ouest du Pic de la Maladeta.
  • Par extension, le col situé au sud-est porte parfois le nom de Col Mir.
  • En 1877, Henry Russell et Célestin Passet évitèrent cette pointe par le sud en réalisant la première ascension du Pic Cordier (nommé Pic nord-ouest par Russell) depuis le Col d'Albe. Le récit d'Henry Russell laisse penser qu'ils soient passés par le Pic Sayo.
  • En 1902, Ramiro Busquets a écrit sur le registre des ascensions de la Maladeta placé au sommet "Ramiro Busquets Codina, de Barcelona, con mis guias José Sayo y Manuel Mir" [?].
  • En 1911, Emilio Juncadella avec les guides vénasquais José Sayo "Pepe", José Mir et José Delmas "Jotas" parcoururent les sommets occidentaux de la Maladeta.
  • En 1975, Josep Silva appela ce sommet dont il fit l'ascension le 4 août 1935 Pic Cordier sur sa liste des 3000 mais celle-ci ne fut publiée qu'en 1983. le Pic Cordier désigne maintenant un autre sommet.
  • En 1985, Feliu Izard appela ce sommet Punta d'en Mir dans sa liste des Trois Mille.
  • En 1988, Juan Buyse appela ce pic du nom de Mir dans sa liste des trois mille.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina indiqua pour ce sommet Pico Mir.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Pico Mir est remplacé par Tuca de Mur.

[Références]
MOINE Astun,
Ayous
  • Le Pic des Moines et le Col des Moines ou Puerto de Jaca surplombent les vestiges du monastère et hospice de Santa Cristina à Candanchu au sud du Somport.

[Références]
MOSKOWA (Prince de la Moskowa) Vignemale

  • Le Couloir de la Moskowa est le couloir sud qui aboutit au Col Lady Lister (qu'il ne faudrait pas écrire "Lyster") situé entre le Pic de Cerbillona et le Pic Central au sud-ouest de la Pique Longue du Vignemale.
  • Avant 1792, la première ascension du Grand Vignemale (alors appelé Soum d'Era Coste) a peut-être eu lieu à l'instar de cette ascension surprenante. En effet en septembre 1935, le guide de haute montagne François Boyrie rencontra deux bergers espagnols en sabots au sommet de la Pique Longue. Ils étaient montés au sommet du Pic de Cerbillona pour récupérer leurs chèvres égarées et avaient poussé leur curiosité jusqu'au point culminant.
  • En 1792, un signal géodésique a été érigé au sommet de la Pique Longue à la demande de l'officier géodésien Louis-Philippe Reinhart Junker [?], probables par des chasseurs.
  • En 1837, les guides Henri Cazaux "Cantou" (1796-1862) et Bernard Guillembet (1803-1901) auraient atteint le sommet.
  • Le 7 août 1838, première ascension "touristique", Lady Anne Lister of Shibden Hall menée par les guides Henri Cazaux, Bernard Guillembet, Jean-Pierre Charles et Jean-Pierre Sanjou atteignit le point culminant du Vignemale, Ils étaient montés par le couloir appelé par la suite Couloir de la Moskova et débouchèrent sur le Glacier d'Ossoue au col situé entre le Pic de Cerbillona et le Pic Central auquel on donna le nom de Col Lady Lister.
    Contrairement à ce qui est parfois avancé son amie Ann Walker n'a pas fait cette ascension.
    Cette ascension fut volontairement cachée au Prince de la Moskova par ses guides pour lui laisser l'honneur d'une première.
  • Le 11 août 1838, Joseph Napoléon Ney Prince de La Moskowa (1803-1857), son domestique David et Edgar Ney, menés par les guides Henri Cazaux, Bernard Guillembet, Vincente (de Luz), Baptiste Bareilles, Jean-Marie (de Saint-Sauveur) suivirent le même itinéraire et atteignirent le point culminant du Vignemale.
  • Le 15 août 1838, outrée et blessée de savoir qu'Henri Cazaux avait caché son exploit au Prince de La Moskowa, Anne Lister lui fit signer une attestation reconnaissant son ascension. Elle rencontra ensuite le Prince de La Moskowa pour faire valoir ses droits.
  • Le 13 septembre 1838, le Prince de La Moskowa publia dans la Revue des deux Mondes son récit en passant hypocritement sous silence l'ascension de Anne Lister. L'ascension du Prince de La Moskowa fut donc longtemps considérée historiquement comme une première.
  • En 1854, Vincent de Chausenque puis Henri Béraldi vers 1900 avaient par ouï-dire fait état de la supercherie.
  • En 1967, Vivien Ingham découvrit le manuscrit d'Anne Lister.
  • En 1968, l'Alpine Journal relayé par la Revue Pyrénées publia ce manuscrit. Lady Lister of Shibden Hall redevint enfin la "Dame du Vignemale".

[Références]
NAVARRO Gavarnie,
Mont Perdu
Aller à BAUDRIMONT (Mallo de Tormosa et Punta de Tormosa)
OLIVERAS-ARENAS Maladeta,
Vallibierna
  • La Punta Oliveras-Arenas / Punta de los Descalzos (Pointe Oliveras-Arenas / Pointe des Déchaussés) est l'antécime nord-ouest du Pic d'Aneto.
  • En 1906, Jaume Oliveras i Brossa (1877-1957) et Antoni Arenas, partis en espadrilles et sans équipement, réalisèrent en traversée, depuis le Pic Coroné, l'ascension du Pic d'Aneto. Ce qui fit deux premières et non des moindres en inaugurant la "Via de los Descalzos" (Voie des Déchaussés - Arête nord-ouest) et une descente par l'arête sud-ouest probablement jusqu'à la Brèche Supérieure de LLosas.
  • Une croix en homage du prètre Jaume Oliveras a été érigée au sommet.
  • En 1988, Juan Buyse appela cette pointe du nom de Oliveras dans sa liste des trois mille.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina indiqua pour ce sommet Punta Oliveras-Arenas.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Les noms de Oliveras et Arenas n'y sont pas mentionnés. Ce 3000 est appelé Tuqueta de la Crus.

[Références]
OLLIVIER Perdiguero,
Maupas
Robert Ollivier a nettement désapprouvé que son nom soit attribué à un sommet.
Voir Avant-propos

[Références]
ORTEIG Artouste,
Palas
  • Le Passage d'Orteig est situé est situé entre les Lacs d'Arrius et d'Arrémoulit.
  • En 1881, Le chasseur et guide Jacques Sens-Hourcade-Orteig dit "Jacques Orteig" (1834-1904) et surnommé "lou damnat" découvrit ce raccourci.
  • En 1884 (et non pas en 1881 comme le pensait George Cadier), il le montra à Roger de Bouillé "JAM " mais ce dernier refusa d'y passer. L'année suivante, Adrien Bayssellance et Alphonse Blaquière y suivirent Jacques Orteig.
  • En 1886, ce passage fut amélioré par Jacques Orteig avec l'aide financière d'Adrien Bayssellance puis par le CAF et Louis Sallenave.
  • En 1913, George Cadier écrivit "Ce passage n'est plus entretenu"
  • Peu avant 1925, il fut amélioré par les Entreprises Méridionales
  • La main-courante qui l'équipe actuellement fut installée entre 1990 et 1993 par le P.G.H.M. d’Oloron. [?]

[Références]
PACKE Maladeta,
Vallibierna
  • L'Estany Negre ou, selon les cartes ou les récits, Lac Packe, Estany de la Vall, Lac Lavall [sic] est situé au sud-est du Pic Russell.
  • En 1866, Charles Packe l'avait appelé "Lac Féchan" sur sa carte au 1/80.000.
  • En 1866, Henry Russell nomma ce lac du nom de Charles Packe (1826-1896) dans son guide "Les Grandes Ascensions des Pyrénées d'une mer à l'autre".
  • Le Lac Packe est indiqué sur la carte des Pyrénées Centrales 1/20.000 de Franz Schrader (dressée en 1882-1892 et révisée en 1929-1932-1933 par Léon Maury).
  • En 1920, le Lac Packe est indiqué sur une carte intégrée au guide Soubiron.
  • En 1945, le Lac Packe est encore indiqué sur les cartes Maury et Ledormeur.
  • En 1958, dans le guide Posets-Maladeta de André Armengaud et Agustin Jolis édité en espagnol par le Centro Excursionnista de Cataluña, ce lac est nommé Estany de la Vall (Packe).
  • Actuellement, ce lac est appelé Estany Negre sur les cartes espagnoles.

[Références]
PAGET-CHAPELLE Munia,
Robiñera
En cours d'étude
PALAS Artouste,
Palas
  • Le Palas (qu'il serait plus juste d'appeler Pic de Palas) est un sommet situé au NO du Balaïtous entre les lacs de Batcrabère (en vallée d'Arrens) et d'Arrémoulit (en vallée d'Ossau).
  • Le Lac de Palas est situé à l'OSO du Palas. Le Col du Palas est situé sur la crête SO du Palas au delà du Piton Von Martin.
  • En 1760, les habitants du village d'Assouste avait acquis auprès du seigneur local, le marquis de Livron, les territoires de montagne du Soussoueou, du Gourziot et d'Artouste, actuellement sur le territoire administratif de la commune de Laruns. Sur un vaste territoire allant jusqu’à la frontière espagnole ils sont encore propriétaires des estives et de leurs cujalas [?].
  • En 1772, les Ingénieurs Géographes du Roi, François Flamichon Boudeville dans la vallée d'Ossau et Louis Moisset d'Arville dans la Vallée d'Arrens, réalisèrent des levés pour l'établissement de la Carte de Cassini. Ils ont indiqué des noms de montagnes (au sens pastoral, estives) sans nommer les sommets. Sur la minute de Flamichon (plus nette que la carte Cassini), il est mentionné Cujalapalas à l'ESE du lac d'Artouste pour désigner la montagne (estive) entre le "Som de Soube" (l'actuel Ariel) et le "Baletous" (l'actuel Balaitous). Pour ses relevés, il visa notamment la Montagne d'Artouste Haute, l'actuel Palas.
  • En 1790, l'officier géodésien Louis-Philippe Reinhart Junker [?] procède à des relevés par triangulation. Il relève la Montagne d'Artouste (l'actuel Palas) et lui donne l'altitude de 2963m sans retenir la dénomination de la carte de Cassini.
  • En 1813, le cadastre de Laruns indique 4 sommets dénommés "Artouste". Le plus au sud correspondant à l'actuel Palas.
  • En 1816, Henri Reboul le nomme Pic d'Arrieugrand.
  • EnLe 17 juillet 1825, les Officiers Géodésiens Pierre Peytier et Paul-Michel Hossard réalisèrent par le nord et dans le brouillard la première ascension du sommet, en cherchant à monter au Balaïtous. Il y font élever une tourelle. Peytier adopte la dénomination de la carte Cassini, et le nomme Cuje-la-Palas sur la liste des points de second ordre visés.
  • En 1835, le cadastre d'Arrens indique un point de canevas situé à l'emplacement de l'actuel Palas, il est marqué "z" sur la carte et dénommé Momula, nom de la montagne (estive) versant est.
  • En 1851, Henri Saget, officier topographe fit le levé de la région pour l'établissement de la carte d'Etat-Major (1820-1866). Sur cette carte y est indiqué Cuje la Palas et Mourrous. [?]
  • En 1854, Vincent de Chausenque indique Pic Arrieugrand, observateurs Vidal et Reboul.
    En 1858, sur un panorama réalisé par Victor Petit intégré dans le guide Joanne, il est indiqué Arrieu-Grand ou Cujes-Las Palas.
  • En 1861, Avec l’essor du thermalisme, la commune des Eaux-Bonnes est crée par la réunion des communes d'Aas et Assouste, Aygues-Bounes étant le nom de la source thermale située sur le territoire d'Aas.
  • En 1869, Roger de Bouillé (dit "Jam") nomme ce sommet Cujala-Palas ou Mourous.
    En 1871, Robert Forster et le guide Jacques Orteig croyant faire la première ascension découvrent avec surprise la tourelle géodésique alors que les officiers géodésiens Pierre Peytier et Paul-Michel Hossard étaient tombés dans l'oubli total.
    En 1873, Roger de Bouillé (dit "Jam") précise "nom d'un des anciens propriétaires d'Assouste" et "Bercail de Palas".
    En 1879, Edouard Vallon indique dans l'annuaire du CAF Cuje de las Palas ou sommet d'Artouste.
    En 1880, Henri Brulle indique dans l'annuaire du CAF Pic Pallas (Pic Cuje la Palas ou Mourrous de l'Etat-major).
    Dès 1886, Roger de Bouillé (dit "Jam") adopte définitivement la dénomination Palas.
    En 1894, Franz Schrader nomme ce sommet Pic de Palas.
    En 1897, dans la liste des excursions réalisées dans le Bulletin Alpin [?] de janvier, Henri Ritter (surnommé "Piolet") nomme ce sommet Palas.
    En 1906, Le CAF construit le Refuge d'Arremoulit "permettant l'ascension du Pic de Palas".
    En 1907, Henri Beraldi écrit :
    • "Cujela-Palas est long, pas beau, prétentieux, ne disant rien à l'imagination française - peu intéressée à ce qu'est une cujela et une pala[?] - qui hésite, manipule le nom : Cuje-la Palas, Cujes-las-Palas, Cuje de Palas. Pas de succès; et Mourrous, c'est le four noir. Et malgré l’État-Major, voici Palas, un peu sec; puis définitivement Pallas : avec 2 l, comme la dame de pique".
  • En 1908, Edouard Vallon maintient Mourrous ou Cuje de Palas sur la Carte des Pyrénées comprenant les deux versants du Massif Central depuis la Navarre jusqu'à la vallée d'Aure
  • En 1908, Jacques et Robert Blanchet puis Georges Ledormeur en 1910 adoptent également le nom Palas.
    En 1913, George Cadier précise que le nom Palas proviendrait du nom de la cabane d'un berger du village de Souste [Assouste] en Ossau. Il indique également qu'un berger aragonais de Sallent le nomme Lantousta.
    En 1919, la Commission de Toponymie et de Topographie de la Fédération des Sociétés Pyrénéistes [Voir l'Avant-Propos] met en doute la relation avec une cabane de berger et considère qu'il faut l'appeler Mourou (ou Palas).
    En 1920, Pierre Soubiron l'orthographie Pallas avec 2 "L".
    En 1942, Louis Rouch indique :
    • "Cuje la Palas et aussi Pallas, Pic Cuje la Palas ou Mourrous. La forme la plus vraisemblable de ce nom de lieu controversé semble être Pic de Cuyélà-Palas, «pic de(=du) parc à bestiaux [de] Palas», Palas étant probablement le nom de quelque berger dont le parc était au pied du pic ... ".
    En 1949, Léon Maury retrace parfaitement l'évolution du nom de ce sommet mais argumente pour la dénomination Pic de Mourous.
  • En 1950, La carte d'Etat-Major indique encore Pic Cuje La Palas ou Mourrous.
  • En 1963, Robert Ollivier, dans son guide Pyrénées Occidentales II, reprend l'ortographe de Pierre Soubiron à savoir Pallas avec 2 "L"
  • En 1971, La carte IGN au 1/25000 indiquait Palas
  • En recherchant dans les archives de l’État civil de la commune d'Assouste disponibles (entre 1803 et 1893), on retrouve bien des traces de la famille Palas (avec un seul "L").

[Références]
PASSET Gavarnie,
Mont Perdu
  • La Brèche Passet est située sur la crête ouest du Marboré, entre la Crête des Druides et l'Arête Passet.
  • Vers 1847, le guide Laurent Passet (1810-1864) [?], père d'Henri et oncle de Célestin, découvrit ce passage menant au Glacier de la Cascade et à la source de celle-ci.
  • Vers 1850, il y mena M. Sérignan, receveur des douanes à Gavarnie.
  • Vers 1857, avec le guide Bastien Tenturier, il y mena Mme et M. Alluaud en poursuivant par les gradins du Cirque et non (comme le supposait initialement Henri Béraldi) par le Col de la Cascade dont la primeur revient à Henry Russell et son guide Célestin Passet en 1871.
  • En 1866, Emilien Frossard atteignit la source de la cascade de Gavarnie par cette brèche qu'il appela Brèche Passet.

[Références]
PASSET Gavarnie,
Mont Perdu
  • Le Boulevard Passet est située sur le flanc nord la crête ouest du Marboré, entre la Brèche Passet et le sommet.
  • En 1906, la première ascension du Marboré par cette crête a été réalisée par Henri Brulle et son fils Roger avec le guide Célestin Passet (1845-1917).
    Brulle indique "corniches faciles, grand couloir" il est donc assez certain qu'ils aient évité le fil de l'arête en empruntant la large corniche en versant nord, c'est à dire le Boulevard Passet et le Couloir d'Angle.
  • On peut donc à juste titre considérer que le nom du Boulevard Passet vient de cette première ascension (donc Célestin).
  • Par contre, Henri Brulle disant en 1906 "Arrête de la Brèche Passet", le nom de l'Arête Passet viendrait de la Brèche Passet (donc Laurent).

[Références]
PASSET Gavarnie,
Mont Perdu
  • L'Arête Passet est située sur la crête ouest du Marboré, entre la Brèche Passet et le sommet.
  • En 1906, la première ascension du Marboré par cette crête a été réalisée par Henri Brulle et son fils Roger avec le guide Célestin Passet.
    Brulle indique "corniches faciles, grand couloir" il est donc assez certain qu'ils aient évité le fil de l'arête en empruntant la large corniche en versant nord, c'est à dire le Boulevard Passet et le Couloir d'Angle.
  • Henri Brulle disant en 1906 "Arrête de la Brèche Passet", on peut donc à juste titre considérer que le nom du Boulevard Passet vient de cette première ascension (donc Célestin) et celui de l'arrête Passet vient de la Brèche Passet découverte par Laurent Passet (1810-1864).
  • En 1938, Robert Chevallier, Jean Mailly et Roger Mailly ont réalisé l'ascension intégrale de cette arête, probablement la première.

[Références]
PASSET Munia,
Robiñera
Il ne s'agit pas ici d'un vrai-faux anthropotoponyme.

  • Le Passet, indiqué "Eth Passet" sur la carte espagnole au 1/25000 Ordesa y Monte Perdido du PNO, est un passage rocheux (mur de 4 m environ) sur la voie normale de la Munia.
  • On pourrait penser que ce nom fait référence à Henri Passet mais "Eth passet" signifiant le petit passage, on relève dans la vallée de Gavarnie "Eth passet d'era espugna", "Eth passet d'era courba", "Eth passet det gradou", "Eth passet d'eras singlas". On relève également sur la carte Ordesa y Monte Perdido "Passet de Fornos" à la Estiba (Estive) au nord du Refuge de Pineta.
  • En 1864 le guide Henri Paget "Chapelle" (1812-1874) mena Charles Packe à la Munia par le Col de la Sède et les flancs des sommets orientaux du cirque de Troumouse. Ils suivirent très probablement un des deux itinéraires empruntés par les officiers géodésiens Pierre Eugène Félicien Peytier et Paul-Michel Hossard lorsqu'ils "campèrent" au sommet du Pic de Troumouse en 1825; L'autre itinéraire étant par le Port de Barroude.
  • En 1869, Henri Paget "Chapelle" mena Henry Russell à la Munia par un nouvel itinéraire, à savoir la face nord et la brèche appelée par la suite Col Paget-Chapelle. Ils n'ont pu que franchir "Le Passet" mais Henry Russell n'en fait pas mention.
  • En 1874, Henri Paget "Chapelle" mena Alphonse Lequeutre à la Munia par la "voie normale" de l'époque à savoir l'itinéraire de 1864.
  • En 1875, Le guide Henri Passet (1845-1920) accompagné du guide Pierre Pujo mena au sommet de la Munia Franz Schrader et Alphonse Lequeutre par "une pente verticale de rochers lisses" (Le Passet) et le Col de la Munia. Ils ne donnérent pas de nom à ce passage tout comme Georges Ledormeur pour qui ce n'était en 1928 qu'une "petite corniche taillée dans la paroi rocheuse"

[Références]
PASSET-PUJO Gavarnie,
Mont Perdu
  • La Brèche Passet-Pujo est située sur le Mallo Oscuro (Mallo Escuro) à une altitude d'environ 2350m dans le contrefort sud de la Punta de Las Ollas (Punta deras Solas) entre les deux itinéraires du GR-11.
  • Henri Passet (1845-1920) avait entendu parler d'un passage direct (certainement "El Itinérario Del Reino de Aragon") qui permettait d'aller de Torla à Bielsa en une journée.
  • En 1820, Etienne-Gabriel Arbanère était passé par le Passage Direct avec les guides Jean-Bernard Taulat "Rondou" fils, et Joseph (?).
  • En 1875, Franz Schrader et Alphonse Lequeutre, allèrent du Col de Niscle (Collado de Añiclo - Collata Añiclo) au Col Supérieur de Gaulis (Collado de Goriz - Collata Arrablo) avec Henri Passet et Pierre Pujo. Depuis la Mallata (bergerie) d'Alto où ils ne purent rencontrer les bergers pour s'informer, ils s'engagèrent sur la Faixa (Faja - Vire) Rincon, franchirent par des terrasses et une brèche le contrefort du Mallo Oscuro (Mallo Escuro). la découverte de cette br??che leur ayant fait quitter l'itinéraire qui passe au dessus et rejoint les bergeries (Las Mallatas) [?], ils descendirent et suivirent la Faixa Mallo Escuro sous le Mallo de Buessa puis traversèrent le Baranco Arrablo au fond du cirque.
  • Franz Schrader et Alphonse Lequeutre appelèrent cette brèche du nom de leurs guides.
  • Après 1875, Pierre Pujo y mena encore des clients (Ernest Dupuy) puis la Brèche Passet-Pujo et le Passage Direct tombèrent ensuite dans l'oubli.
  • En 1931, Jean Arlaud chercha la Brèche Passet-Pujo mais suivit une autre vire.
  • En 1995-1996, Silvio Trevisan trouva cette brèche mais son article "De la Brèche Passet-Pujo à l'Itinérario Del Reino de Aragon" tout comme la carte "Massif de Gavarnie et du Mont Perdu" de Franz Schrader ne permettent malheureusement pas de localisation précise.

[Références]
PEYTIER-HOSSARD Balaïtous
 
  • Le Cap Peytier-Hossard, l'Arête Peytier-Hossard, et la Brèche Peytier-Hossard sont situés au nord-est du Balaïtous.
  • Pour la compréhension des divers écrits de cette époque, il faut aussi se reporter à la "Carte de la région du Balaïtous et de Piedra-Fitta" d'Edouard Wallon insérée dans sont article "Le Balaïtous ou Mur-Muré" (In : Annuaire du Club Alpin Français 1874 - pp. 57-90).
    • L'actuel (Grand) Balaïtous était appelé par les bergers Marmuré.
    • L'actuel Cap Peytier-Hossard (nom donné ainsi par George Cadier) était appelé par les bergers Balaïtous et Henri Russell l'avait appelé Petit Balaïtous.
    • Le Pic Fachon était situé à l'extrémité NE de l'arête Fachon soit à la côte 2412.
    • Le sommet actuellement appelé Petit Balaïtous n'était pas nommé.
  • En 1825 après l'ascension du Pic de Palas par erreur puis 3 tentatives, lors de la campagne de triangulation de premier ordre, le capitaine géodésien Pierre Eugène Félicien Peytier (1793-1864), le lieutenant géodésien Paul-Michel Hossard (1797-1862) [?], Jean-Pierre Cousté (1798-1877) [?], chasseur d'Arrens servant de guide, réalisent la première ascension du Balaïtous. Ils campèrent au sommet et renouvelèrent l'opération l'année suivante. Il étaient accompagnés de porteurs et d'un domestique. Cette première ascension et les deux séjours au sommet restérent méconnus durant durant 39 ans et ses auteurs durant 73 ans.
  • Pierre Eugène Félicien Peytier, Paul-Michel Hossard et leurs guides (dont Jean-Pierre Cousté) auraient semble-t-il franchi le facile Col du Pabat et contouné l'éperon (appelé plus tard Eperon Rayssé). Ils seraient passées sur le flanc sud-est du Petit Balaïtous (futur Cap Peytier-Hossard) en évitant le Glacier de Las Néous par de larges corniches d'éboulis (futures Terrasses Gaspard-Sallette). Ils auraient remonté une cheminée pour atteindre une brèche (future Brèche Peytier-Hossard), emprunté une vire (future Vire Béraldi) dans le sens est-ouest pour terminer l'ascension par la diagonale nord-ouest.
  • En 1864 Charles Packe et le guide Jean-Pierre Gaspard croyant faire une première, découvrent au sommet au sommet du Balaïtous des débris de campement de leurs prédécesseurs.
  • On pensa qu'il s'agissait du Lieutenant-Colonel Jean-Baptiste Corabœuf en tant que chef de service pour les travaux de géodésie dans les Pyrénées entre 1825 et 1827 ou du capitaine topographe Henri Saget pour les travaux de cartographie entre 1848 et 1852. Par où étaient ils passés exactement ? Les pyrénéistes de l'époque cherchèrent à percer l'énigme.
  • En 1878, dans son ouvrage Souvenirs d'un Montagnard (1° édition), Henry Russell raconte ses recherches infructueuses mais indique un certain chasseur Coustet comme guide de Peytier et Hossard. Il nomme également Petit Balaïtous ce qui deviendra le Cap Peytier-Hossard.
  • En 1898, Henri Beraldi (1849-1931) exhuma les rapports de Peytier. Il en fit un important compte-rendu dans ses ouvrages.
  • En 1901, Henri Brulle, René d'Astorg et Célestin Passet cherchent et pensent avoir retrouvé l'itinéraire emprunté par les géodésiens et donnent à la brèche retrouvée le nom de Brèche Peyrier-Hossard.
  • En 1904, sans être au courant de cette découverte, George et Charles Cadier suivent sensiblement le même itinéraire et arrivent à la même conclusion qu'Henri Brulle, René d'Astorg et Célestin Passet. Ils donnent au petit Balaïtous le nom de Cap Peyrier-Hossard. Ils donnent également à la vire situé entre les Brèche (Peytier-Hossard et des Isards) le nom de Vire Béraldi.
  • En 1904, Henri Beraldi donne (dans le livre I de son ouvrage Cent ans aux Pyrénées) le nom de Arête Peyrier-Hossard [?] à la crête horizontale qui relie le Cap Peytier-Hossard à la Brèche Peyrier-Hossard.
  • En 1905, George et Edouard Cadier rencontrent le berger Lucien "Madelon" Cousté qui indique l'identité du guide de Peytier et Hossard à savoir son père Jean-Pierre Cousté. Cette information confirme celle recueillie par Henry Russell. En recoupant les informations fournies par Emile Rayssé, ils en déduisent que faisaient aussi partie de ces expéditions un certain Marcou et l'oncle maternel d'un certain Artigala.

[Références]
POLLUX Gavarnie,
Mont Perdu
Aller à CASTOR et POLLUX (Col des Astazous)
PUJO Gavarnie,
Mont Perdu
Aller à PASSET-PUJO (Brèche Passet-Pujo)
RABADA Gavarnie,
Mont Perdu
Aller à BAUDRIMONT (Mallo de Tormosa et de Punta Tormosa)
RAMOND Gavarnie,
Mont Perdu
  • Le Soum de Ramond ou Pico d'Añisclo est situé au sud-est du Monte Perdido. Avec celui-ci et le cylindre du Marboré, ils sont appelés Les Trois Sœurs (Tres Serols mais aussi Tres Serous, Tres Sorellas, Tres Sorores).
  • Le Glacier d'Arrablo ou Glacier d'Añisclo quasiment disparu et classé en réserve intégrale, situé entre le Monte Perdido et le Soum de Ramond a été aussi appelé Glacier de Ramond
  • En 1802, envoyés en reconnaissance par Louis Ramond de Carbonnière (1755-1828), les guides Grégoire Taulat "Rondou" (1751-1820) et Henry Laurens, passent le port de Pinède puis le lendemain, avec un jeune berger espagnol, atteignent le sommet du Mont-Perdu au plus court, en évitant le Col de Niscle. Ils rentrent par Le Plateau de Millaris et la Brèche de Roland.
    Quatre jours plus-tard, Louis Ramond de Carbonnière se fait conduire au Mont-Perdu par Henry Laurens et Pierre Palu en passant par le Port Neuf (Puerto de la Lera) de Pinède et Col de Niscle. Au sommet, Ramond fait divers relevés et dessine … le chacune des deux autres "sœurs" dont le futur Soum de Ramond. Ils rentrent par le Port Neuf de Pinède.
  • En 1872, Franz Schrader et Léonce Lourde-Rocheblave et Albert Lourde-Rocheblave sont au Pic Long. Ils apperçoivent les Trois Sœurs et son sommet sud qui pour Franz Schrader n'est jamais mentionné, il le baptise Soum de Ramond et descide alors d'explorer cette région à la suite de Louis Ramond de Carbonnière.
  • En 1877, à l'occasion de l'inauguration de l'abri du Mont-Perdu (situé à 2900m au SO du Cylindre), deux jeunes gens Albert Guyard (1846-1913) et Georges Devin (1848-1938) guidés par Célestin Passet et Henri Passet atteignent le Soum de Ramond et "soufflent" cette première à Henry Russell mené par Pierre Brioul.
  • En 1949, sur la carte espagnole n°146 "Bujaruelo" du Servicio Geográfico del Ejercito, il est indiqué : Sum de Ramond.
  • En 1997, sur la carte espagnole n°146-IV "Bujaruelo" de l'Instituto Geográfico Nacional, il est indiqué : Soum de Ramond o Pico de Añiclo.
  • En 2000, sur la carte espagnole "Ordessa y Monte Perdido" du Parque Nacional, il est indiqué : Pico Añiclo / Soum de Ramond.
  • En 2003, sur la carte française 1748-OT "Gavarnie, Luz-St-Sauveur" de l'Institut Géographique National, il est indiqué : Soum de Ramond.
  • En 2017, sur la carte espagnole "Valle de Ordesa, Monte Perdido" d'Editorial Alpina, il est indiqué : Pico de Añiclo o Soum de Ramond.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publie une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos].
    Le nom Soum de Ramond disparaît, n'est retenu que Pico d'Añisclo.

[Références]
RAMOND Gavarnie,
Mont Perdu
  • Le La Punta de las Olas est située au sud-ouest du Soum de Ramond.
  • En 1944, dans les textes de Henri Brulle "Ascensions Alpes Pyrénées et autres lieux" remaniés par Henri Béraldi et Jean Arlaud, il est écrit : "Ascension de la Tour de Gaulis et d'un pic sans nom, entre le Soum de Ramond et le Col de Niscle (dénommé depuis Tuc de Ramon ou Pointe de las Olas)". De qui est cette parenthèse ? Très certainemet d'Henri Béraldi ou Jean Arlaud.
  • Depuis, l'appellation Tuc de Ramon est totalement tombé dans l'oubli.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publie une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos].
    Punta de las Olas devient Punda deras Solas.

[Références]
RAMOUGNNéouvielle
 
Serait-ce un vrai-faux anthropotoponyme ? L'énigme n'est pas résolue à ce jour.
Merci de me contacter si vous avez de quelconques informations probantes ou concordantes à ce sujet.


  • La Pointe de Ramougn est situé sur l'arête Est du Pic du Néouvielle ou d'Aubert à la jonction de la Crête de Barris et de la Crête des Laquettes qui délimitent la Montagne des Laquettes descendant jusqu'au petit bassin lacustre des Laquettes.
  • En 1830, aux Procès-verbaux de délimitation entre les communes de Soulan et d'Aragnouet, ce sommet est appelé Pic de laslaquettes (Las Laquettes).
    En 1833 et 1834, les cadastres des communes de Soulan et d'Aragnouet nomme la Crête de laslaquettes (Las Laquettes) mais pas ce sommet.
  • La 1° ascension de cette pointe a été réalisée par François Michelier (1818-1892) ingénieur chargé des travaux du barrage d'Oredon (1869-1884). Il a écrit quelques articles dans les Bulletins de la Société Ramond mais il ne relate pas cette ascension. On n'en connaît donc pas la date.
  • En 1891, les guides Célestin Passet et François Bernat-Salles, Henri Brulle et Roger De Monts enchaînent le Turon du Néouvielle, le Pic des Trois Conseillers, le Néouvielle par l'arête sud puis ce sommet. Se croyant le premiers sur cette cime, ils découvrent avec déconvenue une bouteille contenant la carte de François Michelier.
  • En 1901, Aymar d'Arlot de Saint-Saud écrivait :
    • "De là, se dirigeant vers l'Est par une brèche, il [Henri Brulle] ascendit la tourelle de Las Laquettes (plus de 3.000 mèt.), que M. de Monts, qui était avec lui, appelle Pic de Ramougne, d'après des chasseurs, et que M. Michelier, ingénieur en chef des ponts et chaussées, avait gravie le premier."
  • En 1903, Henri Beraldi n'en fait que reprendre les dires de Roger De Monts concernant l'appellation de cette cime.
  • En 1907, Emile Belloc, sous le titre Déformations des noms de lieux pyrénéens, a écrit au sujet de cette pointe (qui aurait aussi été appelée Turon du Néouvielle) :
    • "L'unique cime portant, le nom de Turon-de-Nèoubieille (2) pour les habitants dé la Vallée d'Aure, - qui ont d'excellentes raisons pour s'y connaître, ce Pic étant entièrement situé sur leur territoire et en dehors de la crête séparative des eaux, - est un sommet pyramidal, très proche voisin du Pic de Nèoubieille qui se dresse au S.E. de ce Pic, sur la crête des Laquettes, ou de Hèches-Castet, entre le lac Dâoubert (Aubert) et celui du Cap-Long (Cap-de-Long) !
      Quant au Turon-de-Nèouvielle de la carte de l'État Major, designé en tête de la présente note, situé au S.S.0., et séparé du Pic-de-Nèoubieille, par une distance de 1 kilomètre environ, comblée par une crête granitique formidable, il vaudrait infiniment mieux le dénommer Turon-de-Bugarèt, nom sous lequel le désignent très logiquement les montagnards du pays d'Aure.
      (2) Le Turon-de-Nèoubielle, ci-dessus désigné, le seul auquel cette appellation puisse être logiquement attribuée, puisque seul il confine au Pic de Nèoubieille, est quelquefois dénommé faussement «Pic-de-Ramougne» (?) Quel fantaisiste anonyme l'a ainsi baptisé ? Personne ne le sait. Mais il est certain que ce «Pic-de-Ramougne» ne figure sur aucun acte public authentique et que les indigènes du pays d'Aure l'ignorent complètement.
      "
  • En 1909, la Commission de Toponymie et de Topographie de la Fédération des Sociétés Pyrénéistes valide la dénomination : Petit Turon de Nèu bielhe ou Pène det Cap de Castèt.
  • En 1947, sur la carte Nèu Biélhe de Léon Maury, cette pointe est indiquée Turoùn Pétit.
  • Depuis le milieu du XX° siècle, le "e" final étant muet, cette cime est couramment orthographié Ramougn par la très grande majorité des auteurs notamment Georges Ledormeur, Robert Ollivier, Jean-Louis Pérès, Patrice de Bellefon, Miguel Angulo, Pascal Ravier, Luis Alejos, Florian Jacqueminet ...
  • Etrangement, l'IGN écrit Ramougn sur certaines cartes et Ramoun sur d'autres en faisant disparaître le "g", et ce depuis au moins 1970. Pour quelle raison ?

Malgré la très maigre et unique information (Aymar d'Arlot de Saint-Saud) concernant la dénomination Ramougne, il est communément supposé qu'il s'agit d'un anthropotoponyme correspondant à Raymond, voire mais sans justification au nom d'un chasseur ou même mais sans aucune référence historique à Louis Ramond de Carbonnière (1755-1828).
Cependant, s'il s'agissait de Louis Ramond de Carbonnière il y aurait eu de toute évidences des recherches et écrits en ce sens, notamment de la part d'Henri Béraldi ou d'Emile Belloc qui n'auraient pas manqué de s'y intéresser. Ces textes manquent totalement y compris dans les Bulletins de la Société Ramond, les Bulletins Pyrénéens et les Annuaires du Club Alpin Français.
N'y aurait-il pas similitude toponymique avec la Vallée de Rémuñe et ses "satellites" éponymes que les français avaient orthographiés Ramougne ?

[Références]
RAMOUNNéouvielle
 
Aller à RAMOUGN
RAVIER Posets,
Eriste

Jean et Pierre Ravier ont désapprouvé que leur nom soit attribué à un sommet.
Voir GEMELO (Jumeau) (Picos de los Gemelos)
Voir Avant-propos.

[Références]

RIERA-ALCUBIERRE Pierre St Martin,
Lescun
  • L'Aiguille Riera-Alcubierre est située sur le versant est de la crête reliant la Petite Aiguille (Aiguille sud) d'Ansabère à la Grande Aiguille (Aiguille nord ou Aiguille Calame-Carrive) d'Ansabère situ??es au sud de la Table des Trois Rois.
  • En 1971, José-Ignacio Ariz et Gregorio Ariz en réalisèrent la première ascension.
  • Ils appelèrent cette pointe des noms de Ramon Riera et Manuel Alcubierre décédés peu de temps avant à la Piedraforca.

[Références]
ROI Pierre St Martin,
Lescun
Il s'agit ici d'un vrai-faux anthropotoponyme.

  • Le Trône du Roi est un sommet situé entre les villages de Sarrance et Lourdios. Cette appellation est une mauvaise interprétation phonétique de "Turon d'Aourey" (Butte ventée).
  • En 2014, la correction avait été apportée par l'IGN [1]. Mais sur le géoportail de 2018, l'appellation "Trône du Roi" est de nouveau indiquée. Pour quelle raison ?
  • Sans risque de se tromper, on peut considérer que d'autres toponymes identiques ont subi la même erreur (d'aourey écrit dou (du) Rey : La Montagne du Rey au SE de Louvie-Juzon, le Prat du Rey au SO de Ségus, etc.

[1] IGN_TroneRoi.jpg

[Références]
ROI Pierre St Martin,
Lescun

[Références]
RUSSELL Maladeta,
Vallibierna
  • Le Pico del Medio (Pic du Milieu) ou selon certaines cartes et récits Pointe Russell est situé à mi-distance entre les sommets de l'Aneto et de la Maladeta.
  • A l'origine, le Pic du Milieu ne désignait pas un pic en tant que tel mais la crête s'étendant du Col Maudit (appelé ainsi par Henry Russell le 7 juillet 1880) au Col du Milieu et présentant l'aspect d'une muraille basse. Les divers pitons qui la hérissent sont l'Aiguille Schmidt-Endell, le Pic Maudit [1], la Pointe d'Astorg, et la Cime orientale (devenue Pointe Russell puis Pic du Milieu).
  • Avant 1860, Toussaint Lézat et le guide Jean-Marie Redonnet "Michot" réalisèrent la première ascension de ce sommet par le versant sud. Cette ascension étant passée inaperçue, il avait été considéré que ce furent Henry Russell (1834-1909) et les guides Firmin Barrau et Célestin Passet qui l'auraient réalisée en 1881.
  • En 1882, apparaît le nom Pointe Russell.
  • En 1945, la Pointe Russell est indiquée sur la carte-esquisse au 1/50.000 de Léon Maury alors que sur la carte au 1/80.000 de Georges Ledormeur, il y est indiqué Pic du Milieu.
  • Actuellement, le nom Pointe Russell n'est plus usité.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Pico del Medio est remplacé par Tuca d'el Mich.

[1] Concernant l'appellation du Col maudit et son voisin le Pic Maudit, il y a trois récits parfois confondus :
  • "Te voilà donc, sommet maudit ! s'écrie Charles", le guide Charles Gouchan le 16 septembre 1871 aux abords du Pont de Mahomet, selon Stéphen Liegeard.
  • "Aussi, puisque le col qui le domine n'a pas encore de nom, infligeons lui, sans hésiter, celui de Col Maudit", selon Henri Russell le 7 juillet 1880.
  • "Maudit pic ! grogne quelqu'un. Le voilà baptisé", selon Louis Le Bondidier le 3 août 1905.

[Références]
RUSSELL Maladeta,
Vallibierna
  • Le Pico de Russell (Pic Russell) est situé à l'extrémité du chaînon sud-est de l'Aneto.
  • En 1865, Henry Russell (1834-1909) réalisa en solitaire la première ascension de ce sommet, il l'appela Petit Néthou.
  • En 1866, ce sommet est est indiquée Pic Russell sur la Carte des Monts Maudits 1/80.000 de Charles Packe.
  • En 1958, dans le guide Posets-Maladeta de André Armengaud et Agustin Jolis édité en espagnol par le Centro Excursionnista de Cataluña, ce sommet est nommé Pico Russell.
  • Par extension, une brèche et un glacier voisins sont appelés du nom d'Henry Russell de même que des sommets : Antecima SE (Antecime SE Russell) Punta Russell E (Pointe orientale Russell), Aguja SO Russell (Aiguille SO Russell), Punta de la Brecha (Pic de la Brèche Russell), Aguja S Russell (Aiguille S Russell).
  • En 1988, Juan Buyse appela ainsi ces différents sommets dans sa liste des trois mille.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina reprit ces appellations.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Pico Russell [1] est remplacé par Tuca d'el Cap de la Vall, Antecima SE [1] semble être remplacée par Cap de la Vall, Punta Russell oriental est remplacé par Cap de la Tratereta, Aguja SO Russell est remplacé par Agulla de la Solaneta, la Punta de la Brecha Russell, et l'Aguja S Russell ont échappé cette liste. [?]

[1] Un doute demeure sur le point culminant du Pic Russell (3207 m ou 3205 m selon les cartes et les écrits) et son antécime SE (3203, 3205 ou 3206 m selon les cartes et les écrits) dont les altitudes restent à vérifier. Pour tout arranger, le tableau de la carte validant "El Proyecto Tresmiles" leurs donnent la même altitude (3199 m) est les mêmes coordonnées (42º37'18.9"N ; 0º40'02.8"E).

[Références]
RUSSELL Maladeta,
Vallibierna
  • La Brecha de Russell (Brèche Russell) très marquée surplombant le Glacier des Salenques (Glacier de Russell) est située sur la crête joignant le Pic Margalide au Pic Russell. Son nom découle du Pic Russell voisin.
  • La Punta de la Brecha Russell (Pic de la Brèche Russell) est située juste au sud de cette brèche.
    Le geoportal espagnol indique par erreur la position de la Brecha de Russell au sud de la Punta de la Brecha et non au nord. Les cartes d'Editorial Alpina et de Miguel Angulo ne font pas cette erreur. Les positions du nord au sud sont Pic Margalide, Brèche Russell, Pointe de la Brèche Russell, Pic Russell.
  • En 1958, dans le guide Posets-Maladeta de André Armengaud et Agustin Jolis édité en espagnol par le Centro Excursionnista de Cataluña, cette brèche est nommé Brecha Russell.
  • En 1988, Juan Buyse appela ce sommet Pointe de la Brèche Russell dans sa liste des trois mille.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina indiqua pour ce sommet Punta de la Brecha.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Ce 3000 a échappé à cette liste.

[Références]
RUSSELL Maladeta,
Vallibierna
  • L'Estany de la Cap de la Vall ou Lac Russell est situé au pied du Pic Russell à son sud-est. [?]
  • En 1866, Charles Packe appela ce lac "Lac de Salenque" sur sa carte des "Monts Maudits".
  • En 1893, Emile Belloc a appelé du nom de Henry Russell (1834-1909) la zone lacustre située entre le Pic Russell et l'Estany de la Vall en l'appelant "Vall Russell".
  • En 1920, le Lac Russell est indiqué sur une carte intégrée au guide Soubiron.
  • Le Lac Russell est indiqué sur la carte des Pyrénées Centrales 1/20.000 de Franz Schrader (dressée en 1882-1892 et révisée en 1929-1932-1933 par Léon Maury).
  • En 1945, le Lac Russell est encore indiqué sur les cartes Maury et Ledormeur.
  • En 1958, dans le guide Posets-Maladeta de André Armengaud et Agustin Jolis édité en espagnol par le Centro Excursionnista de Cataluña, ce lac est nommé Estany Cap de la Vall et Estany Russell.
  • Actuellement, ce lac est appelé Estany de la Cap de la Vall sur les cartes espagnoles.

[Références]
SAINT-SAUD Bachimala,
Gourgs Blancs
  • Le Pic Saint-Saud est situé sur l'arête NO du Pic des Gourgs Blancs.
  • En 1885, Maurice Gourdon réalisa avec les guides Barthélemy "Nieou" Courrège et Rafaël Angusto la première ascension de ce sommet.
  • Aymar d'Arlot de Saint-Saud (1853-1951) surnommé "Le comte courant" [?] réalisait gracieusement des campagnes topographiques en collaboration avec le Service Géographique de l'Armée. En remerciement pour ses campagnes de 1905 et 1906 le Service Géographique de l'Armée appela du nom de Saint-Saud les trois pointes de la crête NO du Pic des Gourgs Blancs (entre la Pyramide de Pouchergues et le Pic Lourde-Rocheblave) alors qu'Aymar d'Arlot de Saint-Saud avait déjà appelé l'une d'elle Pic Camboué.
  • Finalement, le Pic Camboué retrouva son nom, les deux autres anonymes prirent le nom de Saint-Saud.
  • En 1952, lors de la révision des cartes, l'IGN (français) conserva la Pointe Saint-Saud au sud du Pic Camboué et repoussa le Pic Saint-Saud au sommet coté 3003 appelé par Aymar d'Arlot de Saint-Saud Pyramide de Pouchergues, nom que L'IGN déplaça plus au nord à la cote 2885.
  • Dans le guide Pyrénées centrales III de Robert Ollivier un croquis indique du nord au sud : Pyramide de Pouchergue, Pic Saint-Saud, Pic Camboué, Brèche Camboué, Pointe Saint-Saud, Pointe Lourde-Rocheblave.
  • Par la suite, le nom de Saint-Saud ne fut maintenu qu'au sommet coté 3003 où de toute évidence Aymar d'Arlot de Saint-Saud n'était jamais allé.

[Références]
SAYO Maladeta,
Vallibierna
  • Le Pico Sayo (Pic Sayo) ou Second Pic occidental de la Maladeta est situé au nord-ouest du Pic de la Maladeta.
  • Par extension, le col situé au sud-est porte parfois le nom de Col Sayo.
  • En 1877, Henry Russell réalisa avec le guide Célestin Passet la première ascension du Pic Cordier (nommé Pic nord-ouest par Russell) depuis le Col d'Albe. Son récit laisse penser qu'il avait réalisé la première ascension de ce sommet.
  • En 1911, Emilio Juncadella parcourut avec les guides venasquais José Sayo "Pepe", José Mir et José Delmas "Jotas" les sommets occidentaux de la Maladeta.
  • En 1916, José Sayo "Pepe", premier tenancier du refuge de la Rencluse, fut foudroyé à l'Aneto avec Adolf Blass. José Delmas "Jotas" organisa la récupération des corps.
  • En 1985, Feliu Izard appela ce sommet du nom de José Sayo dans sa liste des Trois Mille.
  • En 1988, Juan Buyse appela ce pic du nom de Sayo dans sa liste des trois mille.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina indiqua pour ce sommet Pico Sayo.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Pico Sayo est remplacé par Tuca de Sayo.

[Références]
SCHMIDT-ENDELL Maladeta,
Vallibierna
  • L'Aguja Schmidt-Endell (Aiguille Schmidt-Endell) est située au nord-ouest et très proche du Pic Maudit à mi-distance entre les sommets de l'Aneto et de la Maladeta.
  • A l'origine, le Pic du Milieu ne désignait pas un pic en tant que tel mais la crête s'étendant du Col Maudit (appelé ainsi par Henry Russell le 7 juillet 1880) au Col du Milieu et se présentant sous l'aspect d'une muraille basse. Les divers pitons qui la hérissent sont le Gendarme Schmidt-Endell, le Pic Maudit [1], la Pointe d'Astorg, et la Cime orientale (devenue Pointe Russell puis Pic du Milieu).
  • En 1908, les allemands Hans Schmidt et Kurt Endell réalisèrent la première traversée intégrale de la crête du Milieu.
  • Le nom Schmidt-Hendel fut attribué à ce gendarme.
  • En 1988, Juan Buyse ce cita pas cette aiguille dans sa liste des trois mille.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina n'indiqua rien pour ce sommet.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Ce 3000 a échappé à cette liste.

[1] Concernant l'appellation du Col maudit et son voisin le Pic Maudit, il y a trois récits parfois confondus :
  • "Te voilà donc, sommet maudit ! s'écrie Charles", le guide Charles Gouchan le 16 septembre 1871 aux abords du Pont de Mahomet, selon Stéphen Liegeard.
  • "Aussi, puisque le col qui le domine n'a pas encore de nom, infligeons lui, sans hésiter, celui de Col Maudit", selon Henri Russell le 7 juillet 1880.
  • "Maudit pic ! grogne quelqu'un. Le voilà baptisé", selon Louis Le Bondidier le 3 août 1905.

[Références]
SCHRADER Bachimala,
Gourgs Blancs
  • Le Pic Schrader ou Grand Batchimale - Gran Bachimala o Pico Schrader est le point culminant du massif du Batchimale (Batch mala) dominant les vallées du Louron (en France) et de Gistain (en Espagne).
  • En 1779-1781, La carte Cassini indique deux montagnes de Batchimale, l'une semblant correspondre à l'actuel Petit Batchimale, l'autre au Grand Batchimale. Le Pic de l'Abeillé et le Pic de Pétard (Pic Pétar actuel) y sont également indiqués mais situés de façon très imprécise.
    Pic Petar [1] déformé dès la carte Cassini en Pétard fut pendant près d'un siècle le nom donné à l'actuel Grand Batchimale qui fut même de façon étrange surnommé par Schrader "Pic Tonnerre" !
  • En 1820-1866, La carte de l'état-major indique le Pic de Batchimale à la place du Pic de l'Abeillé (qui n'est pas indiqué) sur la frontière avec l'Espagne et sur la limite communale entre les deux communes. Elle ne nomme pas le Grand Batchimale bien qu'il soit représenté et situé en Espagne et non sur la frontière. Elle indique Montagne de Pétai pour le Pic Pétar actuel.
  • En 1832, Les indications des plans cadastraux de Loudenvielle et de Génos sont similaires à celles la carte d’État Major. Celui de Loudenviellle indique le Pic Pétar à son emplacement actuel sans le "d" final.
  • En 1878, deux ans après son ascension incertaine pour cause de brouillard avec Antonin Lacotte-Minard et C. de Champsavin, le guide Henri Passet (1845-1920) mène au sommet Franz Schrader (1844-1924) accompagnés d'un porteur chargé du matériel topographique. Franz Schrader considère ce sommet au sud de la frontière.
  • En 1909, aidé par Georges Ledormeur qui alla sur le terrain, Aymar d'Arlot de Saint Saud confirma les constatations de Franz Schrader à savoir que ce sommet était bien en Espagne, et ce malgré les avis contraires d'Henry Russell, George Cadier et Maurice Gourdon. Il proposa d'appeler ce sommet Pic Schrader et la pointe située sur la frontière au nord de celui-ci Pointe Ledormeur.
  • Durant de nombreuses années, bien que la frontière française ait suivi son tracé actuel, la frontière espagnole divergeait depuis la Pointe Ledormeur par le Gran Bachimala, et la Punta d'el Sabre jusqu'au Puerto de Bachimala (Port d'Aygues Tortes qui fut aussi appelé Port d'Aygues Cruses et Port de Clarabide). Il en résultait un "triangle apatride", "territoire libre".
  • En 1950, la carte IGN correspond à la carte actuelle avec le double nom "Schrader ou Grand Batchimale". La Pointe Ledormeur y est indiquée.
  • En 2000, le "territoire libre", "triangle apatride" est encore visible sur les cartes Editorial Alpina alors que la carte de l'IGN espagnol est concordante avec celle de l'IGN français. Ces trois cartes indiquent cependant le double nom Grand Batchimale et Pic Schrader.
  • Versant espagnol, le nom Pico Schrader a été indiqué dans les listes de 3000 de Juan María Feliú (1976 et 1978), Joan García (1983), Feliu Izard (1985), Juan Buyse (1988) ainsi que sur les cartes d'Editorial Alpina et de l'IGN Espagnol (147-IV).
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publie une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos].
    Le nom de Schrader disparaît, Gran Bachimala o Pico Schrader est remplacé par Punta de Bachimala.

[1] Petar comme Petere, Peterneille est d'origine vasconne (pittarr, petarr, petarro, petarrè) attribués à mes monts rocheux.

[Références]
SEROL 
Sœur
Gavarnie,
Mont Perdu
  • L'ensemble des trois sommets que sont Le Cylindre du Marboré, le Mont Perdu et le Soum de Ramond sont appelés selon les cartes, listes et écrits : les Trois Sœurs, Tres Serols (aragonais) ou Tres Sorores (latin), voire Tres Serous (gascon) et même Tres Sorellas (!).
    Tres Hermanas (espagnol castillan) n'a apparament pas été utilisé sauf par Henry Russell et Franz Schrader.
  • A la fin du XVIIe siècle, l'ingénieur géographe et cartographe français Hubert Jaillot [?] écrivait : Les Trois Sœurs.
  • En 1792, l'officier géodésien espagnol Vicente de Heredia [?] écrivait : Las Tres Sorores.
  • En 1874, sur la carte au 1/40.000 "Mont-Perdu et de la Région Calcaire des Pyrénées Centrales" de Franz Schrader il était indiqué : Las Tres Sorellas.
  • En 1910, Voici ce qu'écrivait Henri Beraldi dans le Bulletin Pyrénéen.
    • "Et il [Heredia] a aussi un «signal de las Tres Sorores». Et d'après les coordonnées, et en français, c'est le signal du Mont-Perdu. A quel point précis ce «signal», et consistant en quoi ? Problème capital, lancinant - et insoluble. Du moins par Paris.
      Maigre compensation : un petit problème accessoire, toponymique, se résout au passage. Le nom espagnol des trois monts considérés réunis : Cylindre, Mont-Perdu, Soum de Ramond ? A la fin du XVIIe siècle Hubert Jaillot disait sur sa carte en français : Les Trois Sœurs. Les Français, au XIX°, ont aimé dire Tres Sorellas, Le nom espagnol devait être Tres Hermanas, mais on ne le trouve pas dans les textes. Et voici que Tres Sorores a été absolument rebuté par des pyrénéistes français castillanisants, comme mot latin inadmissible, à remplacer par Tres Serous. Mais ceci est patois : Tres Serous, c'est ainsi que Piqué appelle le triple pic d'Ossau. Tandis que Soror, contracté Sor, n'est pas entièrement absent du dictionnaire espagnol ; peu usité, il est vrai : appellation entre religieuses. Et voici las Tres Sorores en 1792, écrit de la main de Heredia. Et las Tres Sorores est maintenant sur les plus récentes cartes espagnoles. Ainsi nos Trois Sœurs seraient à proprement parler les Trois Religieuses ?
      "
  • En 1949, sur la carte espagnole n°146 "Bujaruelo" du Servicio Geográfico del Ejercito, il est indiqué : Las Tres Sorores.
  • En 1997, sur la carte espagnole n°146-IV "Bujaruelo" de l'Instituto Geográfico Nacional, il est indiqué : Macizo de Las Tres Sorores.
  • En 2000, sur la carte espagnole "Ordessa y Monte Perdido" du Parque Nacional, il est indiqué : Macizo de Tres Serols.
  • En 2003, sur la carte française 1748-OT "Gavarnie, Luz-St-Sauveur" de l'Institut Géographique National, il est indiqué : Las Tres Sorores.
  • En 2017, sur la carte espagnole "Valle de Ordesa, Monte Perdido" d'Editorial Alpina, il est indiqué : Las Tres Serols.
  • Actuellement en 2019, sur la carte du Carte du Geospatial Portal SignA, il est indiqué : Macizo de Las Tres Sorores.

[Références]
SOROR 
Sœur
Gavarnie,
Mont Perdu
Aller à SEROL (Tres Serols, Tres Sorores, Trois Sœurs)
SŒUR Gavarnie,
Mont Perdu
Aller à SEROL (Tres Serols, Tres Sorores, Trois Sœurs)
SOUBIRON Maladeta,
Vallibierna
  • Le Pico Soubiron (Pic Soubiron) est situé à l'est de la Tuca de Anglios et séparé de celle-ci par un col appelé par extension Soubiron. Sur les anciennes cartes françaises (Schrader, Maury, Ledormeur,), il est situé à son emplacement d'origine à savoir la Tuca de Anglios.
  • En 1908, Emili Juncadella et le guide Jean Haurillon "Jean Danse"(1878-1964) réalisèrent la première ascensions "touristique" connue de ce probable poste de chasse.
  • En 1920, Jean Arlaud et Henri Sabadie gravirent ce sommet croyant en être les premiers ascensionnistes.
  • Jean Arlaud proposa à la commission de toponymie franco-espagnole de donner le nom de Pierre Soubiron (1860-1934) à ce sommet. Il y eut le 3 août 1922 une cérémonie de baptême au sommet même.
  • Mais la suite fut une autre histoire, les relations entre Jean Arlaud et Pierre Soubiron vont se dégrader à tel point que Jean Arlaud tenta mesquinement de "déplacer" le Pic Soubiron.
  • Entre 1929 et 1933, Le Pic Soubiron est indiqué sur la carte des Pyrénées Centrales 1/20.000 de Franz Schrader (dressée en 1882-1892 et révisée en 1929-1932-1933 par Léon Maury) à l'emplacement de l'actuel Tuca de Anglios
  • En 1945, le Pic Soubiron est encore indiqué sur les cartes Maury et Ledormeur à l'emplacement de l'actuel Tuca de Anglios.
  • En 1958, dans le guide Posets-Maladeta de André Armengaud et Agustin Jolis édité en espagnol par le Centro Excursionnista de Cataluña, ce sommet nommé Pico Soubiron (Anglios superior) est maintenu à l'est de l'actuel Tuca d'Anglios.

[Références]
SOURIAC Vignemale

Aller à ARLAUD-SOURIAC (Couloir Arlaud-Souriac)
SWAN Gavarnie,
Mont Perdu
  • Le Couloir Swan est situé dans la face nord des Pics d'Astazou Il aboutit au col entre ces deux sommets appelé Col Swan.
  • En 1885, l'anglais F. E. L. Swan fit avec le guide Henri Passet la première ascension de ce couloir pour atteindre le sommet du Grand Astazou.
  • En 1886, F. E. L. Swan fit le récit de son ascension dans l'Annuaire du Club Alpin Français 1885.
  • L'énigmatique F. E. L. Swan n'est autre que Francis Edward Lister Swan (1864-1930) [1]
  • Le nom "Couloir Swan" est indiqué dans un récit d'Henri Brulle datant de 1888. les textes le Henri Brulle ont cependant été remaniés par Henri Béraldi et Jean Arlaud.
  • En 1920, dans son guide Pierre Soubiron attribue le nom Col Swan au col situé entre le Grand Astazou et le Petit Astazou, par contre il indique le "Couloir nord" et non le "Couloir Swan".

[1] Né en 1864 dans le Lincolnshire, membre du Club Alpin Français (Section de Paris en 1882) et de l'Alpine Club, nommé lieutenant au 16° Lancers en 1884, transféré la même année au 19° (Princess of Wales Own) Hussars, ayant quitté l'armée en 1890, marié dans le Middlesex en 1892, décédé le 11 avril 1930 dans le Surrey. Un sommet du massif des Ecrins porte également son nom, la Pointe Swan (3294 m) qu'il a gravi avec le guide Pierre Gaspard et dont le nom a été donné par William Auguste Coolidge et Félix Perrin.

[Références]
TCHIHATCHEFF Maladeta,
Vallibierna
  • L'Aiguille Centrale de Llosas ou Aguja Tchihatcheff (Aiguille Tchihatcheff) est située au sud-ouest du Pic d'Aneto.
  • En 1913, Henri Brulle, son fils Roger Brulle et le guide Germain Castagné réalisèrent la première ascension de l'Aiguille Centrale de Llosas.
  • En 1914, Louis Le Bondidier proposa d'appeler ce sommet du nom Platon de Tchihatcheff (1802-1892) qui fit le 20 juillet 1842 la première ascension du Pic d'Aneto. [Voir Pont de Mahomet]
  • En 1945, le nom Aiguille Centrale de Llosas est encore indiqué sur la cartes Maury au 1/50.000.
  • En 1958, dans le guide Posets-Maladeta de André Armengaud et Agustin Jolis édité en espagnol par le Centro Excursionnista de Cataluña, ce sommet est nommé Aguja central o Tchihatcheff.
  • En 1988, Juan Buyse appela ce pic du nom de Tchihatcheff dans sa liste des trois mille.
  • Par la suite, la carte Editorial Alpina indiqua pour ce sommet Aguja Tchihatcheff.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Aguja Tchihatcheff est remplacé par Forqueta de Llosàs / Agulla de Tchihatcheff.

[Références]
TREY Pierre St Martin,
Lescun
Aller à BELLOCQ-CAZANAVE-TREY (Couloir Bellocq-Cazanave-Trey)
TOURRELENéouvielle
 
Aller à CHAUSENQUE (Brèche de Chausenque).
USSEL Balaïtous
 
  • L'Aiguille d'Ussel (Aguja de Ussel) est située sur la Crête frontière de Costérillou (crête est du Balaïtous) entre le Pic central de Costerrillou et la Tour Cadier.
  • En 1908, Jean d'Ussel (1874-1914) avec les guides Germain Castagné, Soubie, Lartigue en réalisèrent la première ascension connue.
    On peut supposer que des chasseurs s'y étaient déjà aventurés. En effet en 1880 l'un deux, le guide Michel Glère montre sur cette crête un de ses postes en menant au Balaïtous le capitaine Passement, le lieutenant Rousseau et le brigadier des douanes Estoup. D'ailleurs, un peu plus en aval, la Demeure Soulé à la jonction de la Crête du Diable et de la crête de Costerrillou, n'était autre qu'un poste de chasse.
  • Peu de temps après, George Cadier, en découvrant le cairn laissé par leurs prédécesseurs, baptisa cette aiguille du nom de Jean d'Ussel.
  • En 2017, le Gouvernement d'Aragon publia une carte validant "El Proyecto Tresmiles" [Voir l'Avant-Propos]. Aguja de Ussel est remplacé par Agulla d'Ussel.

[Références]
VETERAN Posets,
Eriste
Aller à GEMELO (Los Gemelos, Les Jumeaux)
WALLON Aspe,
Bisaurin
  • La El Paso de Napazal ou Brèche Wallon est situé entre la Punta de la Llana de la Garganta (ou Pico d'a Llena d'a Garganta) et la Punta de la Llana del Bozo (ou Pico d'a llena d'o Bozo) à l'ouest du Pic d'Aspe.
  • En 1865, ce col gravi par Edouard Wallon (1821-1895) "Le Père Wallon" est indiqué sur sa carte simplement "Brèche" et reste anonyme.
  • En 1903, George Cadier l'appela du nom de Edouard Wallon.

[Références]
WILSON Estaing,
Barbat
  • Le Pic Wilson, antérieurement appelé Rocher de Cohe est situé au NNE du Moun Né (Monné) de Cauterets.
  • Il ne s'agit en aucun cas du nom d'un pyrénéiste.
  • En 1918, la station thermale de Cauterets reçut des permissionnaires du corps expéditionnaire américain en tant que station climatique et de convalescence.
  • Le conseil municipal de Cauterets décida de baptiser la Place des Œufs ainsi que ce sommet du nom du président des États Unis, Thomas Woodrow Wilson (1856-1924).
  • Le 30 janvier 1919, douze soldats américains menés par Alphonse Meillon célébrèrent l’événement au sommet.

[Références]
YEOUS Pic du Midi,
Montaigu
  • Les Pics Yéous sont situés au nord-ouest du Soum de Léviste. Ils sont appelés également Pics deths Tres Gahus, Pics des Trois Hiboux.
  • N'en déplaise aux tenants de la mythologie et des légendes, ni le maître de l'Olympe ni aucun géant n'y a demeuré.
  • George Sand enchantée par les lieux s'en inspira pour publier en 1873 un conte romanesque et fantastique "Le Géant Yéous".
  • Bien que George Sand à la suite de quelques "érudits" du XIX° siècle rattachaient ce nom à Zeus et qu'Alphonse Meillon pensait à un hydronyme, les toponymistes actuels s'accordent à donner le sureau yèble (sambucus ebulus) comme origine latine et gasconne.

[Références]

Profil de la traversée
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